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Le Patriote N° 3968 du 13/2/2013

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Le Ghana n’a pas intérêt à garder un criminel sur son sol
Publié le mercredi 13 fevrier 2013  |  Le Patriote




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Un proverbe ivoirien dit : «Quand la case de ton voisin brûle, hâtes-toi de l'aider à éteindre le feu de peur que celui-ci ne s'attaque à la tienne». Certes, on ne peut pas dire aujourd’hui, que la case Ivoire brûle, mais c’était tout comme. Il y a en effet à peine deux ans que Laurent Gbagbo, par son refus de reconnaitre sa défaite, a failli faire basculer la Côte d’Ivoire dans le chaos. Parmi les activistes ayant aidé l’ancien dictateur des lagunes à ôter la vie à 3000 de ses concitoyens, figurent en bonne place Koné Katinan, ministre du Budget et porte- parole de Laurent Gbagbo au moment des faits. Réfugié au Ghana, depuis la chute du régime de son mentor, le nom du natif de Katiola circule comme étant le principal bailleur de fonds de ceux qui mènent des actions de déstabilisation de son pays, la Côte d’Ivoire. Depuis, le gouvernement de ce pays a émis un mandat d’arrêt, qui a abouti à son interpellation à Accra, le vendredi 24 août 2012, alors qu’il revenait d’un voyage en Afrique du Sud. Alors que les autorités ivoiriennes s’attendaient dans les heures qui suivent à son arrestation puis à son extradition, grande fut leur surprise de se voir adresser une fin de non recevoir par les autorités ghanéennes qui ont confié l’affaire à la justice. Les autorités ivoiriennes l’accusant entre autre de ; « crimes de sang ». A plusieurs reprises, la demande d’extradition a été ajournée. Toute chose qui a eu pour conséquence de brouiller les rapports entre les deux pays. Fort heureusement, avec le dernier déroulement de la situation qui a vu l’arrestation et l’extradition de Blé Goudé, de Jean Noël Abehi et de Jean Yves Dibopieu, les choses semblent évoluer positivement entre Accra et Abidjan. Dans cette dynamique, les autorités judicaires gagneraient à ne pas continuer de garder sur leur sol un criminel, accusé par les autorités ivoiriennes de « crimes de sang » et de « crimes économiques ». Le faisant, le Ghana contribuera à éteindre le feu dans la case de son voisin ivoirien.

Thiery Latt

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