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Le Patriote N° 3968 du 13/2/2013

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Analyse : Le style vestimentaire - Un élément d’attraction du public pour l’artiste
Publié le mercredi 13 fevrier 2013  |  Le Patriote




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L’habit ne fait pas le moine, entend t-on dire. Mais, tout de même, l’on reconnait le moine par son accoutrement. Aujourd’hui, le constat est que la plupart des artistes de la nouvelle génération a un style vestimentaire dénué de toute élégance. Alors que l’artiste, en lui- même, doit être un modèle dans la société. A ce titre, étant « la voix des sans voix », dans le domaine musical, il se doit de véhiculer une image décente et agréable. Mais, que constate t-on ? Aujourd’hui, l’accoutrement d’une catégorie d’artistes ivoiriens, surtout certains disc-jockeys qui se réclament du mouvement Coupé-décalé, choque, à outrance, la décence. Que ce soit les hommes ou les dames, tous adoptent un style gangster et voyou qui commence à prendre de l’ampleur dans la population jeune. Que ce soit dans les quartiers d’Abidjan et même dans les capitales régionales de l’intérieur du pays, cette mode fait des émules.
Chez certains jeunes gens, qui évoluent dans ce mouvement, être bien mis c’est porter des pantalons “jeans taille basse” qui laissent entrevoir leur bagage fessier. Qu’ils soient fournis ou pauvres en chair, les jeunes gens mettent à portée de vue, de façon extravagante, leurs dessous. Mais, le hic est que, très souvent, ces sous-vêtements sont d’une malpropreté déconcertante ! A ce sujet, récemment, lors d’un spectacle au Palais de la Culture à Treichville, la nouvelle coqueluche de l’humour, Le Magnific a été sans ambages dans la dénonciation de cette manière de se vêtir de ces jeunes gens. « Nous au Zouglou, on s’habille bien. Mais, les DJ, eux mettent toujours leurs caleçons dehors. Mais, pour beaucoup d’entre eux, les dessous qu’ils mettent dehors, ce sont de vraies serpillères… », avait-il ironisé. Chez la gent féminine du mouvement coupé décalé ou DJ, c’est un véritable désastre. Il n’est pas rare de voir, à tous les coins de rues, ces jeunes dames se mettre pratiquement nues. Elles arborent des tenues très étriquées qui dessinent, au millimètre près, toutes leurs rondeurs. Le comble, c’est que très souvent, ces vêtements qu’elles portent, d’une transparence indéniable, laissent voir leur corps. Pis, à l’œil nu, l’on devine leurs parties intimes. A voir tout cela, les Ivoiriens se posent la question de savoir s’il faut se vêtir, forcement, de la sorte pour s’attirer des fans ?
L’on dira qu’elle est révolue l’époque où, pour être invité sur un plateau de télévision ou à un dîner-gala, il fallait être en costume. Mais, ce que les mélomanes demandent, c’est tout simplement que ces artistes, dont les faits et gestes influencent la vie des mélomanes et même de la société entière, se vêtissent de façon correcte en arborant des vêtements propres. Car, ils doivent le savoir, le style vestimentaire fait partie intégrante des éléments distinctifs et d’attraction du public vis- à-vis d’un artiste.

L’effet du costume

Tous les Ivoiriens ont encore en mémoire l’image de feu François Lougah. N’étant pas un grand auteur compositeur, “le Papa national” a forcé l’admiration des mélomanes par le point d’honneur qu’il mettait à son style vestimentaire agréable. Pour souvenir, en 1983 pendant le duel mémorable qui a opposé François Lougah à Bailly Spinto “le Rossignol”, les puristes étaient formels pour reconnaître la victoire du Papa national. Ce jour-là, lorsque Lougah, à son dernier tour de chant, a arboré son costume aux motifs de léopard, toute la salle des fêtes de l’Hôtel Ivoire s’est levée pour le gratifier d’un standing ovation. Les années qui ont suivi, non seulement des milliers d’Ivoiriens ont adopté le style vestimentaire de Lougah, mais également le tissu dans lequel il a fait tailler son costume s’est arraché comme de petits pains.
Il en est de même pour feu Ernesto Djédjé. Le créateur du Ziglibity, quant à lui, a réussi à imposer, dans le landerneau musical ivoirien, son accoutrement fait de pantalons et chemises aux bas et manches évasés. Et tous les faiseurs de ce rythme musical étaient identifiables par leur manière de se vêtir. Il n’y a qu’à voir l’accoutrement du continuateur du Ziglibity, Johnny la Fleur, pour s’en convaincre.
Il est clair que l’artiste est un modèle dans la société. A ce titre, tout ce qu’il pose comme acte est suivi de près par ses fans. Il fait donc des émules au sein de la population, surtout, chez les jeunes facilement influençables. De ce fait, les artistes DJ et faiseurs de coupé-décalé qui captent l’attention de la population jeunes doivent, amener ceux d’entre eux qui se singularisent par un style voyou, de corriger leur mode vestimentaire avec un peu de décence. Car, une chose est de vouloir imiter les Lady Gaga, Britney Spears, mais une autre est de ménager les sensibilités et la décence.

Jean- Antoine Doudou

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