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Le Temps N° 2833 du 21/2/2013

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«Gbagbo est responsable de la mort de 166 personnes» : qui a tué les 2844 autres personnes ?
Publié le jeudi 21 fevrier 2013  |  Le Temps




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«Les charges contre le Président Gbagbo ne sont pas suffisamment précises», estime la Défense, lors de cette audience de confirmation où d’infirmation des charges qui a débuté le mardi 19 février 2013. Cette sortie des avocats du Woody tombe comme un coup de massue pour le régime Ouattara. Le Conseil du Président Gbagbo le dit à juste titre. Car le mardi 19 février 2013, à l’ouverture de la même audience, le réquisitoire du Procureur a été bien précis, plus qu’étonnant. Il apparait même comme un aveu d’impuissance dans ce dossier qui visiblement, dépasse Fatou Bensouda. «Gbagbo est responsable de la mort d’au moins 166 personnes et du viol d’au moins 34 femmes», tranche du coup, le bureau du procureur de la Cpi. L’Accusation, c’est-à-dire le Procureur, dans ce qu’il convient d’appeler le procès de la honte, se fourvoie davantage. En voulant forcement condamner la victime à la place des bourreaux, la Cpi fonce tête baissée, dans le ridicule. Car après la crise postélectorale, les statistiques macabres font cas d’au moins 3000 morts. Si la Cpi reconnait que le Président est responsable de la mort de 166 personnes, qui a tuées les 2844 qui restent ? Ou alors pour la Cpi, les 166 Ivoiriens tués sont plus importants que les 2844 autres? En fait, c’est ce que laisse croire cette justice onusienne. Sûrement que ces 2844 morts sont des pro-Gbagbo massacrés par les hommes de Ouattara. Par exemple, dans la journée du 11 avril 2011, dans la ville de Duékoué, les hommes des chefs de guerre Loss, Zackaria et autres seigneurs de guerre ont fait au moins, 800 morts en une seule journée. Sans compter ceux qui ont été tués dans la commune de Yopougon. Ces morts n’intéressent pas la Cpi. Fatou Bensouda fait aussi cas du viol de 34 femmes dont le Président Gbagbo serait responsable. On espère qu’elle dira dans quelles conditions ces femmes ont été violées. Et ce n’est pas tout.

Le comble de l’aberration !

Bensouda pousse le ridicule jusqu’à la limite du supportable, dans sa volonté de trouver des crimes forcement imputables au Président Gbagbo. «Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces françaises le 11 avril 2011, mais continuait de donner des ordres à ses partisans pour continuer, puisque le 12 avril, plus de 80 personnes ont été exécutées ou brûlées vives à Yopougon». Le comble des aberrations. Puisque le 11 avril 2011, le Président Gbagbo était déjà au Golf Hôtel qui est le Qg de campagne de Ouattara. De là-bas, parmi des gens qui ne demandaient que sa mort, comment pouvait-il encore continuer de donner des ordres à ses partisans ? Même quand on veut blanchir le faux, on fait appel à son intelligence. Fatou Bensouda ne sait peut-être pas ça. La pauvre, elle ne fait que réciter une mauvaise dictée que lui a laissée Ocampo, l’ex-Procureur affairiste de la Cpi. Mais cette foi, elle a le courage de reconnaître une chose, à savoir que le Président Gbagbo a été arrêté par les Forces françaises. Une vérité que le pouvoir voudrait cacher. C’est toujours au nom de ce tissu de mensonge mal ficelé qu’elle peut se permettre de dire aussi que le Président Gbagbo a fait des massacres dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, qu’elle dit un fief de Ouattara. Peut-être qu’elle ne parle de cette même Côte d’Ivoire. Dans cette affaire, elle aurait dû voir la cartographie électorale de la Côte d’Ivoire. Cela lui aurait permis de savoir que le grand ouest est le fief du Président Gbagbo. Elle aurait aussi su que c’est là-bas qu’il a fait l’un de ses plus gros scores dans cette élection présidentielle de 2010. Il apparait donc évident que le Président Gbagbo ne peut pas massacrer des gens qui l’ont voté massivement. C’est juste une question de bon sens. Dans cette affaire Gbagbo, Fatou Bensouda campe merveilleusement le personnage de Méka, dans le roman intitulé «Le Vieux nègre et la médaille» de l’écrivain Ferdinand Oyono. Une médaille folklorique vaut bien une poste «folklorique» de Procureur à la Cpi pour jouer le jeu des Occidentaux contre les leaders africains qui refusent de faire la courbette devant les maîtres blancs. La seule différence avec sa médaille est le titre de Procureur de la Cpi. Elle se joue alors la marionnette de la pire des façons. A l’évidence, de fortes zones d’ombre entachent les preuves contre le Président Laurent Gbagbo. Dans sa guerre contre la Côte d’Ivoire, la Cpi va plus loin pour accuser «qu’avant le premier tour des élections, Laurent Gbagbo et des personnes de son entourage immédiat ont adopté une politique visant à se maintenir au pouvoir par tous les moyens possibles, notamment en lançant de violentes attaques contre les civils qui, selon eux, étaient acquis à la cause de leurs opposants».

Bensouda enfonce Sarkozy et la France

Comme on le voit, Bensouda ayant enfoncé la France en rappellent que, «Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces françaises le 11 avril 2011», la Cpi reprend le discours servit à l’Elysée par Nicolas Sarkozy. Quelle est cette politique et qio sont ces civils qui ont été tués ? Là aussi, on espère que la Cpi saura donner les preuves de son accusation. «M. Gbagbo est accusé en tant que coauteur indirect, des crimes contre l’humanité suivants ou, subsidiairement, d’avoir contribué à la commission de ces crimes, soit : le meurtre d’au moins 166 personnes, le viol d’au moins 34 femmes et jeunes filles et le fait d’avoir infligé à 94 personnes au moins des atteintes graves à l’intégrité physique et de grandes souffrances ou, à titre subsidiaire, d’avoir attenté à leur vie». On apprend, avec Fatou Bensouda, que 94 personnes ont été victimes de maltraitance par la faute du Président Gbagbo. Une autre grande absurdité. Alors qu’elle feint d’ignorer que plus de 200 personnes ont subit des cas de tortures graves par les hommes de Ouattara dans les camps de tortures qui pullulent comme des boutiques de mauritaniens à Abidjan. On peut dire c’est même une mode dans le camp Ouattara. Car chaque chef de guerre a son camp de torture qui lui sert de moyen de chantage et de rançon. La Cpi ayant ouvert un bureau à Abidjan, on espère qu’elle enquêtera sur ces cas graves de traitements inhumains. Mais comme ce sont des pro-Gbagbo qui sont massacrés et torturés, ça n’intéresse pas Fatou Bensouda.
Toussaint N’Gotta

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