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Le Patriote N° 3973 du 19/2/2013

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Interview /Emile Ebrottié (Conseiller en Communication de Bédié) : ”L’avenir de la Côte d’Ivoire ne se fera pas en dehors du RHDP ”
Publié le mardi 19 fevrier 2013  |  Le Patriote




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Les élections municipales et régionales se feront en RHDP. C’est ce qu’ont décidé les présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. En attendant les derniers réglages, nous avons rencontré le Conseiller en communication du président Henri Konan Bédié, M. Emile Ebrottié et également membre du Bureau politique du PDCI-RDA. Dans cet entretien, il explique pourquoi les partis membres de l’alliance des Houphouétistes ont intérêt à aller en RHDP. Interview. Le Patriote : Les présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara se sont rencontrés mardi dernier. A l’issue de cette rencontre, les deux hommes d’Etat ont plaidé pour plus de candidatures RHDP pour les élections municipales et régionales à venir. Quel commentaire ? Emile Ebrottié : Je souscris totalement à ce que les deux présidents ont décidé. J’appuie même cela en disant que c’est seulement à cette condition que tous les enfants de Félix Houphouët-Boigny pourront s’en sortir. Car, l’objectif de cette décision est de les réunir pour être toujours forts. Nous avons un seul adversaire. C’est le camp Gbagbo. Tant qu’on peut gérer ensemble les mairies et les conseils régionaux, ce sera plus facile pour nous de gérer la Côte d’Ivoire. Mais ceci doit se faire en respectant les différents composants du RHDP. Il ne doit pas avoir un seul cavalier qui oblige les autres à jouer les chevaux. LP : Cette rencontre intervient après les élections partielles législatives qui ont montré qu’il existe un déficit de communication entre la base et le sommet. A-t-elle été convoquée pour éviter d’autres désagréments au cours des prochaines élections? EE : Pas du tout. Cette rencontre a été convoquée dans la même logique de la rencontre qui a précédé les élections législatives de décembre 2011. A cette époque, les deux présidents avaient demandé aux candidats d’aller en rangs serrés. Mais certains ont pensé qu’ils avaient une base suffisamment assez forte pour remporter les élections. On a vu le résultat. Nous pensons qu’il faut rester unis. Car c’est ensemble que nous allons construire la Côte d’Ivoire de demain. LP : Pensez-vous, comme certains, qu’il y a le feu en la demeure du RHDP ? EE : Les gens s’amusent à se faire peur. Il n’y a pas le feu en la demeure tant que les présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara emprunteront le chemin qui a été tracé par le président Félix Houphouët-Boigny. C’est ensemble qu’on pourra perpétrer l’?uvre du président Houphouët-Boigny. Si l’on veut évoluer en rangs dispersés, on n’ira nulle part. Car l’avenir de la Côte d’Ivoire ne se fera pas en dehors du RHDP. Il passe par le RHDP. C’est vrai que les problèmes de leadership et le choc des ambitions laissent craindre le pire. Mais il faut qu’on arrive un jour à oublier qu’on est RDR, PDCI-RDA pour arriver à un parti unifié. Moi, je ne me sens pas figé. Les choses peuvent évoluer à tout moment. N’oublions pas que nous sommes dans un monde où les choses vont vite. C’est ce qu’on recherche qui est le plus important et non les chapelles politiques. On peut dire à tout le monde qu’on est du PDCI, mais si on n’épouse les idéaux de Félix Houphouët-Boigny se ment à soi-même. Vous savez, il y a des gens qui ont besoin d’être étiqueté RDR ou PDCI pour être élus. Ils se battent pour leurs propres intérêts. Mais ce n’est pas ce qui est important. C’est l’avenir du pays qui compte. LP : Dans le choix des têtes de liste RHDP, il y a encore des blocages. Doit-on s’attendre encore