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C’est “un procès politique“, assure la défense de Laurent Gbagbo à la CPI
Publié le mercredi 20 fevrier 2013  |  AFP


CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.


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LA HAYE - L’avocat de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l’humanité commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011, a assuré mercredi qu’il n’y avait aucune preuve à l’encontre de son client et qu’il s’agissait d’un "procès politique".

"Le peuple ivoirien aurait mérité un autre procès qu’un procès politique,
il aurait mérité que soit instruit le procès des vrais responsables de la
destruction depuis une décennie du pays et la Cour aurait mérité de pouvoir se
pencher sur ce qui s’est réellement passé en Côte d’Ivoire", a déclaré
l’avocat français Emmanuel Altit, au deuxième jour de l’audience de
confirmation des charges contre Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale
(CPI).

Premier ex-chef d’Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo, 67 ans, est
soupçonné d’être "co-auteur indirect" de quatre chefs de crimes contre
l’humanité, commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011.

"Le dossier de l’accusation est parcellaire, lacunaire : la réalité des
faits ne cadrant pas avec ses accusations, le procureur a dû en occulter
quelques uns", a ajouté l’avocat, soulignant : "il n’y a nulle trace
d’enquête, le procureur n’apporte aucun élément probant, il n’y a rien" dans
le dossier.

Si Laurent Gbagbo est actuellement à la CPI, et sa femme, Simone, également
sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI, est détenue en Côte d’Ivoire,
aucune personnalité pro-Ouattara n’a été inquiétée.

"Pourquoi ne sont-ils pas là, pourquoi ne sont-ils pas poursuivis?", s’est
interrogé M. Altit, citant notamment plusieurs personnalités occupant des
postes clés sous le régime de M. Ouattara.

La défense de l’ancien président a par ailleurs mis en cause le rôle de la
France dans la chute de Laurent Gbagbo : "il s’agit non seulement d’une
affaire ivoirienne mais aussi d’une affaire française".

Laurent Gbagbo avait été arrêté le 11 avril 2011 sous le feu des forces
françaises et de l’ONU après avoir refusé de reconnaître la victoire au second
tour de l’élection présidentielle le 28 novembre 2010 de son rival Alassane
Ouattara, certifiée par l’ONU.

Ce refus de quitter son poste après 10 ans au pouvoir a plongé la Côte
d’Ivoire dans une violente crise longue de cinq mois qui a coûté la vie à près
de 3.000 personnes.

Cette audience de confirmation des charges, qui devrait se conclure le 28
février par une déclaration de M. Gbagbo, doit permettre aux juges d’examiner
si les éléments de preuves rassemblés par l’accusation sont suffisamment
solides pour permettre, plus tard, la tenue d’un procès.

Mardi, l’accusation avait déclaré que le plan mis en place par Laurent
Gbagbo avait mené la Côte d’Ivoire à la violence et au chaos, et qu’il était
responsable "de la mort, des viols, des blessures graves et de la détention
arbitraire de nombreux citoyens, respectueux des lois, perçus comme soutenant
M. Ouattara".
mbr/cjo/hm

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