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Mali: l’Afrique de l’Ouest en sommet après un nouvel attentat-suicide
Publié le mercredi 27 fevrier 2013  |  AFP


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YAMOUSSOUKRO (Côte d’Ivoire) - Les dirigeants ouest-africains se retrouvent mercredi à Yamoussoukro pour évoquer la guerre au Mali, où leurs troupes doivent à terme prendre le relais de l’armée française face aux groupes jihadistes qui multiplient les actions de guérilla.

Cette réunion se tient au lendemain d’un nouvel attentat-suicide qui a fait plusieurs morts à Kidal, ville de l’extrême nord-est du Mali où sont présents soldats français et tchadiens, une attaque qui rappelle combien la situation reste délicate sur le terrain.

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays) se réunissent dans la capitale politique ivoirienne pour
tenter d’accélérer le déploiement de la force africaine, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).

Si officiellement plus de 5.000 soldats africains sont au total déployés au Mali, ce sont surtout les 1.800 Tchadiens, qui ne font pas partie de la Misma mais se coordonnent avec elle, qui sont en première ligne aux côtés des Français.

Le Tchad a d’ailleurs déjà payé le prix fort. Des combats vendredi ont fait 116 morts, selon l’état-major tchadien: 23 dans les rangs tchadiens et 93 dans le camp des islamistes armés.

Ces affrontements ont eu lieu dans le massif des Ifoghas (extrême nord-est, près de la frontière algérienne), zone où se sont repliés une bonne partie des islamistes puissamment armés liés à Al-Qaïda et sur laquelle se concentrent les frappes françaises.

Face à la "guerre asymétrique" menée par les islamistes armés, la Côte d’Ivoire, qui préside la Cédéao, a lancé lundi un appel pressant à des financements supplémentaires.

Le nerf de la guerre

Alors que la communauté internationale s’est engagée fin janvier sur une enveloppe financière de plus de 455 millions de dollars (338 M EUR), destinée à la Misma, à l’armée malienne et à l’aide humanitaire, Abidjan a affirmé que les besoins globaux se montaient à 950 millions de dollars (715 M EUR), soit plus du double.

Selon des sources concordantes, la Cédéao envisage de déployer 2.000 hommes de plus que l’effectif promis de 6.000 soldats.

L’enjeu est de taille: les armées africaines sont censées à terme prendre le relais de la France, qui depuis son intervention le 11 janvier a réussi, avec l’armée malienne, à chasser des grandes villes du Nord les jihadistes qui occupaient la région depuis l’an dernier, y commettant de multiples exactions au nom de la charia (loi islamique).

Mais pour de nombreux observateurs, l’armée malienne et la Misma ne sont pas pour le moment en mesure de contrôler à elles seules l’immense moitié nord du Mali.

La France, qui a engagé 4.000 hommes et avait évoqué un début de retrait à partir de mars, a donc dû calmer le jeu.

"Il n’est pas question pour nous de partir de manière précipitée. Tout cela se fera de manière ordonnée", a précisé mardi le ministère français des Affaires étrangères, à la veille d’une rencontre à Paris entre le nouveau chef de la diplomatie américaine, John Kerry, et le président François Hollande, centrée sur le Mali.

D’autant que le conflit a changé de nature ces derniers jours avec une série d’attentats-suicides et des accrochages violents.

Mardi soir à Kidal (1.500 km au nord-est de Bamako), un attentat à la voiture piégée a fait entre quatre et sept morts, selon les sources.

Tous deux présents dans la ville, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), rébellion touareg laïque, et le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), se présentant comme un groupe islamiste modéré, ont affirmé chacun de son côté avoir été visé par l’attaque, qui n’a pas été revendiquée.

Durant le sommet de Yamoussoukro qui doit se poursuivre jusqu’à jeudi, le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, crédité pour sa fermeté sur le dossier malien, devrait par ailleurs être reconduit à la présidence de la Cédéao, qu’il occupe depuis un an.



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