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L’expression N° 1051 du 13/2/2013

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Palé Olo Sib (Candidat du Rdr aux régionales dans le Bounkani) : « Nous tendons la main à ceux qui hésitent encore »
Publié le mercredi 13 fevrier 2013  |  L’expression


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© Abidjan.net par Emma
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Mercredi 7 juillet 2010. Abidjan, Amphithéâtre Laurent Gbagbo de l`Ecole nationale d`administration. Photo: Palé Olo Sib, directeur de la Formation continue


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Le Rdr a un candidat aux élections régionales dans le Bounkani. Dans cet entretien, Palé Olo Sib, porte-étendard des républicains à cette élection, expose ses ambitions pour cette région qui a accusé un grand retard. Le candidat du Rdr lance un appel aux républicains qui hésitent encore à intégrer la case.


Vous avez été choisi par votre parti pour être la tête de liste du Rdr dans le Bounkani. Mais ce choix, semble-t-il, ne fait pas l’unanimité au sein de votre famille politique. Quel commentaire ?

Je voudrais saisir cette opportunité pour dire merci au président de la République pour la confiance qu’il a placée en moi en me choisissant pour représenter le Rdr pour les régionales dans le Bounkani. Mon choix a été motivé par une série de données qui ne peut pas nécessiter de contestation. Des frères qui ont certainement beaucoup espéré n’ont pas été retenus. C’est peut-être des sentiments de mécontentement qu’ils expriment. Si vous regardez bien, ce sentiment ne s’exprime qu’à Abidjan. Ils ont essayé d’en faire autant à Bouna, mais ils n’ont réussi à mobiliser personne. Je pense que très rapidement, ils vont revenir dans les rangs. Nous leur tendons la main.


Vos détracteurs affirment que vous n’êtes pas présent sur le terrain. Est-ce que cela vous choque ?

Pas du tout. La lutte au Rdr est multiforme. Aujourd’hui, beaucoup de combattants de la liberté ne sont pas en vie. Ceux-là pourraient aussi revendiquer des positions aux premières places. Chacun a lutté, chacun sait ce qu’il a fait et chacun sait ce qu’il a apporté au Rdr. Pour ma part, j’ai fait ce que quelqu’un qui a un idéal dans la vie doit faire pour atteindre cet idéal.


Avec cette grogne en interne, l’on peut dire que la charge est lourde. Quels sont les atouts sur lesquels vous comptez pour relever ce challenge ?

En vérité, la charge n’est pas lourde. Je le dis parce que le choix de la direction du parti a mis la population à l’aise. Je vous dis qu’aujourd’hui, qu’il soit du Pdci, du Mfa, de l’Udpci et même du Rdr, le ressortissant du Bounkani est aujourd’hui heureux du choix qui a été fait parce que nous apparaissons dans la région comme le choix du consensus. Je vous invite à aller sur le terrain, à parcourir les départements de Bouna, Doropo, Téhini et Nassian pour vous rendre compte de la grande satisfaction de nos parents.


Vous parlez de consensus, mais comment expliquez-vous ces contestations en interne ?

Elles émanent de personnes qui se sont effectivement exprimées. Personne sur cette terre ne peut faire l’unanimité. Je ne veux pas heurter certaines personnes, mais je peux dire que ce qui se passe est une tempête dans un verre d’eau.


Au vu des résultats des législatives partielles, ne pensez-vous pas qu’avec ces contestations en interne, le Rdr est en train de faire le lit de son allié Pdci dans le Bounkani ?

Bien au contraire. Le Bounkani a anticipé sur ce qui s’est passé aux partielles où des militants ont pensé que ce sont certains critères qui devaient prévaloir. L’homme politique, c’est d’abord une assise. Si vous n’avez pas d’assise politique, vous ne pouvez pas prétendre conduire un groupe en comptant sur les autres. Si vous enlevez au Rdr son leader, vous n’aurez pas la même mobilisation. C’est pareil pour les autres formations politiques. Il y a d’abord la dimension personnelle de l’individu qui compte. Dans le Bounkani, nous pensons que nous avons une dimension personnelle qui va permettre au Rdr de remporter haut la main cette élection là. Ce n’est pas de la fanfaronnade, c’est la réalité du terrain que je vous expose et vous pouvez la vérifier par tous les canaux dont vous disposez.


