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L’intelligent d’Abidjan N° 2761 du 13/2/2013

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Célébration / Journée mondiale de la radio aujourd’hui : Retour sur un média révolutionnaire
Publié le mercredi 13 fevrier 2013  |  L’intelligent d’Abidjan




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La journée mondiale de la radio (Jmr) est instaurée depuis 2012. C’est l’Unesco qui a appelé à cette célébration. Une date : le 13 février de chaque année. Quel est le sens de cette célébration ? La radio, de sa création à aujourd’hui, comment a-t-elle évolué et impacté la société ? Regard sur ce média considéré comme le premier réseau social.

L’histoire de la radio accompagne l’histoire de la fin du 19e et 20è siècle grâce à une suite de découvertes et d’inventions qui en se complétant, ont abouti aux télécommunications modernes. L’invention de la radio est une œuvre collective, qui part de la découverte des ondes électromagnétiques, de l’invention du télégraphe, et aboutit aux premiers matériels utilisables pour communiquer sans fil. Entre autres, on peut citer les Américains Samuel Morse (qui inventent en 1941, le télégraphe), Mahlon Loomis (revendique en 1866, la première transmission sans fil). En 1883, Thomas Edison invente le tube à vide à deux électrodes. De 1886 à 1888 , l’allemand Heinrich Rudolf Hertz met en évidence les ondes radio par le biais de l’expérience de Hertz. Elles seront appelées «ondes hertziennes» en son honneur. En 1889 , le Serbe Tesla réalise un générateur de hautes fréquences (15 kHz) et expérimente en 1893, la première communication radio. Le Français Édouard Branly découvre en 1890, le principe de la radioconduction et met au point le premier détecteur d’ondes sensibles, ‘’le radioconducteur’’, qui prendra le nom de ‘’cohéreur’’ contre l’avis de son inventeur. En 1891 et en 1893 , Tesla met au point des lampes électroniques froides. Quand le Russe, professeur Alexandre Popov de Saint-Pétersbourg, en 1893, découvre le principe de l’antenne qui va permettre des liaisons à grande distance. Plus tard, il découvre la jonction et l’effet d’amplification par semi-conducteurs (environ 40 ans avant la découverte du transistor). En 1895 , l’Italien Guglielmo Marconi expérimente les premières liaisons hertziennes et franchit une étape significative de la télégraphie sans fil dans les Alpes suisses. En 1898 , le lieutenant de vaisseau, Camille Tissot, établit la première liaison radio opérationnelle française. La même année, Eugène Ducretet établit la première liaison télégraphique hertzienne entre la tour Eiffel et le Panthéon de Paris, distant de quatre kilomètres. Le 8 novembre 1898, Tesla fait la démonstration du modèle de bateau radiocommandé. En 1900 , en France, le capitaine Gustave Ferrié met au point le détecteur électrolytique. Plus sensible que le cohéreur de Branly, il permet l’écoute au casque des messages télégraphiques. L’année suivante, Marconi effectue la première liaison transatlantique. En 1906, la première transmission de la voix par radio réussit, aux États-Unis par Réginald Fessenden. Le 30 août de la même année , l’Américain Greenleaf Whittier Pickard posa un brevet qui fut approuvé le 20 novembre 1906, pour un détecteur de cristal plus simple que le détecteur de Gustave Ferrié. Puis avec son compatriote Dunwoody, Pickard invente le poste à galène, il permet de créer les premiers postes récepteurs de radiodiffusion. En 1907, L’Américain Lee De Forest invente la première lampe amplificatrice à cathode chaude (triode) qui sera le départ de toute l’industrie radio-électronique. Après la première guerre mondiale, en 1918, Telefunken a créé la filiale Transradio, qui entra dans l’histoire en introduisant la transmission duplexée, en 1919. Elle a construit pour les Hollandais, à Batavia, une grande station, qui fonctionne à puissance réduite. Aux états-Unis, Herbert Moore lance le "Transradio Press Service", installé à New York. En France, la Compagnie générale de TSF avait des participations dans la Transradio Argentine, qui exploitait les radio-communications internationales.