à un échec ? EE : Pas du tout. Lors de la dernière réunion des membres du gouvernement RHDP chez le président Bédié, le samedi dernier, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a dit que le président Bédié a instruit la délégation qu’il conduisait de lui rendre les conclusions de leurs réflexions avant le 21 avril. Il appartient au président de la conférence des présidents du RHDP de convoquer à nouveau son jeune frère, le président Alassane Ouattara et les autres présidents du RHDP. Après ces dernières étapes, les choses rentreront en ordre. LP : Mais le fait pour le PDCI-RDA de contester la tête de liste dans les régions du Bounkani et le Poro n’est-il pas gros ? EE : Les élections régionales et municipales ne requièrent pas les mêmes paramètres. Autant l’élection présidentielle est un contrat entre le peuple et un candidat soutenu par un parti politique. Autant les élections locales concernent une équipe et une population. C’est en cela qu’il y a des gens qui pensent qu’ils ont plus de charisme pour faire bouger les lignes là où leur parti n’a pas sorti vainqueur des élections précédentes. LP : Dans certaines circonscriptions où il y a plusieurs cadres du RHDP issus de partis différents, peut-on obtenir un consensus autour d’un nom ? EE : Il faut d’abord appliquer la discipline. Qu’on soit du PDCI, du RDR, de l’UDPCI et du MFA, nous avons donné mandat aux présidents Bédié, Ouattara, Mabri et Anaky pour parler à notre nom. S’ils choisissent quelqu’un, nous avons le devoir de le soutenir. Il faut donc accepter de s’aligner. Le RHDP doit donner l’exemple en matière de respecter de la discipline du parti. Si nous respectons les choix opérés par nos présidents, comment pourrons-nous convaincre les autres à les respecter. L’intérêt du groupe doit donc primer sur les individus. LP : D’aucuns disent que c’est parce que le PDCI est en difficulté qu’il veut aller en RHDP. EE : Ce n’est pas vrai du tout. Les derniers résultats des élections législatives partielles montrent que le PDCI-RDA est loin d’être en difficulté. Les réalités d’il y a un an, ne sont les mêmes aujourd’hui. Je dis la position des présidents Bédié et Ouattara sur la question n’a pas varié. Et elle ne date pas d’aujourd’hui. Souvenez-vous qu’aux élections législatives de décembre 2011, les deux leaders ont appelé à aller en RHDP. Il faut qu’on arrête les querelles de chapelles. C’est l’intérêt de la Côte d’Ivoire qui compte. Comment voulez-vous qu’on convainc les autres à nous rejoindre si nous passons tout notre temps à se battre pour des postes ? LP : Certains soupçonnent le PDCI-RDA à endormir son allié le RDR pour présenter en 2015 un candidat. EE : Nous ne sommes pas encore en 2015. Il y a beaucoup de choses dans ce pays. Des problèmes de sécurité, sociaux, de chômage etc. Au PDI, nous attelons à aller au congrès. Nous ne sommes pas dans une logique de tractation souterraine sur le choix d’un candidat. Les présidents Ouattara et Bédié se rencontrent régulièrement pour la gestion de ce pays. C’est ce qui est important. En 2015, le PDCI se prononcera. Pour le moment, le président Ouattara est aux affaires. Il a la caution du président Bédié. Pour le futur, on avisera. LP : Pensez-vous que le RHDP peut survivre à ces élections ? EE : Je peux peut-être me tromper. Mais c’est ma conviction. La Côte d’Ivoire de demain ne peut se construire qu’avec les enfants de Félix Houphouët-Boigny unis. Nous avons connu la parenthèse douloureuse de l’après-Houphouët. Il ne faut pas réveiller les vieux démons qui vont nous entrainer dans un chaos irréversible. Taisons donc nos ambitions personnelles et pensons à l’avenir de nos enfants. Faisons le sacrifice de l’union qui, tout comme la réconciliation, est le socle d’une Côte d’Ivoire telle que Houphouët-Boigny l’a rêvée.

JCC

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