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Le Mandat N° 1022 du 22/2/2013

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Audience de confirmation des charges (3ème jours) : Les éléments du procureur qui achèvent Gbagbo
Publié le vendredi 22 fevrier 2013  |  Le Mandat


CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.


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L’audience de confirmation des charges contre l’ex-président Laurent Gbagbo s’est poursuivie, hier. Au cours de cette journée, le bureau du procureur a sorti plusieurs dossiers accablants le célèbre prisonnier.

Troisième round. Dans l’affaire « le procureur contre Laurent Gbagbo », on est en plein dans la phase décisive de l’audience de confirmation des charges. Et, le bureau du procureur veut aller plus vite. Hier, Fatou Bensouda et ses hommes ont enfoncé le clou. Selon Gilles Dutertre, « Laurent Gbagbo avait mis en place un cercle qu’il actionnait en vue de se maintenir coûte que coûte au pouvoir ». Au dire de l’Accusation, « Blé Goudé ne pouvait pas faire un meeting ou parler à la RTI sans informer Gbagbo. Simone ne pouvait pas non plus faire un meeting sans informer Gbagbo. Gbagbo était l’initiateur et la finalité des membres de cette organisation ». Puisque, rappel le bureau du procureur, l’époux de Simone ne cessait de répéter la mythique phrase aux responsables militaires : « si je tombe, vous tombez aussi». Ainsi, preuves à l’appui, les quatre chefs d’accusation retenus contre l’ancien « dictateur de la lagune ébrié » ont été démontrés comme pour charger l’homme de fond en comble. A commencer par la marche du 16 décembre 2010, réprimée dans le sang où 54 manifestants pro-Ouattara ont été tués par les forces fidèles à Laurent Gbagbo. « Dans la journée du 15 décembre 2010, un haut gradé a dit que ceux qui sortiraient pour aller à la marche seraient dans de sales draps », a confié le procureur. Citant plusieurs témoins, le substitut du procureur a indiqué que les manifestants demandaient la libération de Radio télévision ivoirienne (RTI), - qui était utilisée par le président déchu comme un « instrument de propagande » - n’étaient pas armés. La mort des 7 femmes le 3 mars 2011 à Abobo, au cours d’une marche, a été démontré par de Mme Maria. Elle a démontré comment les soldats pro-Gbagbo, après enquête ont commandité la tuerie. A travers plusieurs vidéos, elle a édifié la Cour sur l’assassinat des femmes. « Nous venons de voir une femme qui essaie de relever et qui retombe. Cela a été utilisé par les médias pro-Gbagbo, y compris RTI... pour dire que c’est un montage. Pourtant, les enquêtes ont démontré la présence des soldats pro-Gbagbo sur les lieux du drame », a-t-elle défendu. Le bureau du procureur a, également, expliqué le bombardement à l’arme lourde du petit marché de ‘’Siaka Koné’’ à Abobo, les sous quartier ‘’SOS’’ et ‘’Derrière rail’’ d’Abobo, qui ont fait plus de morts le 17 mars 2011. « Des témoins ont indiqué que ce sont des éléments du BASA qui avaient été dépêchés au camp commando d’Abobo pour manipuler uniquement les armes lourdes qui ont commis ces crimes », a appuyé Maria. Enfin, c’est le fameux « article 125 » utilisé par les pro-Gbagbo à Yopougon qui a été abordé par le bureau du procureur. Selon le substitut du procureur, cela a fait plus de 80 personnes tuées dans la commune de la joie. Et, la plupart des personnes calcinées ont été ensevelies dans des fosses communes. « Tout cela s’est passé au lendemain de l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 12 avril 2011. Et, ce sont les personnes d’ethnie dioula proches de Ouattara qui étaient recherchées par les soldats pro-Gbagbo », a souligné l’Accusation. En conclusion, elle a relevé que des motifs substantiels existent pour prouver que Gbagbo est un criminel.

FOFANA BABA IDRISS

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