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L’Inter N° 4404 du 7/2/2013

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Mali/Après un mois de guerre, pourquoi la France veut déjà partir ?
Publié le jeudi 7 fevrier 2013  |  L’Inter


Crise
© Autre presse par DR
Crise malienne : Lancement de l`opération Serval, opération militaire en appui aux forces armées maliennes
L`armée française au mali


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En déclenchant l'opération «Serval» le 11 janvier dernier contre les islamistes du Nord Mali, la France avait prévenu qu'elle ne durera pas, mais restera tout de même dans ce pays le temps qu'il faudra. Mais depuis le mardi 5 janvier, l'éventualité d'un départ début mars est évoqué. Les raisons.

La France n'a pas lésiné sur les moyens pour venir à bout le plus rapidement possible des islamistes qui occupent les grandes villes du Nord du Mali. Un mois, après le début de l'offensive, l'ex- puissance coloniale a déployé au total 4000 soldats sur le sol malien. Autant d'hommes qu'elle a envoyés en Afghanistan en 2010 au plus fort de la guerre contre les Talibans. L'arsenal déployé sur le terrain est aussi impressionnant. Mirages F1 et 2000, bombardiers Rafales, hélicoptères, Transall, constituent essentiellement la force de frappe de l'armée de l'air. Quant aux troupes au sol, leur équipement composé de blindés, de chars et de véhicules de transport de troupes, est venu des bases françaises de la sous région. Grâce à cette «armada», la France a pu réussir sa «blietz krieg», (guerre-éclair). Deux semaines à peine ont suffi pour repousser les assaillants enturbannés dans les grottes du massif des Ifoghas, leur repaire vers la frontière algérienne. Konna, Sévaré, Gao, Tombouctou, Kidal et d'autres localités libérées, la campagne des forces françaises au Mali semble terminée. Dans chacune de ces villes reprises aux islamistes, ce sont les soldats de l'armée malienne appuyés de leurs homologues de la sous-région qui font le reste du boulot, à savoir le ratissage d'éventuelles poches de résistance. C'est dans ces combats au sol, que la France ne veut visiblement pas engager ses hommes au risque d'en perdre beaucoup.

Eviter un enlisement dans les combats au sol

A Kidal, Ménaka et Aguelhok, les trois villes à proximité de la frontière algérienne, ce sont les militaires tchadiens qui sont positionnés. A leurs côtés, on retrouve les combattants touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA). Les indépendantistes qui sont à l'origine de cette occupation du Nord Mali par les islamistes, ont été entre temps évincés de ces villes par ces «affreux» d'Ansar dine et du Mujao dont ils avaient sollicité l'expertise pour investir le Nord. Habitués à la guerre des dunes comme les Tchadiens, ils ont tous deux pour mission de protéger cette région qui jouxte la zone où se terre actuellement ce qui reste des combattants islamistes. Il est certain que de leur tanière du massif montagneux, ces derniers vont mener une véritable guérilla qui mettra sérieusement en difficulté les forces coalisées. Les intenses bombardements de l'aviation française sur cette région, vise à affaiblir suffisamment les jihadistes. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé que les patrouilles franco-maliennes se sont heurté le mardi 5 janvier à des groupes jihadistes résiduels à Gao. Deux éléments semblent justifier le retour au bercail des Français. Il y a d'un côté la morphologie très accidentée de la région, redoutable piège à l'instar de la vallée de la Kapisa en Afghanistan, très meurtrière pour les soldats de l'Hexagone. De l'autre, il y a le facteur climatique. C'est en mars, le mois choisi pour le début du retour des troupes françaises, que commencent les pluies au Sahel. Cette saison risque de gêner considérablement l'opération Serval aussi bien au sol que dans les airs. Mieux vaut donc partir avant le début de l'hivernage. D'ici là, le reste des 3000 soldats africains sur les 7000 annoncés, sera déjà opérationnel pour continuer le travail.

Charles d'Almeida

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