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Le Temps N° 2821 du 7/2/2013

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Art visuel / vernissage : Cheikh N’diaye nous plonge dans le quotidien de l’Africain moyen
Publié le jeudi 7 fevrier 2013  |  Le Temps




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Live.ci - 31/1/2013


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L’artiste peintre Cheikh N’diaye est en attraction à la galerie Cécile Fakhoury, depuis le vendredi 1er février et ce, jusqu’au 16 mars 2013. Il expose son œuvre qui se veut un véritable témoignage du quotidien de l’africain moyen. «Moteur Bamako», «Garage Mécanique», «Cinéma Aboussouan», «Cinéma Abidjan» sont, entre autres, les toiles qui sont exposés. Les cinémas que documente Cheikh Ndiaye sont des dispositifs spéculaires. Cette architecture est à la fois projection de la modernité africaine et son miroir. Les bâtiments, souvent marqués par le style international, constituent une rupture radicale d’avec le style colonial. Même si leur état de dégradation actuelle fait penser à une désillusion, l’objectif ici est de les présenter comme des habitus. Ses tableaux, par exemple, sont des étranges contenants qui, malgré leur réalisme apparent, laissent le spectateur dans l’incertitude. Ainsi avec son œuvre intitulé ‘’Red refresh’, Cheikh N’diaye porte un regard singulier sur le secteur de l’informel. Qui pour lui n’est pas un simple secteur socio-économique de survie, mais la base de toute pratique artistique. Avec «Red Refresh», le spectateur est invité à lire les journaux sur les vitres de la voiture. L’artiste y prend la posture des bricoleurs. Tout en essayant de réparer la société. Alors que l’on casse des voitures, pour manifester son mécontentement, Cheikh N’diaye les répare et les pare de journaux dont les titres évoquent des problématiques sociales, économiques, ou politiques. Il regarde les choses d’une manière filmique. En procédant par la focalisation, le zoom (par exemple dans le tableau Aboussouan cinéma et son détail) mais aussi par le cadrage avec des hors champs pour les peintures «Penc Mi Dakar» ou «Royal Aboussouan». Certaines d’entre elles peuvent être regardées comme des plans-séquences avec plusieurs scènes cumulées. Les dispositifs entourant ses personnages rappellent des écrans qui présentent un travail ordinaire. Il s’agit ici de montrer que la vie se passe aux alentours du cinéma. Où l’observation des gestes des mains ouvrantes est de mise.

Marlène Sih Kah

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