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Côte d’Ivoire : à chacun sa petite
Publié le lundi 11 fevrier 2013  |  Jeune Afrique




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Ce n'est pas nouveau ni spécifiquement ivoirien, mais à Abidjan ou à Yamoussoukro, ils sont de plus en plus nombreux à s'afficher avec de jeunes maîtresses. Et à leur ouvrir leur portefeuille.
Gilbert est serveur dans un hôtel du Plateau, à Abidjan. Tous les matins, sanglé dans son bel uniforme, il côtoie une clientèle aussi internationale qu'aisée. Lui n'est pas riche, mais s'en sort plutôt bien. Assez pour avoir, lui aussi, « une petite ». « Comme tous les hommes en Côte d'Ivoire ! » lance-t-il, presque gêné que l'on puisse imaginer qu'il n'en ait pas.
« Petite » est une expression nouchie (argot ivoirien) qui signifie « jeune amante » - la relation avec une petite se différenciant de celle avec un « deuxième bureau », qui implique souvent durée et stabilité. « Employé par un homme, le terme désigne une femme plus jeune avec laquelle il entretient une relation brève, empreinte de légèreté, explique Michelle Tanon-Lora, enseignante-chercheuse à l'université Félix-Houphouët-Boigny. Pour la petite, cet homme plus âgé est un "gourou", un "vié père" ou encore un "bèzoin". »
Gaston, 42 ans, est journaliste au sein d'un grand quotidien ivoirien. Pour lui, « politiciens, hommes d'affaires, policiers ou journalistes : tous ont des petites. C'est d'une banalité, et pas qu'en Côte d'Ivoire ! Mais ce qui est vraiment nouveau, c'est que le phénomène s'étend, surtout au sein des couches les plus aisées de la population, et qu'il est de plus en plus visible ». D'ailleurs, Gaston aussi a une « petite », pour qui il dépense entre 80 000 et 100 000 F CFA par mois (entre 122 et 152 euros). « Tout dépend de ses exigences du moment, raconte-t-il. Et encore, nous, nous restons à Abidjan. Il y a des hommes qui préfèrent installer leur petite plus loin, à Grand-Bassam, à Yamoussoukro ou même à Man. Dans ces cas-là, la facture grimpe ! »
... suite de l'article sur Jeune Afrique

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