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Tia Koné regrette son arrêt d’octobre 2000
Publié le lundi 11 fevrier 2013  |  AIP




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Man – L’ancien président de la Cour suprême, Tia Koné, a reconnu samedi à Gbangbégouiné, département de Biankouma, avoir rendu un arrêt "absurde" en octobre 2000 qui a disqualifié des candidats à l’élection présidentielle.
"Tous les candidats étaient nés avant 1960. A l’époque coloniale sous la qualité de citoyen français ou à tout le moins de sujet français. Finalement à l’analyse exhaustive du dossier, nous avons relevé qu’aucun des candidats n’était né ivoirien d’origine encore moins de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine", a déclaré le magistrat hors hiérarchie à la retraite commentant l’article 35 de la Constitution ivoirienne qui fait obligation aux candidats d’être nés ivoiriens de père et de mère, eux-mêmes ivoiriens d’origine.
Tia Koné a qualifié cette disposition d’"absurde" et "inique", invitant à la mise en place d’un comité d’experts pour revisiter la loi électorale ivoirienne.
"Un comité de réflexion et de réforme constitutionnel doit donc pouvoir être mis en place pour l’entame de l’importante tâche de recherche de moyens d’entente globale entre tous les citoyens de ce pays qui n’ont guère besoin de se distinguer les uns des autres".
Reconnaissant sa part de responsabilité dans les "conséquences" de son arrêt, Tia Koné a publiquement présenté ses excuses à l’actuel chef de l’Etat et à sa famille.
Il a rappelé avoir déjà personnellement parlé au président Ouattara, mais a tenu à réitérer ses regrets en présence de sa famille et sur ses terres natales.
"Aussi m’apparait-il judicieux de dire aujourd’hui au chef de l’Etat, du haut de cette tribune, entouré que je suis en ce moment de tous mes parents qui m’approuvent certainement, que dans sa quête inexorable d’harmonie et d’équilibre social donc finalement de réconciliation nationale, il faut qu’il prenne en compte cet aspect pernicieux de notre loi fondamentale qui est l’un des points d’achoppement du clivage de nos populations", a affirmé l’ex-président de la Cour suprême.
Selon M. Tia Koné, il n’a jamais été dit dans l’arrêt du 6 octobre 2000 que M. Alassane Ouattara n’est pas ivoirien.
"Personne ne l’a dit. Cet arrêt, à notre grand regret, nous le savons, a causé un tort certain au concerné, à sa famille représentée ici par Ibrahim Ouattara et à bien d’autres ivoiriens. Je voudrais ici solennellement m’en excuser pour tout le désagrément que cela a causé durant toute cette période jusqu’à ce jour", a-t-il insisté.
En octobre 2000 alors que la Côte d’Ivoire se préparait à sortir, par des élections générales, d’une transition militaire, Tia Koné avait rendu un arrêt disqualifiant plusieurs candidats jugés importants.
L’arrêt avait notamment émis des doutes sur la nationalité de M. Alassane Ouattara.
Cette décision avait permis à feu le général Robert Guéi et Laurent Gbagbo de s’affronter dans une élection dont l’issue a été jugée "calamiteuse" par l’ex-président, Laurent Gbagbo, rappelle-t-on.

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