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Le Temps N° 2838 du 27/2/2013

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Affaire «Femmes violées à Abobo : Les juges découvrent les mensonges de Bensouda
Publié le mercredi 27 fevrier 2013  |  Le Temps




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Au fur et à mesure que l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre du président Gbagbo se déroule, les avocats de la défense montrent au monde entier tout le faux qui sous-tend cette affaire. Tant dans leurs argumentations que dans leurs analyses du document contenant les charges (Dcc) mensongères du procureur. Le lundi 25 février 2013, c’est l’expérimentée Me Fauvau Ivanovic qui a rabattu le caquet à l’accusation. Décortiquant le Dcc au niveau de la «la mort des femmes au cours de la marche à Abobo», la défense a prouvé aux juges de la Cpi, que tout n’est qu’affabulation et manipulation médiatique et politique.

L’avocate Ivanovic a expliqué comment un document pourtant utilisé par le Procureur lui-même, démontre bel et bien l'infiltration d'Abobo et d'Anyama par les ex-rebelles. Toutefois, la défense estime que ce document est vraiment bizarre. D’autant qu’on ne connait pas sa provenance. La marche des femmes d’Abobo, aux dires de la défense, est très loin de la réalité et de la vérité. Me Ivanovic prend le soin de donner un conseil au Procureur, relativement à cet évènement dont le déroulement a été expressément grossi par l’accusation. «Si le procureur avait des doutes sur la réalité de ces enquêtes, il aurait dû enquêter», conseille l’avocate blonde de la défense. Elle s’étonne que le Procureur parle de «femmes violées» par des hommes disant être des «policiers». Mais la question que se pose la défense, c’est de savoir comment vérifier que les «femmes violées» étaient des «partisanes de Ouattara», alors qu’on ne sait pas de qui il s’agit. D’autres viols ont été rapportés par Amnesty International, explique Me Ivanovic. Tout en précisant qu’il s’agit de trois femmes qui ont subi ces violences sexuelles dans une maison. Et de marteler qu’il n’existe aucun lien entre les auteurs de ce viol et les forces dépendant du Président Gbagbo. Lorsque le Procureur évoque un viol à un barrage sans même pouvoir identifier ce barrage, la défense se rend compte qu’il ne fait que reprendre une partie du rapport d’Amnesty International qui dénonce ce viol. La réalité est que des femmes parce qu’appartenant à la même ethnie bété que le Président Gbagbo et militantes Lmp, ont bel et bien été violées, dépecées, brûlées et tuées par les hommes en treillis à la solde de Ouattara, témoigne un ancien membre du commando invisible. Pour enfoncer le clou, la défense fait cette remarque judicieuse : «Aucune précision pour vérifier les faits et les lier aux forces dépendant du Président Gbagbo. Un viol allégué qui est une reprise mot à mot d'un rapport d'Amnesty International. Dans quel quartier ça s'est produit ? Qui est la victime ? Qui sont ces agresseurs ? Ils sont identifiés par le mot générique soldats et miliciens», se plaint l’avocate de la défense. Concernant les supposés «viols des 17 femmes, le 16 décembre 2010 à l’Ecole de nationale de police» brandis par le procureur, la défense reste perplexe sur la question. Me Ivanovic se demande si le Procureur a pris le soin de mener des enquêtes poussées à l’Ecole de police pour confondre les présumés auteurs. «Le procureur allègue qu'au moins 17 femmes auraient été violées le 16 décembre 2010. Il a fourni l'identité de deux victimes. Sans même parler de la crédibilité de ces déclarations, le procureur aurait dû mener des enquêtes supplémentaires. A-t-il interrogé le patron de l'Ecole de police au moment des faits ? Peut-être. Mais personne ne le sait. A-t-il cherché le violeur ? A-t-il demandé aux femmes d'identifier les responsables du viol ? A-t-il interrogé un seul policier sur ces viols ?

Non. Le Procureur n'a rien fait. S'est contenté des reportages médiatiques et de rapports se fondant uniquement sur des témoignages non vérifiés et non vérifiables», s’interroge la défense. Les avocats du Président Gbagbo expliquent aux juges que le Commando invisible qui semait mort et désolation à Abobo, s’est même vanté d’avoir assassiné plus de 24 Fds dans cette commune. Ce, à travers un communiqué signé de ce Commando qu’a brandi Me Ivanovic. Plus loin, elle ajoute que tous les commissariats dans cette commune de non droit, ont été attaqués à l’arme lourde par ce Commando invisible. La défense produit une vidéo de l’attaque par le Commando invisible du commissariat du 14ème arrondissement d’Abobo. D’ailleurs, l’unité d’élite de lutte contre le grand banditisme, le CeCos, a dû se retirer d’Abobo le 26 février 2011. Parce qu’il y a eu de nombreuses pertes en vies humaines dans ses rangs. Dans cette commune, poursuit la défense, en plus du Commando invisible on notait la présence massive des combattants de Soro Guillaume et de Koné Zakaria. Cette présence est confirmée par un ancien membre du Commando invisible cité par la défense au travers du livre : «Le commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan». Les Fds, explique la défense, ont dû abandonner leurs différentes positions à Abobo, à cause de la perte de nombreux éléments. Qui visiblement, n’avaient pas les armes adéquates pour faire face à la puissance de feu du Commando invisible et des hommes de Soro et de Zakaria. On dénombre plus de 50 Fds abattus dans la commune d’Abobo. Laquelle a été infiltrée par les ex-rebelles depuis octobre 2010. La défense le confirme à travers le témoignage d’un ancien membre du Commando invisible dans le livre : «Le commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan». Me Ivanovic apprend aux juges que les armes ont été distribuées aux ex-rebelles et à leurs milices depuis janvier 2006. C’est dire que les hommes de Ouattara ont savamment planifié cette guerre qu’il ont déclenchée à la suite de la crise postélectorale. Devant ces faits têtus, comment peut-on dire que le président Gbagbo a mis en place un «plan commun» pour son maintien au pouvoir ? La vérité ne fait qu’éclater au fil des jours, à l’occasion de cette audience.

Fabrice Tété

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