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Le Patriote N° 3968 du 13/2/2013

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Procès du porte-parole de Laurent Gbagbo : Dix raisons pour extrader Katinan Koné
Publié le mercredi 13 fevrier 2013  |  Le Patriote


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© Autre presse
le porte-parole de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan


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Et rebelote ! Ce matin, du côté de la cour d’Osu, ce que l’on peut appeler maintenant le feuilleton Katinan Koné contre l’Etat du Ghana reprend. Après maints reports, la justice ghanéenne va une fois de plus se pencher dans le fond sur la demande d’extradition lancée par l’Etat ghanéen contre le porte-parole. Cela fait au total cinq fois que cette affaire a connu un report. Pour diverses raisons, le juge chargé du dossier au tribunal d’Osu a repoussé le délibéré de l’affaire Katinan Koné à une date ultérieure. Le président du tribunal d’Osu a toujours argué des blocages d’ordre administratif et judiciaire pour justifier les multiples hésitations de la justice ghanéenne dans cette affaire. Alors qu’il y a tellement de raisons qui militent en faveur de l’extradition du stratège financier de Laurent Gbagbo lors de la crise postélectorale. Katinan Koné doit être ramené en Côte d’Ivoire pour répondre de ses actes pour dix raisons.
La première est que l’ancien directeur du cadastre a participé à la conspiration contre le peuple de Côte d’Ivoire pendant la crise postélectorale. Justin Katinan Koné était au cœur du complot. C’est lui en tant que financier qui a fait croire à Laurent Gbagbo qu’il pouvait encore avoir toutes les cartes. Alors qu’il apparaissait clairement que les carottes étaient cuites pour l’ex-chef d’Etat après sa défaite électorale de novembre 2010. Katinan Koné, au même titre que tous ceux qui ont aidé Laurent Gbagbo dans son plan de confiscation du pouvoir, est responsable de tous les morts de la crise postélectorale. Car après le 28 novembre 2010, il n’y avait pas deux présidents de la République. Mais un, contrairement à ce que tente de faire admettre le FPI. Le peuple de Côte d’Ivoire avait parlé le 28 novembre 2010. Et sans ambigüité. D’abord à travers le taux de participation qui était de 81% et ensuite à travers le score sans appel réalisé par le candidat du RHDP, le docteur Alassane Ouattara proclamé par la Commission électorale indépendante. Tout ce qui a précédé après relève du plan diabolique ourdi contre le peuple ivoirien, qui a majoritairement porté son choix sur le docteur Alassane Ouattara. Et Katinan Koné faisait partie des conspirateurs.
La deuxième raison est relative à l’affaire de la casse de la BCEAO et du pillage de certaines banques commerciales en Côte d’Ivoire. Sous prétexte d’un ordre de réquisition donné par Laurent Gbagbo, Katinan Koné s’est frauduleusement introduit dans les coffres-forts de l’antenne de la BCEAO à Abidjan où plusieurs centaines de milliards ont été dérobés. Du côté du camp Gbagbo, l’on veut faire croire que tout cet argent a servi à payer les fonctionnaires après la décision de la banque centrale sous-régionale de ne reconnaitre que la signature du président légitimement élu par le peuple de Côte d’Ivoire et reconnu par la communauté internationale. Katinan Koné qui avait en son temps qualifié de « raciste », la décision de fermeture des banques commerciales françaises avait encouragé et participé à leur pillage.
Le porte-parole de Laurent Gbagbo, et c’est la troisième raison, a activement participé à déstabiliser le système bancaire en Côte d’Ivoire en mettant en application une sorte de plan de nationalisation des banques privées et en ordonnant surtout la suppression de la commission bancaire, l’organe chargé de réguler et d’arbitrer les transactions entre les banques.
La quatrième raison est d’ordre boursier. Dans leur folie, les frontistes sur les conseils avisés du chantre de la « nationalisation » du système bancaire ont osé toucher à la Bourse régionale des Valeurs mobilières. L’institution qui arbitre et contrôle les transactions boursières des pays de la sous-région. Contraignant son directeur général à fuir la Côte d’Ivoire.
La cinquième raison tient de l’exportation illégale de devises dont s’est rendu coupable le fidèle lieutenant de Laurent Gbagbo et les énormes sommes d’argent appartenant à l’Etat de Côte d’Ivoire qu’il a réussi à détourner au profit de Laurent Gbagbo.
La sixième raison est que ce sont ces sommes qui servent actuellement à financer toutes les actions subversives contre la Côte d’Ivoire. Car dans leur dernier rapport sur la Côte d’Ivoire, les experts indépendants de l’ONU n’ont pas manqué de le souligner, qui indique clairement que Katinan Koné fait partie des cadres du FPI qui financent, depuis le Ghana, les attaques projetées contre les positions des FRCI.
La septième raison est que le porte-parole de Laurent Gbagbo ne cache pas ses intentions d’en découdre avec le régime d’Abidjan. Ces appels réguliers à la révolte contre le gouvernement actuel inondent depuis la fin de la crise postélectorale les colonnes des journaux ivoiriens. Katinan Koné profite de sa posture de porte-parole de Laurent Gbagbo pour entretenir l’illusion d’un retour imminent de Laurent Gbagbo et son gouvernement aux affaires au sein des militants du FPI. Confortant ainsi une frange de la population dans leur logique de révolte et de défiance contre le gouvernement légitime du président Alassane Ouattara. En agissant ainsi, Justin Katinan Koné viole le droit de réserve que se doit d’observer tout réfugié politique.
Ceci fonde, en huitième point, une des raisons qui doivent amener la justice ghanéenne à accéder à la demande d’extradition du Parquet de ce pays. Neuvième raison, Katinan Koné au Ghana constitue d’un danger pour la sécurité nationale de son pays d’origine. Car, il ne cessera jamais de comploter contre la Côte d’Ivoire. Une chose qui risque à la longue de pousser les autorités ivoiriennes de réagir d’une manière ou d’une autre face aux menaces qu’il fait peser sur la Côte d’Ivoire.
Dixièmement enfin, le Ghana lui-même n’est pas réellement en sécurité avec un tel activiste sur son territoire.
Il appartient donc à la justice ghanéenne de prendre ses responsabilités en autorisant son extradition en Côte d’Ivoire. Pendant qu’il est encore temps.

Jean-Claude Coulibaly

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