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Politique Publié le mercredi 20 février 2013 | AFP

Côte d’Ivoire: deux morts dans des échauffourées impliquant des militaires (officiel)

© AFP Par DR
Afféry : le ministre Patrick Achi désamorce un affrontement entre les communautés Malinké et Akyé
Les dimanche 17 et lundi 18 février, des échauffourées ont opposé des habitants aux Forces républicaines (FRCI). Le ministre Patrick Achi, fils de la région, parvient à désamorcer la crise
ABIDJAN - Des échauffourées entre soldats et habitants ont fait deux morts et trois blessés à Afféry, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire, a affirmé mercredi le gouvernement, annonçant le prochain remplacement de l’armée par la police dans cette localité.

Les dimanche 17 et lundi 18 février, des échauffourées ont opposé des habitants aux Forces républicaines (FRCI, armée) et "ont occasionné la mort de deux personnes et fait trois blessés" dans cette bourgade proche de la ville d’Akoupé (environ 140 km au nord d’Abidjan), selon un communiqué du Conseil des ministres.

Selon la presse ivoirienne, les personnes tuées étaient des civils.

"La situation est redevenue calme et les patrouilles de la gendarmerie se poursuivent", a indiqué le gouvernement.

Après cet incident, les autorités ont décidé d’affecter des éléments de la police à Afféry "en remplacement des FRCI", de renforcer dans cette zone les "moyens d’action" de la gendarmerie et de cantonner les FRCI à Akoupé, ajoute le communiqué.

Les tensions entre habitants et FRCI sont récurrentes à Afféry comme dans d’autres localités, notamment dans des régions comptant de nombreux soutiens de l’ex-président Laurent Gbagbo, tombé le 11 avril 2011 après avoir provoqué une crise postélectorale ayant fait quelque 3.000 morts.

Selon une source proche du dossier, les problèmes à Afféry proviennent largement du racket auxquels les habitants sont fréquemment soumis par les FRCI, la nouvelle armée en cours d’organisation par le régime du président Alassane Ouattara.

Les autorités se sont engagées dans des actions contre le racket, un fléau de longue date mais qui est aggravé parfois par le fait que certains combattants pro-Ouattara de la période de crise, et intégrés depuis lors à l’armée, ne sont pas payés.
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