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Le Patriote N° 3977 du 23/2/2013

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Publié le samedi 23 fevrier 2013  |  Le Patriote




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Aucun crime ne reste impuni. Cet enseignement retrouve toute sa signification, avec l’ouverture de l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo. En effet, tous les crimes orchestrés en public et surtout en cachette par la soldatesque et la galaxie patriotique acquise à la cause du dictateur, sont consignés de la trame de notre histoire. Les avocats des victimes de la refondation ont en dévoilés un pan, avec le début du procès. Preuves à l’appui, ils ont montré une vidéo prise à Yopougon où les tortionnaires à la solde de l’ancien régime appliquaient le fameux article 125 à une victime expiatoire, triée sur la base du patronyme, comme étant un adversaire du clan de la refondation. A La Haye, les images étaient si déroutantes qu’on a vu le tribunal tomber en émoi et Laurent Gbagbo ouvrir grandement les yeux devant la scène. Le coup était tellement imparable que les relais de la refondation n’ont vu que du feu. Comme le ridicule ne tue pas en politique, ils ont osé parler de « récit imaginaire ». Sans doute, fallait-il parler de « récit imagé », tant les faits sont irréfutables et attestent bien de la déshumanisation des anciens tenants du pouvoir. Rien que pour les délices de la gouvernance, ils sont devenus des « bêtes humaines » et ont usé et abusé de toutes sortes de répressions pour se maintenir au sommet de l’Etat. A présent, tout le visage hideux du Front Populaire Ivoirien se précise à l’opinion nationale et internationale. Ceux qui croyaient jouir de l’impunité sont pris pratiquement la main dans le sac. L’échappatoire n’est pas possible. Il faut assumer ses actes. C’est en cela que les avocats du détenu Laurent Gbagbo ne finissent pas d’amuser les Ivoiriens, même par temps de sérieux ! On tombe des nues devant le caractère bien sélectif de leurs interventions. Ils semblent tout ignorer de la crise postélectorale. Ainsi donc, au lieu de défendre leur client, ils l’enfoncent chaque jour davantage. Visiblement, Laurent Gbagbo n’est pas prêt de sortir de l’auberge de ses soucis. Partout où il trouve, il rencontre le visage des victimes de sa politique du pire. Le supplice n’est pas à son épilogue “article 125” Sogona Bamba rafraîchit la mémoire de “Le Temps” Monsieur le rédacteur en chef du quotidien « le temps », N’étant pas à Abidjan je viens d’être informée que j’ai été citée dans votre journal comme la « pro-Ouattara qui avait brandi sur France 24 une photo d’un homme brûlé vif accusant ainsi les pro-Gbagbo d’en être les auteurs alors que l’infortuné disent-ils était un sud africain brûlé vif lors d’une émeute survenue dans son pays. MESSIEURS J’ATTENDS AVEC BONHEUR ET IMPATIENCE VOTRE PLAINTE Un certain journal bleu se poserait même la question de savoir si je ne serais pour cela pas traduite devant les tribunaux sur plainte sûrement de certains pro-Gbagbo. Je voudrais saisir l’opportunité de ce droit de réponse pour dire à tous ces bourreaux, à tous ces criminels et autres donneurs d’ordres pro-Gbagbo qui sont sûrement derrière cette fronde dérisoire et ridicule que j’attends avec bonheur et impatience leur plainte. Car ce serait peut-être là l’une des bonnes occasions de brandir encore d’autres photos de crimes indéniablement commis par des pro-Gbagbo et surtout d’aller à l’essentiel, de s’attarder réellement sur le fond, sur la réalité des crimes commis par ceux qui usent aujourd’hui de toutes les tribunes pour jouer les négationnistes et se faire passer pour des victimes innocentes sur la base d’une puérile et unique photo parmi tant d’autres. Au lieu de tourner en rond autour de l’histoire vraie ou fausse d’une seule et malheureuse photo posons-nous avant tout la question essentielle : celle de savoir si des pro-Gbagbo ont-ils oui ou non brûlé des êtres humains vivants lors de la crise post électorale ? C’est bien là la question de fond celle qui importe à mon sens. Je peux avoir brandi de bonne foi une « mauvaise » photo parmi des centaines de photos et vidéo sur les crimes des pro-Gbagbo et cela ne me gênerait nullement de faire amende honorable ici en donnant de bon c?ur-si j’ai des preuves - raison à mes détracteurs et en m’excusant humblement. Oui, reconnaître m’être trompée- si cela était réellement le cas- sur une et une seule photo parmi des dizaines que j’ai brandies et présenter mes excuses ici ou ailleurs pour cette méprise ne me pose aucun problème d’égo. Se tromper est humain mais refuser de présenter ses excuses quand on s’est