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Politique Publié le mardi 19 février 2013 | L’intelligent d’Abidjan

Après les affrontements du dimanche / Le point de la situation à Afféry : Le domicile du chef du village saccagé, les copines des FRCI déshabillées

Après les affrontements qui ont éclaté entre populations autochtones et les soldats du Bataillon de sécurisation de l’Est (BSE), Afféry ressemblait hier, selon certains habitants, à une ville morte. Aucun véhicule de transport en commun ne pouvait entrer dans la ville. Les autorités préfectorales et administratives, avec à leur tête le préfet de région, préfet d’Adzopé, Sanogo Al Hassana, ont entamé des pourparlers avec les jeunes, qui campent sur leur position, celle de voir les FRCI partir de leur localité.

La tension est montée d’un cran, hier lundi 18 février 2013 à Afféry après les affrontements entre populations et les éléments des FRCI du Bataillon de sécurisation de l’Est (BSE). Selon les témoignages d’un Afférien que nous joint au téléphone, la ville est paralysée depuis le décès du jeune Ohoueu Thierry, le dimanche 17 février 2013. Selon les témoignages recueillis auprès des populations le dimanche 17 février, deux versions contradictoires expliquaient ces affrontements. Selon la première, il ressort qu’un jeune d’Afféry et un élément des FRCI auraient eu une altercation à la suite de laquelle le jeune ressortissant de la localité aurait été battu. Cette attitude de l’homme en arme n’a pas été appréciée par d’autres jeunes qui se seraient portés au secours de leur frère, pour le sortir «des griffes» de l’homme en arme. Quant à la seconde version, elle indique que ce sont plutôt des jeunes d’Afféry qui se seraient jetés sur un élément des FRCI pour le battre à mort. Les autres FRCI ont appelé du renfort et c’est ainsi que tout a dégénéré. Hier lundi 18 février 2013, la situation était toujours tendue. «La ville est actuellement paralysée, il n’y a pas de circulation actuellement. Les FRCI qui occupaient le commissariat de la ville ont quitté leur base et ils ont été remplacés par un détachement de la gendarmerie et les soldats de l’ONUCI, mais nous ne savons pas où ces FRCI sont parties. Hier, (dimanche, ndlr), le domicile du chef du village a été saccagé par des jeunes, parce qu’ils lui reprochent d’avoir fait venir les FRCI à Afféry. Aujourd’hui, ils s’en sont pris à toutes les filles qu’ils connaissent comme étant les copines des FRCI. Elles ont été déshabillées au quartier Commerce. Les autorités préfectorales, le préfet, le sous-préfet et le député sont arrivés à Afféry, ils se sont rendus au commissariat pour une réunion et ensuite ils se sont dirigés pour parler avec les populations», a expliqué cet habitant.

Détermination de la jeunesse pour le départ des FRCI
«L’armée est une institution de la République, qui mérite le respect des populations. Il n’est pas question qu’elle quitte une cité à la demande des populations. Nous allons prendre nos responsabilités, mais il n’est pas question que les militaires partent», avait répondu, fermement, le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense, lors de sa visite à Afféry, aux lendemains des incidents survenus entre populations et FRCI, du 31 décembre 2012 au 3 janvier 2013. Cette fermeté semble ne pas avoir été comprise par les populations d’Afféry qui, depuis hier, ont lancé une pétition pour le départ des soldats du BSE de leur localité. «Depuis 13 heures (lundi 18 février 2013, ndlr), ces jeunes ont lancé une pétition pour le départ des FRCI», a révélé notre interlocuteur. Du côté du ministère de la Défense, l’on attend d’avoir toutes les informations nécessaires sur la situation qui prévaut à Afféry avant une éventuelle communication. «Le ministre fera une déclaration officielle dans les heures qui viennent, mais pour le moment, il n’a pas encore décidé de se rendre à Afféry», a confié un collaborateur du ministre Paul Koffi Koffi.

Olivier Dion
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