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Nord-Sud N° 2292 du 21/2/2013

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L’accusation charge : 45 crimes retenus contre Gbagbo
Publié le jeudi 21 fevrier 2013  |  Nord-Sud


CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.


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L’accusation a énuméré, hier, des incidents commis, selon elle, par des proches de l’ancien président Laurent Gbagbo.

L’accusation fait feu de tout bois. Elle impute «45 incidents» à Laurent Gbagbo. Ces faits sont notamment les «crimes» qu’elle a listés dans le document contenant les charges (Dcc). Selon elle, ils ont été perpétrés par des «proches », militaires et civils, de l’ex-chef d’Etat dans le cadre de la « politique menée par Laurent Gbagbo et ses proches ». S’appuyant alors sur une projection, l’accusation a présenté des vidéos à la juge unique de la Chambre préliminaire 1. Les faits ainsi mis en avant remontent de la fin novembre 2010 au 12 avril 2011. Ils se sont soldés par « 700 morts, 40 viols, 520 arrestations, atteintes à l’intégrité physique de 120 personnes ». Tous les faits ont visé « des militants du Rassemblement des républicains (Rdr), ceux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda), des habitants des communes d’Abobo, d’Adjamé, des originaires du nord de la Côte d’Ivoire, des musulmans, des ressortissants burkinabé et maliens». Pour un souci d’organisation, l’accusation a structuré ses charges en quatre points : la localisation géographique des crimes ; la répartition temporelle des attaques ; celles imputées aux forces de défense et de sécurité d’alors, aux jeunes patriotes, aux forces pro-Gbagbo ; et le lieu et les dates auxquels ils ont été commis. Selon le conseil adverse à la Défense, des rapports de l’ONU et des témoignages vidéo confortent ses charges. En outre, les confidences de 184 témoins corroborent les accusations citées. Les actes criminels relevés ont été « perpétrés » lors des contrôles d’identité à des barrages réguliers et informels, des immolations, et des opérations militaires. Elle ne citera pas de façon exhaustive ces faits incriminés, mais le 27 novembre 2010, détaille l’accusation, « des Fds ouvrent le feu sur le marché d’Abobo ». Cinq civils tués. Dans la nuit du 1er au 2 décembre de la même année, ils « ouvrent le feu sur des partisans du Rhdp», bilan : 7 morts et 14 blessés. Le trentième incident, c’est lorsqu’à Yopougon, 150 jeunes criaient « tuer, brûler… vous devez tous partir » contre des personnes supposées être du camp adverse. Cette situation s’est terminée par la « mort de 11 civils, tués à la machette ». De même source, du 13 au 22 mai 2011, une répression à l’arme a fait quarante morts à Adjamé. S’agissant du 45è et dernier dommage, termine l’accusation, il est du fait de miliciens et de mercenaires. Au total entre « 120 et 220 civils » en ont été victimes à Irobo, Grand-Lahou, San-Pedro… le long de la côtière.

Bidi Ignace

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