Le début des premiers programmes

En 1920, les premiers programmes quotidiens de radiodiffusion débutent en Angleterre (Marconi company), aux États-Unis ainsi qu’en URSS. En décembre 1921, Radio Tour Eiffel diffuse un premier concert avec un émetteur de 900 W à la longueur d’onde de 2 650 m. La radio BBC est fondée en 1922. En octobre de la même année, la Société française radio-électrique obtient l’autorisation d’effectuer, à titre expérimental, des émissions radiophoniques quotidiennes. À partir du 6 novembre 1922, sont organisés les concerts Radiola qui vont révéler la radiodiffusion au grand public. Les émissions Radiola sont effectuées par le poste radio-électrique de l’usine S.F.R. de Levallois avec une puissance d’émission de 2 kilowatts. En 1925, la radio est utilisée pour la première fois, pour une campagne électorale par l’Américain Herbert Hoover. Les premiers postes à transistor apparaissent dans les années 1960. Ils sont vite appelés «transistors» et permettent d’écouter la radio partout. Dans le monde professionnel, le transistor remplace d’abord progressivement les tubes, puis ouvre de nouveaux horizons : circuits intégrés, mobiles, etc. L’histoire de la radio devient la radio moderne.

Les différentes bandes de fréquence dans le monde

Les services de radiodiffusion dans le monde, émettent dans différentes gammes de fréquences. D’un point de vue technique, on oppose la modulation de fréquence (FM) à la modulation d’amplitude (AM). La bande FM (MF en français) concerne, selon les spécialistes, les ondes ultra-courtes. Celles-ci offrent d’une part, un confort d’écoute indéniable (stéréo), et d’autre part, elles proposent des services supplémentaires. Cette distinction concerne le moyen de transporter le signal jusqu’au récepteur radiophonique de chaque auditeur. Au-delà de ces préoccupations physiques de transport du signal, il se pose la problématique de l’occupation du spectre hertzien pour la diffusion de stations de radios. En effet, tous les continents n’utilisent pas les mêmes standards pour émettre. Il existe trois (3) bandes FM de par le monde. La gestion des fréquences et les possibilités d’attribution ne sont ainsi pas la mêmes pour chaque continent. A savoir 66-74 MHz – OIRT-FM (Organisation Internationale de Radio et Télévision, fondée en 1960).

Selon les experts, il s’agit de la bande FM la plus réduite du monde, seulement 8 MHz disponibles.

Elle s’échelonne entre 65.84 et 74.00 MHz (offrant deux chiffres après la virgule) avec des intervalles de 0.03 MHz entre chaque fréquence (73.91 - 73.94 - 73.97) : 272 fréquences disponibles.

Elle est utilisée en Russie et dans les anciennes Républiques Soviétiques d’Asie Centrale et en Europe de l’Est. Toutefois, afin d’assurer la compatibilité avec l’Europe de l’Ouest, cette gamme est en voie d’abandon au profit de la gamme 88-108 EBU-FM (les nouveaux opérateurs dans ces pays ne mettent en service que des fréquences EBU-FM). Puis, vient la 76-90 MHz.
Cette bande FM un peu spéciale est utilisée exclusivement par le Japon. Elle offre quatorze (14) MHz pour diffuser des stations.

Elle s’échelonne entre 76.0 et 90.0 MHz (offrant un seul chiffre après la virgule) avec des intervalles de 0.1 MHz entre chaque fréquence (77.4 - 77.5 - 77.6). Il y en a 140 fréquences disponibles à ce jour. Enfin, la 88-108 MHz – EBU-FM (fondée en 1950).

Elle constitue la bande FM la plus répandue dans le monde. Elle est employée en Europe, en Asie (à l’exception du Japon), en Afrique, et aux Amériques. Cette bande FM offre le plus de places disponibles pour diffuser des stations : 20 MHz (au cours de son histoire, cette bande a été progressivement élargie : au départ, 88-100, puis 88-104, et 88-108 actuellement).

Elle sauve et tue…

La radio a été au cœur de certains évènements qui ont marqué la marche du monde. Cet instrument a été déterminant lors de la deuxième guerre mondiale. C’est via la radio anglaise, BBC, que le Général De Gaulle depuis Londres (Capitale de l’Angleterre) a lancé, en 1940, aux Français, l’appel à la résistance face à l’invasion de l’Allemagne. Un appel qui donnera les résultats escomptés parce que la France sortira vainqueur de cette guerre avec l’Allemagne. Cependant, sous d‘autres cieux, la radio a servi de propagande qui a conduit au chaos. L’un des faits qui a plus marqué le monde est le rôle joué par la radio ‘’ Mille collines’’, au Rwanda. Cette radio a répandu, en 1994, une propagande haineuse contre le peuple Tutsi. Pendant près de trois mois, le Rwanda sera en guerre. Une guerre (entre Hutu et Tutsi) qui fera plus d’un million de morts. La radio influence fortement les communautés. Et l’Organisation des Nations Unies (ONU) en a pleine conscience.