Est-ce que le candidat du Rdr que vous êtes a peur d’une candidature indépendante qui pourrait sortir des rangs de votre famille politique ?

Cette question peut m’emmener à faire un développement qui risque de me présenter comme quelqu’un de prétentieux. En vérité, nous n’avons peur d’aucune candidature indépendante. Nous savons de quoi nous parlons, nous savons sur quoi nous sommes assis.


Avez- vous approché le camp des contestataires ?

Oui, je les ai tous approchés. J’ai même des rendez-vous avec certains d’entre eux. Je ne veux pas verser dans le triomphalisme parce que je cherche à rapprocher tout le monde. On ne tend pas la main parce qu’on est faible, on tend la main parce qu’on veut être plus fort. Les défis qui nous attendent nécessitent que nous nous donnions la main.


Vous êtes un cadre de l’administration douanière. N’est-ce pas pour cette raison que les gens pensent qu’il faut laisser la place à un autre pour ‘‘manger’’ ?

Si c’est pour ‘‘manger’’ comme vous le dites, je ne serais même pas allé au conseil régional. C’est justement parce que j’estime qu’on ne va pas au conseil régional pour ‘‘manger’’ parce que nous sommes une région en retard que je m’y suis mis. Dès que la liste sera arrêtée, nous allons faire signer une charte d’éthique à chaque membre de la liste. On va au conseil pour travailler et pour relever des défis, pas pour s’enrichir.


Qu’est-ce que vous avez l’intention de faire pour le Bounkani si vous êtes élus?

Pour le Bounkani, c’est déjà investir, tracer les routes pour faciliter l’écoulement des produits agricoles, construire des écoles pour la formation de nos enfants, construire et réhabiliter les centres de santé. Aussi et surtout doter la région d’eau. Quand on est fils et cadre d’une région, l’on doit se sentir interpellé par cette situation.



Votre allié, le Pdci, a positionné un candidat dans votre région. Quelle sera la formule au niveau du Rhdp à cette élection dans le Bounkani ?

Nous sommes du district du Zanzan qui comporte deux régions que sont le Gontougo et le Bounkani. Si mes informations sont exactes, dans le Gontougo, le candidat du Rhdp, c’est celui du Pdci. La seconde mamelle du district qui est le Bounkani positionnera en toute logique un candidat du Rdr. Visiblement, c’est le candidat du Rdr qui sera la tête de liste.


Vos détracteurs vous accusent d’être pistonnés par le général Palenfo et le Directeur général du Port d’Abidjan pour asseoir une certaines hégémonie des Lobi dans la région. Quel commentaire ?

Je ne voudrais pas étaler dans la presse certaines réalités que je vis par rapport à cette affaire-là. Il y a des choses fausses sur lesquelles je ne voudrais pas m’étaler. Si vous vous renseignez bien, vous saurez qui a pistonné qui par rapport à cette situation. Les gens font un mauvais procès aux Lobi quand ils parlent d’opposition ethnique. En 2002, le candidat du Rdr au conseil général n’était pas un Lobi. Pour les municipales, aucun candidat n’est Lobi dans les quatre communes de la région. Les Lobi constituent à peu près 80% de la population dans le Bounkani. Est-ce que vous avez vu les Lobi manifester parce qu’un des leurs n’a pas été choisi pour être candidat ? C’est une sorte d’apartheid qui ne dit pas son nom. On estime qu’il y a un groupe majoritaire qui ne doit prétendre à rien à Bouna ou quand il veut se présenter on crie tout de suite au scandale. C’est un mauvais procès qui est fait aux Lobi, je ne voudrais pas qu’on rentre dans ces considérations. Nous avons d’autres priorités plutôt qu’à chercher à rentrer dans ces considérations qui n’honorent pas les cadres du Bounkani.

Interview réalisée par Kra Bernard

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