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Le Temps N° 2832 du 20/2/2013

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La Guinée s’empare d’un village ivoirien : le silence inquiétant du régime Ouattara
Publié le mercredi 20 fevrier 2013  |  Le Temps




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La Guinée s’empare d’un village ivoirien : Le silence inquiétant du régime Ouattara
Depuis le vendredi 8 février 2013, un impressionnant détachement des forces armées guinéennes (Fag) s’est emparé du village de Kpéaba, situé à une quinzaine de kilomètres de la ville frontalière ivoirienne de Sipilou, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, dans le département de Biankouma. Selon les informations relayées par la presse, cette incursion de l’armée guinéenne, en territoire ivoirien est la résultante d’un vieux litige frontalier qui oppose les deux pays. La Guinée revendique son appartenance sur cette terre, malgré un tracé de frontière qui attribue à la Côte d’Ivoire cette enclave qui couvre le village de Kpéaba. Quand, pour leur part, des sources villageoises et sécuritaires, les militaires guinéens tiennent actuellement fermement les différentes positions sur les pistes dessertes pour éviter toute riposte de la part des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). En clair, cette annexion est une réalité. Puisque, selon une source militaire, Frci, rapportée par l’Agence de française de presse(Afp), il s’agit d’une « cinquantaine de soldats guinéens armés de kalachnikovs» qui occupent depuis plusieurs jours le village de Sipilou, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière guinéenne. « Ils ont retiré le drapeau ivoirien pour hisser celui de la Guinée», confie-t-elle à l’Afp, ajoutant que les militaires guinéens auraient « destitué le chef du village pour installer un chef venu de la Guinée ». Voilà une affaire qui n’émeut pas le régime Ouattara. Occupé plutôt à réprimer les jeunes partisans de Laurent Gbagbo lors de manifestation pacifique et démocratique du 16 février 2013. Quand du côté d’Adzopé, précisément à Affery, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire(Frci) sèment la désolation et la tristesse au sein de la population hôte. Que peut-on attendre des tels « pouvoirs publics » en une telle circonstance ? Une partie du pays est annexée, aux mains d’une armée étrangère qui « déchire le drapeau ivoirien pour le remplacer par le sien ». Faut-il attendre que le pays tout entier soit annexé pour agir ? En tous cas, dans cette partie du pays ce village est devenu une localité guinéenne. La situation inquiète et suscite beaucoup d’interrogations. Le silence du régime inquiète. Dans la mesure où depuis le 8 février 2013, la Côte d’Ivoire ne possède plus la totalité de son territoire. Les 322462 km2 enseignés et écrits dans les annales du pays viennent d’être réduits de quelques mètres carrés. Dans le silence du régime Ouattara et son armée. Et pourtant, la mission première d’une armée est de défendre l’intégrité du territoire national. Pour Ouattara et son armée, la priorité est ailleurs. Les Frci traquent et assassinent les pro Gbagbo. Alassane Ouattara, lui, mobilise des fonds et hommes pour que le Mali retrouve son intégrité territoriale. Après que ce pays ait perdu sa partie septentrionale du fait de l’avancée des djihadistes. Ouattara a-t-il abdiqué face à l’armée guinéenne? Ce que ne ferait pas Laurent Gbagbo. L’on a encore en mémoire que l’illustre prisonnier détenu injustement à la Cpi avait juré de céder à son successeur la Côte d’Ivoire avec ses 322462 km2. Malheureusement sous Ouattara, les choses se passent autrement. La situation qui prévaut à Kpéaba est passée sous silence. Où est passée son armée si prompte à réprimer les opposants ?
Toussaint N’Gotta

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