L’ONU s’approprie l’outil

Selon l’Union internationale des télécommunications, plus de 75% des foyers des pays en développement possèdent au moins un récepteur radio. Conscient de l’influence de ce moyen de communication dans la société, l’Assemblée générale des Nations unies va approuver le 18 décembre 2012, la résolution de 2011 adoptée par la Conférence générale de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture) proclamant une Journée mondiale de la radio le 13 février, jour de la création de la Radio des Nations unies, en 1946. Formellement, ce n’est que le 14 janvier 2013, que l’Assemblée générale des Nations unies va adopter la proclamation de la Journée mondiale de la radio de l’Unesco. Ainsi, lors de sa 67è session, l’Assemblée générale des Nations unies a entériné la résolution prise lors de la 36e session de la Conférence générale de l’UNESCO proclamant le 13 février, Journée mondiale de la radio. Pour l’UNESCO, cette célébration vise à mettre en relief la puissance de la radio comme plate-forme pour l’éducation et la liberté d’expression ainsi que son rôle vital dans la réponse aux crises et aux catastrophes. L’un des objectifs est d’attirer l’attention sur les atouts de la radio, resserrer davantage la coopération internationale entre les diffuseurs et encourager les décideurs à utiliser la radio pour informer les populations. Selon le communiqué produit par l’organisation mondiale, il est question (à travers cette célébration) «d’améliorer la collaboration entre les diffuseurs et encourager aussi bien les grands médias que les radios communautaires à s’engager pour l’accès à l’information et la liberté d’expression sur les ondes». «Depuis son invention, il y a plus d’un siècle, la radio n’a cessé de stimuler l’imagination, d’ouvrir la porte aux changements, de transmettre des informations vitales. La radio informe, instruit, divertit. Elle favorise l’expression démocratique, influence les idées. Des ondes courtes au satellite, en passant par la FM, la radio relie les gens où qu’ils se trouvent. Dans les situations de conflit ou de crise, la radio sert de bouée de sauvetage aux populations vulnérables», a déclaré Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU. Quand Irina Bokova , secrétaire général de l’Unesco indique que la radio reste une force de transformation sociale. «Parce qu’elle permet de partager le savoir et offre une plate-forme de débat inclusif». Bokova fait savoir que dans un monde en mutation rapide, l’Unesco s’attache à mettre à profit toute la puissance de la radio pour jeter des ponts entre les peuples, partager l’information aussi largement que possible et promouvoir le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, «en particulier la liberté d’expression, action indispensable pour une bonne gouvernance».

Le cas de la Côte d’Ivoire

La radio entrera dans les mœurs des populations ivoiriennes au début des années 1960. Présente avant la télévision (qui est apparue en 1963), Radio Côte d’Ivoire était un véritable moyen de communication pour le gouvernement d’alors. Elle a fait du chemin. Un chemin marqué par des noms qui ont façonné la radio nationale ivoirienne. Entre autres, l’on citera Ibrahim Koné (aujourd’hui enseignant à l’ISTC), Hamed Touré (conseiller, actuellement, en communication ,à la Cdvr) Samba Koné, Eloi Oulaï, feu Kaba Taïfour, Raphaël Kina Bary, Coulibaly Souleymane dit Soro-Solo, etc. Pour Ibrahim Koné, une journée mondiale pour célébrer la radio est à saluer. «La radio c’est le moyen d’expression aujourd’hui le plus puissant. On l’écoute couché en train de dormir, on l’écoute dans sa voiture, on l’écoute au champ, on l’écoute au bureau...Partout, elle est écoutée. Cela fait de la radio le moyen d’expression le plus efficace. Rien que pour cela, je crois qu’une journée mondiale peut lui être consacrée à juste titre», a-t-il déclaré. Avant de s’indigner de l’amateurisme qui prévaut en ce moment dans ce domaine. «Le travail n’est plus fait comme on devrait l’entendre. Il n’y a pas de professionnel. Il y a beaucoup de gens qui font office de journalistes radio, mais ils ne sont pas des journalistes professionnels. On s’essaie, on bricole. Et je pense que le jour viendra où le bricolage prendra fin à la grande satisfaction de nous tous. Parce que le métier est menacé. Il faut que nous revenions aux fondamentaux qui sont la bonne collecte, la bonne analyse, le bon recoupement, le bon traitement et la bonne diffusion », a affirmé le professionnel de la radio. Qui fait savoir que sur près de 140 radios en Côte d’Ivoire, il y a à peine 3, qui peuvent être considérées comme radiodiffusion. Pour ce début, la célébration ne semble pas totale en Côte d’Ivoire. Et Radio Nostalgie, à entendre Cheick Yvan, journaliste dans ladite station, ne fera pas l’exception. «Rien de spécial en vérité. Les animateurs se feront simplement plaisir», a-t-il indiqué. C’est la même onde sur Radio Jam FM. « Rien n’est prévu pour l’instant», a déclaré Aimé De Dieu, journaliste à Jam FM.

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