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Nord-Sud N° 2275 du 1/2/2013

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Conflit de compétences, Frci dans les rues… : Tout change à la mi-février
Publié le samedi 2 fevrier 2013  |  Nord-Sud




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Le secrétaire général du Conseil national de sécurité (Cns), Alain-Richard Donwahi, a soutenu hier devant la presse que des dispositions sont en cours pour assainir le secteur de la sécurité en Côte d’Ivoire.

Militaires jouant les vigiles devant les magasins, treillis bigarrés, conflit de compétence entre forces de sécurité… Ces « anomalies » seront bientôt un mauvais souvenir, à en croire Alain-Richard Donwahi, le secrétaire général du Conseil national de sécurité (Cns). « Les dispositions qui ont été prises par le Conseil national de sécurité vont permettre de clarifier le rôle de chaque force de sécurité à l’intérieur de la ville d’Abidjan, dans un premier temps et après s’étendre vers l’intérieur du pays. Les anomalies que vous avez constatées (treillis bigarrés, conflit de compétence, ndlr) l’ont été aussi par le Conseil et des mesures sont en train d’être prises pour au fur et à mesure corriger cela. Nous pensons que les résultats seront visibles à partir de la mi-février sur le terrain », a-t-il promis hier, lors d’un petit déjeuner de presse à l’hôtel Ivotel, au Plateau. Tout en se réjouissant qu’il y ait des améliorations, notamment dans le port de l’uniforme militaire, l’orateur a laissé espérer que des actions seront menées afin que ces tenues soient portées uniquement dans les zones de combat. Le secrétaire général du Cns a obervé que les dix ans de crise que le pays a connus ont destructuré les forces de sécurité. Une situation, a-t-il indiqué, aggravée par la crise postélectorale. Il a argué que c’est pour résoudre le problème que l’Etat a entrepris la réforme du secteur de sécurité. Il a soutenu que cela met à contribution toutes les structures et institutions concernées par la sécurité de façon générale et l’armée en particulier. Poursuivant, M. Donwahi a révélé que le document stratégique de la réforme contient cent-six propositions regroupées en six piliers dont la sécurité nationale, la reconstruction post-crise, le contrôle démocratique, la gouvernance économique (agriculture, environnement, santé…). Aussi a-t-il précisé que le rôle du Cns est de suivre la mise en œuvre de ces chantiers. Le but final, a confié l’ex président de l’Africa Sports, est d’avoir une armée professionnelle, avec des hommes bien formés, qui connaissent leur travail et ne sont pas une menace pour la population.

Lenteurs dans le processus.

De son avis, il ne faut pas y voir un acte prémédité par des gens qui chercheraient à tirer profit d’une éventuelle manne liée au programme. « Je ne crois pas que ce soit un business juteux dans lequel des gens cherchent à s’enrichir. Il est évident qu’il y a une question d’argent, parce qu’on ne fait pas la sécurité sans argent. Mais la réforme de la sécurité est un long processus », a-t-il argumenté. Il a soutenu que les travaux de la réforme s’inscrivent dans une logique d’urgence, de court terme, de moyen terme et de long terme. Si certains résultats sont donc déjà visibles, à l’en croire, d’autres ne le seront que dans plusieurs, voire une dizaine d’années.

Militaires en exil

M. Donwahi a assuré que des dispositions sont prises par les autorités compétentes pour faciliter le retour des soldats en exil. « Il est évident qu’il y en a qui ne veulent pas revenir, parce qu’ils n’ont pas compris que la Côte d’Ivoire ne doit pas rester en belligérance. Et que s’il y a des problèmes, ils doivent se résoudre par le dialogue », a-t-il argué, relevant que plusieurs militaires sont déjà rentrés d’exil avec ou sans battage. Le secrétaire du Cns a précisé que la réforme ne se limite pas à l’armée et à la police, mais prend en compte des secteurs comme l’environnement, la santé… Des domaines dont l’amélioration pourrait, a-t-il estimé, contribuer à régler rapidement les problèmes des forces de sécurité.
Bamba K. Inza

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