trompé est ignoble. DES PRO-GBAGBO ONT-ILS OUI OU NON BRULE A MORT DES ETRES HUMAINS VIVANTS ? Cependant se tromper sur une image illustrant un crime ne veut pas dire se tromper sur ce crime. Le vrai débat celui qui intéresse l’humanité, qui concerne les Droits de l’homme ici c’est de savoir si des pro-Gbagbo ont réellement brûlé ou n’ont jamais brûlé un seul individu lors de la crise post électorale? LES JUGES DE LA CPI NE SONT PAS DES ZOZOS L’essentiel du débat en effet réside dans l’effectivité des crimes. En quoi l’histoire réelle de cette photo peut changer la réalité, la charge des exactions commises par les pro-Gbagbo? Devons nous comprendre que les auteurs de cette fronde croient naïvement qu’ils peuvent noyer les crimes commis par eux sous l’histoire d’une « malheureuse » photo montrée par méprise? Croient-ils que prouver que cette seule photo n’est pas celle d’un Ivoirien suffirait à disculper Gbagbo et à le laver de tout soupçon des crimes commis par ses obligés sous son autorité ? Croire en cela ne serait-ce pas prendre les juges de la CPI pour des zozos ? S’accrocher désespérément à cette photo comme à une frêle bouée me paraît puéril, dérisoire mais tout de même monstrueux car il procède d’une manipulation négationniste de l’histoire de cette grave crise post électorale qui a profondément déchiré notre pays et ébranlé notre peuple. A LA GUERRE COMME A LA GUERRE ? Par ailleurs que ces messieurs se souviennent : le monde entier n’a-t-il pas vu et entendu un certain Alain Toussaint soi-disant ex- porte parole de M. Gbagbo sur la même chaîne France 24, lors de cette même crise post électorale, affirmer un beau soir ce grossier mensonge que les Présidents Ouattara et Bédié avaient été chassés par M. Gbagbo du Golf-Hôtel alors que ces Présidents y étaient bel et bien encore? Combien de fois ces pro-Gbagbo n’ont-ils pas annoncé la mort de Chirac et même celle du Président Ouattara? Combien de fois n’avons -nous pas vu brandir par les marcheurs LMP à Paris et partout en Europe où ils font une sortie cette aussi fameuse photo de plusieurs dizaines de cadavres de mineurs étendus sur le sol victimes d’un coup de grisou dans une mine à l’étranger qu’ils ne se sont jamais gênés de présenter comme des pro-Gbagbo tuées par les FRCI à Duékoué ? S’étaient-ils aussi trompés de bonne foi comme moi pour tout cela? Soit, mais croyez-moi chers messieurs, je ne suis pas le genre à brandir sciemment, de mauvaise foi une photo pour émouvoir le monde entier surtout sur les atrocités que subissaient des Ivoiriens sous Gbagbo lorsqu’on sait que les photos ou vidéos de vrais crimes des pro-Gbagbo ne manquaient pas et étaient toutes aussi sinon plus choquantes. CETTE HISTOIRE DE « FAUSSE » PHOTO UNE FRONDE NEGATIONNISTE DERISOIRE ET… REVOLTANTE. Toute cette fronde négationniste montée et entretenue allègrement par ces pro-Gbagbo qui devaient aujourd’hui se faire tout petit à cause des crimes graves, inqualifiables qu’ils ont commis nous fait comprendre qu’ils n’ont pas tout à fait tort, ceux des nôtres du RHDP, qui nous reprochent de vouloir aller trop vite et trop facilement à la réconciliation avec des haineux, de méchants criminels qui n’ont pas eu le temps de prendre la pleine mesure de la gravité de leurs crimes et qui n’ont apparemment aucun regret. Et qui combles des combles se prennent de surcroît pour les victimes, chantant et criant sur tous les toits que leurs victimes ont tout inventé. Mais cette réconciliation n’est-elle pas le prix à payer pour aller vite à la paix préalable à tout? Cependant, je crois que pour réussir cette réconciliation et cette paix il me plaît de dire à ces pro-Gbagbo que nous devons tous ensemble emprunter résolument et courageusement le chemin de la vérité qui se fonde sur la vraie histoire de la crise poste-électorale, sur ce qui s’est réellement passé et non sur l’histoire d’une malheureuse photo. Et la vérité dans le débat qui nous concerne ici, c’est qu’encore une fois souffrez de le relire, des pro-Gbagbo ont bel et bien brûlé des êtres humains vivants lors de cette crise. Même si « la pro- Ouattara Sogona Bamba » a brandi par mégarde la photo- paraît-il- d’un Sud africain pour commenter cette odieuse réalité que nul ne peut et ne doit nier. Ecrire donc, aujourd’hui, que les victimes et le RDR ont tout inventé est irresponsable de la part de ces journalistes qui s’adonnent ainsi à une fronde fondamentalement négationniste. Qu’ils sachent que cela est insultant, insupportable et révoltant pour les victimes et surtout qu’il fragilise les bases de la réconciliation. Attention donc.

Mme Bamba Sogona. Tafiré, le 22 Février 2013

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