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Le Patriote N° 3968 du 13/2/2013

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Mesurer la portée nationale du football
Publié le mercredi 13 fevrier 2013  |  Le Patriote




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Pour des pays en voie de développement comme la Côte d’Ivoire, le football se présente comme l’opium du peuple. Sport roi dans la grande majorité des pays pauvres et sub-saharien, le football est pris comme tel en Côte d’Ivoire. Vecteur de rapprochement des peuples, facteur unificateur d’un peuple divisé, le sport et plus particulièrement le football est la discipline autour de laquelle les Ivoiriens se retrouvent sans appartenance ethnique, sans idéologie politique. Tous autant qu’ils sont, les Ivoiriens vibrent au rythme des prouesses de Didier Drogba et de ses camarades. En 2005, au plus fort de la crise armée en Côte d’Ivoire, les Ivoiriens de tous bords ont oublié leurs divergences pour célébrer la toute première qualification historique de la Côte d’Ivoire à la Coupe du Monde 2006. En 2007, Didier Drogba sacré pour la première fois Ballon d’Or africain a réussi à faire taire les canons et autres armes de guerre en allant présenter son trophée aux populations de Bouaké. Au sortir de la crise post-électorale de 2010, toute la Côte d’Ivoire et même la communauté internationale a, à l’unisson, souhaité le sacre des Eléphants en finale de la CAN 2012 pour booster le processus de réconciliation enclenché dans notre pays. C’est dans cet esprit que le président de la République, Alassane Ouattara s’est déplacé en personne pour assister à la finale au stade de l’amitié sino-gabonaise de Libreville. C’est dire combien le football peut jouer un rôle de premier plan dans un pays comme la Côte d’Ivoire engagé dans un processus de sortie de crise. Et les moyens colossaux engagés à chaque compétition d’envergure des Eléphants justifient l’importance qu’accorde l’Etat au parcours de l’équipe nationale. D’où l’incompréhension de Sidy Diallo à s’enticher d’un entraîneur qui, n’a non le bagage pour diriger l’équipe, n’a la carrure pour le faire. On peut peut-être comprendre qu’il l’a eu à bon marché (un salaire pas trop élevé), mais la Côte d’Ivoire a les moyens de s’offrir les meilleurs techniciens qu’ils soient ivoiriens ou étrangers. Sidy Diallo en lançant à la face de la Côte d’Ivoire vouloir garder Sabri Lamouchi ne mesure certainement l’ampleur de son acte. Le football reste et demeurera le sport roi en Côte d’Ivoire avec tout ce qu’il véhicule comme vertus. Une victoire des Eléphants à la CAN aura un très grand impact sur la vie de la nation. Et ce n’est pas le moment de jouer avec les Ivoiriens. Sabri Lamouchi n’est pas l’entraîneur qu’il faut à la Côte d’Ivoire. Et Sidy doit le savoir. A moins qu’il veuille qu’on lui indique, à lui et à son entraîneur, la porte de sortie.

OG

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