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Le Patriote N° 3970 du 15/2/2013

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Interview / Alain Traoré (attaquant Burkinabé) : “Aujourd’hui, on regarde le Burkina autrement”
Publié le vendredi 15 fevrier 2013  |  Le Patriote




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Blessé lors du troisième et dernier match de poule, Alain Traoré est tout de même resté dans l’équipe jusqu’à la finale historique du Burkina Faso. Ce talentueux attaquant des Etalons dit toute sa fierté d’avoir fait partie de ce groupe. Par ailleurs, il demande que les Ivoiriens n’attendent pas toujours trop de leur équipe. Le Patriote : Comment avez-vous vécu cette première finale du Burkina Faso ? Alain Traoré : Ça a été une très grande fierté pour moi d’avoir disputé la finale de la CAN. C’est un grand pas et cela veut dire qu’il a eu beaucoup de travail fait en amont. Et cette qualification en finale de la Coupe d’Afrique ne m’a pas surpris. Quand on s’investit dans la formation, dans les infrastructures et quand on a un Président de la République qui fait tout pour que le football burkinabé aille de l’avant, on finit toujours par récolter quelque chose. LP : Qu’est-ce qui a métamorphosé cette équipe et qui lui aura permis d’aller jusqu’en finale ? AT : Notre force réside dans notre humilité et le courage de tous et un chacun. Nous savons que nous sommes des bosseurs et nous savons que nous avons aussi de la qualité. Mais, nous restons humbles pour renforcer notre cohésion et garder l’ambiance familiale qui règne dans le groupe. LP : Alain Traoré était incertain avant cette CAN pour cause de blessure. Vous l’abordez finalement dans les meilleures conditions en inscrivant trois buts en deux matchs. Et puis une blessure vous éloigne des terrains. Comment avez-vous vécu tout ça ? AT : J’ai du mal à parler de moi-même et je préfère que mes coéquipiers le fassent. Mais personnellement, c’est un bilan en dents de scie. Je ne peux pas être satisfait de ce que j’ai réalisé car je sais que je peux faire mieux. Il est vrai que tout le monde dit être fier de moi et me remonte le moral mais je reste un peu triste et déçu de ne pas pouvoir tout donner à mon pays. Ce que l’équipe a fait est extraordinaire mais du point de vue personnel, je sais que je pouvais apporter davantage. Malheureusement, il faut accepter ce qui m’est arrivé. Ce sont les choses de la vie et les blessures font partie de la carrière du footballeur. Il faut maintenant voir les choses autrement et essayer d’aller de l’avant. C’est-à-dire remonter cette blessure et revenir plus fort qu’avant. LP : Qu’est-ce que vous voulez dire exactement ? AT : Vous savez que la blessure, c’est le premier ennemi du footballeur. J’ai eu une déchirure au niveau de la cuisse et je ne pouvais pas continuer et forcer avec une blessure. Ce n’était même pas imaginable de continuer la compétition. Et c’est là qu’on voit la force et la mentalité de notre groupe qui a su remonter cette blessure jusqu’à nous envoyer en finale. Ce qui fait qu’aujourd’hui tout le monde regarde le Burkina Faso autrement. On ne partait pas favoris et aujourd’hui on se retrouve à disputer la finale. LP : Comment avez-vous accueilli l’élimination de la Côte d’Ivoire dès les quarts de finales? AT : Tout le monde sait que les Eléphants ont une grande équipe avec beaucoup de qualités. Mais je pense que le peuple ivoirien attend trop de cette équipe. Ce qui fait que les joueurs n’arrivent pas à se défaire de cette grosse pression. Il faut dire qu’il n’est pas du tout facile d’arriver à une compétition avec l’étiquette du super favori. Car automatiquement tout le monde veut gagner la Côte d’Ivoire pour être bien vu. C’est ce qui rend toujours difficile la mission des grandes équipes. La Côte d’Ivoire joue alors tous ces matchs comme des finales de Coupe d’Afrique. Ce qui n’est pas évident sur la durée de la compétition. Il faut comprendre cette équipe et être beaucoup plus compréhensible envers elle. Si on parvient à réduire la pression autour de certains joueurs de cette équipe, il n’y a pas de doute que la Côte d’Ivoire qui est la meilleure équipe de l’Afrique ne gagne pas. LP : Alain Traoré, malgré la blessure, a réussi une superbe CAN. Est-ce que vous avez des contacts le mercato estival ? AT : La CAN peut largement contribuer au transfert d’un joueur mais c’est d’abord son travail en club qui est le plus important. Il faut être toujours lucide pour donner le meilleur de soi-même en club. J’ai la chance d’être dans un bon club même s’il n’a pas un gros budget. C’est un club formateur et pour un jeune joueur, il est toujours bien de jouer dans ce genre de club qui joue très bien au football et qu’on compare souvent au grand Barcelone. C’est donc bien pour moi de continuer à travailler là-bas, grandir et franchir d’autres paliers. Et en fin de saison, on verra bien.
Par KL

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