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Le Patriote N° 3975 du 21/2/2013

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Développement du sport en Côte d’Ivoire : De la nécessité de la loi sur le sport
Publié le jeudi 21 fevrier 2013  |  Le Patriote




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Le débat sur le football déclenché après l’élimination inattendue de l’équipe nationale de football en quarts de finale de la CAN 2013, va désormais dans tous les sens. Tous les acteurs, qui ont un intérêt immédiat ou lointain dans le football ivoirien, tentent d’apporter leur solution. Au devant de toutes ces bonnes intentions ( ?), le ministre des Sports multiplie des actions. Il a rencontré la fédération ivoirienne de football, une partie de la presse sportive et entend poursuivre sa démarche jusqu’au Gouvernement. Alain Lobognon est en mode turbo pour tenter de trouver dans l’immédiateté les solutions au mal qui fait que depuis 1992, les Eléphants ne gagnent plus sur l’échiquier continental. Le ministre Alain Lobognon va vite, très vite et certainement trop vite. Tellement vite qu’on est en droit de craindre une sortie de route. Patron du sport ivoirien, le ministre de la Promotion de la jeunesse, des Sports et Loisirs gagnerait à dépassionner les débats. Lui et ses collaborateurs doivent surtout réfléchir dans un cadre plus global aux solutions à apporter non seulement au football mais au sport ivoirien dans son entièreté. La vie de la Nation ne s’arrête pas à une élimination d’une équipe nationale. Fusse celle des Eléphants footballeurs. Très récemment, le handball a organisé sur nos terres deux compétitions financées par l’Etat de Côte d’Ivoire. Les résultats étaient loin, très loin d’être satisfaisants. Mais la terre d’Eburnie n’a pourtant pas tremblé. Dans bien d’autres disciplines, les équipes nationales et ou les clubs ont pris part à des compétitions sans forcément rapporter de lauriers. Et quand les taekwondo ’in remportent des médailles, leur sacre ne bénéficie d’aucun soutien franc. Le ministre des Sports en Côte d’Ivoire doit arrêter d’être celui du football. Les grandes consultations du ministre Lobognon ne doivent pas être restreintes au football et accrochées à la déception de l’élimination de Didier Drogba et de ses camarades en quarts de finale d’une CAN. Le football ivoirien ne se résume pas à la seule équipe nationale tout comme le sport ivoirien va au-delà du football. C’est en cela qu’il urge que le patron du sport en Côte d’Ivoire se concentre sur la loi sur le sport. Tout le problème est là. Tant qu’il n’y aura pas ce repère légal, cette constitution de la pratique du sport en Côte d’Ivoire, nous naviguerons à vue et continuerons de baigner dans l’amateurisme. Car, c’est de cette loi que sortiront les solutions qui permettront à l’Etat de Côte d’Ivoire d’apporter une aide substantielle aux associations sportives en Côte d’Ivoire. C’est cette loi qui donnera assez de garanties à nos jeunes qui veulent embrasser une carrière sportive parce qu’assurés qu’ils baigneront dans un monde professionnel. C’est de par cette loi que les entreprises pourront véritablement intervenir dans le sponsoring des clubs, des fédérations et des athlètes. C’est encore cette loi qui garantira des lendemains tranquilles à tous ceux qui se seront battus pour défendre vaillamment les couleurs ivoiriennes. Il faut donc arrêter de tourner en rond et tenter de faire croire qu’on va réinventer l’eau chaude. L’Afrique du Sud a abrité la CAN en engageant l’argent du contribuable sud-africain pour organiser cette compétition. Les Bafana Bafana ne sont pas allés plus loin que les quarts de finale et la Nation arc-en-ciel n’a pas pris feu. La fédération continue de développer le football dans le pays de Mandela et le sélectionneur national, Gordon Igesung est toujours au travail pour préparer les échéances futures. Il faut laisser loin derrière nous les émotions, la douleur et la déception de la défaite. Il faut aller à une vraie réflexion en ciblant les vrais défis. Pour cela, il faut poser les vraies questions si l’on veut avoir les vraies réponses. Toutefois, il faut avant tout doter la Côte d’Ivoire d’une boussole. Une loi qui définira dans les moindres détails la pratique sportive en Côte d’Ivoire. Le travail en amont a été fait par tout ce que le mouvement sportif ivoirien compte de bras valides. Deux états généraux sous deux ministres ont été faits. Le ministre actuel a les conclusions de ces études. Il lui appartient à présent d’amener l’Assemblée Nationale à transformer ce projet en loi. Pour ce qui est du football, les clubs ont fait confiance à une équipe qui déroule un programme sur quatre ans. L’équipe nationale A n’est qu’une articulation de ce programme. Mais si le ministère veut réellement aider le football ivoirien, il peut s’inspirer de l’exemple gabonais. En effet, le pays d’Ali Bongo a décidé d’appuyer les clubs de football en leur apportant une subvention de 300 millions de FCFA chacun. A ce rythme, les clubs ivoiriens payeront très bien leurs joueurs qui resteront sur place au lieu de s’exiler dans des pays lointains pour gagner leur vie. Et l’équipe nationale s’en portera certainement mieux.

Koné Lassiné

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