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Le Temps N° 2822 du 8/2/2013

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5e jour de grève dans l’éduction nationale : La mauvaise foi du gouvernement
Publié le vendredi 8 fevrier 2013  |  Le Temps




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Sata Coulibaly a travaillé toute sa vie au Conseil économique et social (Ces) depuis les années 1970 jusqu’à l’avènement de Marcel Zadi Kessi à la tête de cette institution. Dans cet entretien, elle dénonce l’injustice dont elle est victime, parce qu’autrefois taxée de pro-Gbagbo, et appelle le président Ouattara au secours. Avec elle, plus de 80 personnes sont dans cette situation d’injustice.

Coulibaly Sata, quel mal le Conseil économique et social vous a-t-il fait, au point que vous criiez à l’injustice ?

J’étais admise à faire valoir mes droits à la retraite, puis rappelée par une décision administrative d’engagement pour une durée indéterminée. J’ai donc travaillé jusqu’à l’arrivée de Zadi Kessi qui m’a renvoyée abusivement. Je réclame maintenant mes droits qui flottent entre 2005 et 2011. M. Zadi m’a dit que j’étais sanctionnée entre- temps, donc il a pris en compte cette sanction. Or, dans les faits, cette sanction qui date de 1988 ne peut annuler ma décision d’engagement, parce que cette dernière n’a jamais été rapportée. C’est dire que la sanction évoquée n’a jamais existé. C’est fort de cela que je réclame au Ces qu’il me paye mon dû qui couvre la période litigieuse. Mais contre toute attente, M. Zadi fait virer sur mon compte 618.000 Fcfa dont je ne comprends pas la justification. Je suis allée au tribunal du travail pour en avoir le cœur net. Ce tribunal a convoqué le Ces qui n’y a jamais mis les pieds. Alors l’Inspection du travail a fait son travail et a condamné le Conseil économique et social pour non déclaration à la Cnps, non délivrance d’un certificat de travail, etc. Mais depuis ce temps, rien ne bouge. Mon dossier est dans les tiroirs. C’est pourquoi, j’appelle le Président Ouattara au secours.

Pourquoi appelez-vous au secours le chef de l’Etat alors que votre affaire est devant la justice ?
Je l’appelle au secours parce qu’il est le Président de tous les Ivoiriens. Il dit qu’il veut faire de la Côte d’Ivoire un Etat de droit. Or celui qu’il a nommé au Conseil économique et social en fait à sa tête. Zadi Kessi m’a jetée à la rue au mépris des règles élémentaires en la matière. C’est inadmissible ! Je crois que le président Ouattara n’est pas informé de cette injustice, c’est pourquoi, je le tiens informé. Zadi Kessi dont on dit qu’il est le meilleur manager en matière de bien-être des populations, conduit à la mort de nombreuses personnes abusivement licenciées. Moi-même qui vous parle, j’ai fait 40 ans au Conseil économique et social. J’y suis entrée en 1971, au temps du président Mamadou Coulibaly. Et je dois vous dire que la cause de notre renvoi a été «le Gbagboïsme». C’est cela qui a guidé le président Zadi à nous vider. Il a vidé des gens engagés sous Mamadou Coulibaly, sous Yacé Philippe et sous Laurent Dona Fologo. Moi, je veux manger et me soigner, qu’il me verse mes droits, sinon…

Sinon, quoi ?

Si le Président Ouattara entend nos cris de cœur et ne fait rien, alors toute la Côte d’Ivoire aura compris que c’est lui qui dit à Zadi Kessi de faire ce qu’il est en train de nous faire. Alors, nous mourrons et lui et Zadi auront cela sur leur conscience. Mais je suis persuadée que le Président Ouattara qui dit se battre pour faire de la Côte d’Ivoire un pays émergeant en 2020, ne peut pas laisser mourir ses concitoyens sans défense, par M. Zadi Kessi, qui n’est pas au-dessus de la loi.

Propos recueillis par Osée Délamond

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