Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



LG Infos N° 371 du 23/2/2013

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Autres articles

Comment

Politique

4e jour de l’audience de confirmation ou non des charges contre Laurent Gbagbo : Encore l’étalage d’un tissu de mensonges
Publié le samedi 23 fevrier 2013  |  LG Infos


CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Débutée le mercredi 20 février 2013, la présentation des preuves de l’accusation du bureau du procureur s’est poursuivie, hier vendredi 22 février avec l’étalage des faits falsifiés relativement à «la mise en place et à l’organisation d’un plan commun, instrument ayant permis à Laurent Gbagbo de commettre les crimes qu’on lui reproche». Ainsi la présentation du premier évènement, «La manifestation sur la Rti», a été faite par le premier substitut du procureur, Mac Donald, le premier jour de l’audience (le mardi 19 février 2013) et le deuxième évènement, celui concernant «la marche des femmes d’Abobo» du 3 mars 2011 a été décrypté par le substitut du procureur, Mme Marina Berdennikova. En ce qui concerne le troisième évènement, celui du «bombardement du marché d’Abobo», qui a eu lieu le 17 mars 2011, a été commenté par Mme Kriztina Varga. Dans ces différentes présentations, les collaborateurs de Fatou Bensouda ont essayé vainement de démontrer que le Président Laurent Gbagbo est le premier responsable des crimes post-électoraux parce qu’il se serait «accroché au pouvoir alors qu’il a été battu aux élections de novembre 2010». Hier vendredi 22 février 2013, le dernier jour de la présentation des faits par le procureur, en l’absence de Fatou Bensouda, c’est encore son adjoint, Reinhold Gallmetzer qui est intervenu pour faire la synthèse des faits, toujours dans le cadre de la «présentation par le procureur». Cela a été l’occasion pour lui à travers un étalage de faits falsifiés de situer la «responsabilité pénale individuelle de Laurent Gbagbo en relation avec ces quatre évènements».Ainsi, selon l’accusation, «Laurent Gbagbo a défini et adopté le plan commun mis en place perpétrer les crimes». Poursuivant, il soutiendra que c’est encore lui qui «a fourni les armes qui ont servi à exécuter ces crimes», tout en encourageant son armée «à commettre les crimes». Cela, dira-t-il, dans le seul but de «se maintenir au pouvoir». Ce qui est plus étonnant dans ces explications, c’est que le procureur affirme que Laurent Gbagbo aurait donné l’ordre de recruter des mercenaires en vue de leur incorporation dans l’armée ivoirienne. Là où manifestement de milliers d’Ivoiriens, aux mains nues étaient dans les rues pour défendre leur pays. Selon l’orateur, les crimes commis sont à la dimension des ordres donnés par Gbagbo dans le «cadre du plan commun». Parce que, selon lui, Laurent Gbagbo, aurait donné l’ordre à l’armée, dans la période indiquée, de «mettre fin à ces manifestations. Ce qui veut dire qu’il faut trouver une solution définitive à ces manifestions. M. Gbagbo donnait l’ordre aux militaires de tuer les manifestants». L’un des grossiers mensonges du procureur c’est lorsqu’il note qu’un témoin lui aurait confié que Laurent Gbagbo aurait demandé à l’armée, sur les antennes de la télévision nationale, de «nettoyer Abobo». Car, il lui «fallait nécessairement avoir le contrôle d’Abobo. Parce qu’ Abobo c’est le bastion de Ouattara, Abobo c’est Abidjan…» Malheureusement, il n’a pas pu produire, encore une fois un seul élément de preuve de ce témoignage. Ignorant ainsi que son épouse, Simone Gbagbo, était député en exercice de cette commune au moment des faits où elle a battu et le Pdci et le Rdr aux élections municipales de 2001. Toujours dans sa présentation, l’accusation reconnait l’existence du «commando invisible», mais elle précise que «ses agissements n’ont rien à voir avec les crimes commis à Abobo». Pourtant, il est avéré que c’est ce «commando invisible» qui a tué plusieurs policiers et autres agents de l’ordre dans cette commune. Qui, bien qu’elle soit fortement peuplée par des partisans de Ouattara, ceux-ci ne sont pas plus majoritaires que les pro Gbagbo. Même si Ouattara y a remporté la présidentielle d’octobre et novembre 2010. A la reprise de la session, le bureau du procureur poursuivant ses incriminations, évoquera la hiérarchisation de l’armée ivoirienne. Pour dire que toute la hiérarchie «rendait automatiquement compte à Gbagbo parce que c’est lui le chef suprême de l’armée. En conséquence, il était parfaitement au courant de tout». Pour lui, cela suffit pour qu’il soit l’instigateur et le planificateur des crimes. Il n’a pas hésité à affirmer que «tous les responsables des unités étaient de proches de Gbagbo». Ce n’est pas forcément vrai. Puisque le Dg de la police nationale, Brindou M’Bia a toujours été du côté du Pdci et donc partisan du Rhdp. Aujourd’hui, avec la suite des évènements, on peut aisément affirmer que tous ceux qui étaient aux côtés de Gbagbo n’étaient pas forcément ses partisans. D’autant que Détoh Letho, Philippe Mangou, Kassaraté… n’ont pas hésité à faire allégeance à Ouattara, en pleine crise post-électorale. Les explications du procureur étaient tellement confuses qu’à la fin de son exposé, l’un des juges de la Chambre préliminaire I a été obligé de lui demander un éclairage. Pareil pour la troisième juge qui lui a fait remarquer que tantôt il soutient que les miliciens étaient incorporés au sein des Fds qui les contrôlaient tantôt il affirme qu’ils «rendaient directement compte à Laurent Gbagbo auprès de qui ils recevaient les ordres.» Tout confus, le procureur a tenté vainement de se ressaisir. A sa suite, la parole a été donnée à la Défense. Elle a donc commencé par faire cette présentation dans son contexte. Ce qui l’a amené à rappeler les circonstances de l’ élection présidentielle et son corollaire. Ramenant ainsi le monde au contentieux électoral qui a débouché sur la crise post- électorale. Montrant du coup aux juges que ce procès n’est rien d’autre que le procès de l’élection présidentielle de novembre 2010. Ce que Me Emmanuel Altit a résumé en ces termes : «il faut saisir les tenants et les aboutissants de cette affaire…» Cette audience de confirmation ou non des charges reprendra le lundi 25 février prochain avec la suite de la présentation des faits par la Défense.

Ferdinand Bailly

LIENS PROMOTIONNELS


 Commentaires