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Perspectives économiques : Vers un taux de croissance à deux chiffres en 2013
Publié le lundi 25 fevrier 2013  |  Cote d’Ivoire Economie




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Depuis l’année dernière, la relance économique est effective avec un taux de croissance du PIB estimé à 8,5% en fin 2012. C’est une performance au dessus des prévisions. En 2013, l’économie ivoirienne devrait normalement gagner un peu plus en vivacité.

Dans la visée du ‘’Triomphe de l’Eléphant’’, le Plan national de développement (Pnd) 2012-2015 trace les sillons pour aller à une économie émergente. C’est la ligne de conduite des autorités ivoiriennes sur quatre années consécutives. L’année dernière, il était prévu un taux de croissance de 8,1%. Et les évaluations de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi) l’on porté à 8,5%. Cela dénote une certaine performance de l’économie ivoirienne avec une relance plus rapide que prévue. A vrai dire, les fondamentaux du pays restent encore solides et bien établis malgré les décennies de crises. Pour 2013, le même Pnd annonce un niveau de croissance à 9% du Produit intérieur brut (Pib). Une chose qui devrait se confirmer, en s’appuyant sur les potentialités existantes et les perspectives qui se dégagent. L’on peut aisément affirmer que l’économie ivoirienne se rapproche d’une croissance à deux chiffres…

Des indicateurs pour y arriver

D’abord, le budget de l’Etat qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 3.815 milliards de francs Cfa. En comparaison à celle de l’année dernière (3.160 milliards F Cfa), un surplus de 655 milliards se dégage. Cela correspond à une évolution de près de 21% en termes budgétaire. Lorsqu’on fait un rapprochement avec le taux de croissance du Pib, l’on se rend compte d’une progression de 11%. C’est dire que le budget de l’Etat évolue deux fois plus vite que le Pib du pays. Une chose qui parait réaliste ! Puis, une analyse de certaines composantes du budget général montre l’allure que pourrait prendre l’économie ivoirienne en 2013. Ce sont près de 1.761,3 milliards programmés au titre des dépenses d’investissement, contre seulement 620,3 milliards l’année dernière. Ce qui constitue une avancée notoire, une résultante de l’achèvement de l’initiative Pays pauvre très endetté (Ppte) obtenu par la Côte d’Ivoire le 26 juin 2012. Si l’année écoulée n’a pu tirer profit des retombées du Ppte, c’est maintenant le cas. Le poids de la dette extérieure est considérablement allégé. Cette année, le service de la dette extérieure se situe à 266,3 milliards F Cfa, y compris les charges au titre du Contrat désendettement développement (C2d), tandis cela était de 882,1 milliards F Cfa en 2012. En clair, l’argent devant servi au règlement de la dette extérieure est en partie convertie en dépenses d’investissement public. Un axe majeur pour booster la croissance économique du pays. Quant on se réfère aux recettes intérieures, elles sont programmées à 3.110,8 milliards F Cfa, dont 2.280,1 milliards en recettes fiscales, 70,1 comme recettes non fiscales et 760 milliards à capter sur le marché financier. La Direction générale des douanes (Dgd), à elle seule, doit recouvrer 1.175 milliards F Cfa. En ce qui concerne la Direction générale des impôts (Dgi), l’objectif assigné est de rapporter aux caisses de l’Etat 1.415 milliards de francs Cfa. Déjà, ces deux régies financières se disent déterminés à atteindre leurs objectifs pour aller à la croissance de 9% en 2013. D’ailleurs, la douane ivoirienne a dépassé de 39,5 milliards ses objectifs (934,4 milliards F Cfa) de l’année dernière. Idem pour les services des impôts qui ont aussi enregistré des surplus de recettes fiscales. Cette tendance haussière pourrait bien se poursuivre en 2013.

Autres axes pour booster la relance économique

Au titre des financements extérieurs, le Fonds monétaire international (Fmi) est engagé dans un programme triennal, qui devrait rapporter près de 100 milliards de Francs Cfa, en appui budgétaire à la Côte d’Ivoire en 2013. Quant à la Banque mondiale, elle continue d’apporter sa contribution, et non des moindres, à travers des emprunts et dons projets. Le dernier en date est le Projet de renaissance des infrastructures de Côte d’Ivoire (PRICI), lancé le 28 janvier dernier. Il est financé à part égale de 50 milliards de F Cfa chacune, par l'Etat ivoirien et la Banque mondiale ; soit un montant total de 100 milliards de FCFA. Ce sont 14 chefs lieux de région qui en tireront profit au niveau des infrastructures routières urbaines et rurales, l'eau potable, l'assainissement urbain, l'éclairage public, les infrastructures scolaires et sanitaires.

Cette initiative vient ouvrir de réelles opportunités aux populations pour se créer de la richesse. Au niveau de l’environnement des affaires, les autorités ivoiriennes semblent farouchement engagées à améliorer le rang de la Côte d’Ivoire (177ème sur 184 pays) pour le « Doing Business 2014 ». Fort de cela, le Guichet unique des formalités d’entreprise est opérationnel depuis le mois de décembre dernier, pour la création d’entreprise dans un délai de 48 heures.

Ce qui est une réalité en tenant compte des statistiques du Centre pour la promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici). En fin janvier dernier, 750 personnes se sont rendus au Guichet unique et 70 entreprises ont effectivement été créées, dans un délai moyen de 26 heures. Et les choses devraient s’accélérer davantage… Il y a également le premier Tribunal de commerce d’Abidjan qui vient donner plus de confiance aux investisseurs locaux et étrangers. Au Port autonome d’Abidjan, la concession du second terminal à conteneurs par l’Etat ivoirien est en cours de finalisation. En Côte d’Ivoire, le secteur bancaire fort de 24 banques se porte nettement mieux. Les produits innovants et même personnalisés sont d’actualité. Sans ignorer les Institutions de microfinance bien engagés à offrir des prêts aux plus pauvres. Tous ces aspects viendront assurément accélérer la marche de l’économie ivoirienne, dans la perspective d’atteindre un taux de croissance à près de deux chiffres en 2013.

JEAN-JACQUES AMOND
guyassane@gmail.com

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