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Le Nouveau Réveil N° 3337 du 15/3/2013

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Chef-lieu du N’zi : Dimbokro manque d’infrastructures
Publié le samedi 16 mars 2013  |  Le Nouveau Réveil




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Anciennement chef-lieu de la région du N’Zi-Comoé, le département de Dimbokro a vu ses compétences se réduire par la création des régions du Moronou et du Ifou. Avec ses 81.158 habitants selon le dernier recensement général de la population, ce département est chef-lieu de la région du N’Zi. Cette région se compose des départements de Bocanda, Kouassi-Kouassikro et Dimbokro. Aussi, après le nouveau découpage administratif de Côte d’Ivoire en régions et en districts, le département de Dimbokro a-t-il été élu chef-lieu du district des Lacs. Lesquels districts regroupant les régions du Bélier (Didiévi, Toumodi, Djékanou) ; du Ifou (Daoukro, Prikro, M’Bahiakro); Moronou (Bongouanou, Arrah, M’batto) et N’Zi (Dimbokro, Bocada, Kouassi-Kouassikro). Toutefois, il ne présente pas encore l’aspect d’un chef-lieu de district tant les attentes de ce département sont très grandes en matière de développement.

Pas d’infrastructures

La ville de Dimbokro est une ville historique. Des sommités de ce pays y ont séjourné. Il s’agit notamment du Président Félix Houphouet-Boigny qui a préparé le concours des Bourses pour aller à l’Ecole Primaire Supérieure. Le bâtiment vestige de son école étant toujours visible. Le Président Henri Konan Bédié qui a fait son cycle primaire à quelques kilomètres de Dimbokro, précisément à Bocanda. Enfin, Dimbokro a vu naître le Président de la république, son Excellence Monsieur ALASSANE Ouattara. Cette ville a abrité la célébration de la fête tournante de l’indépendance de notre Pays en 1975. En marge de cette célébration, la ville de Dimbokro a bénéficié, en plus du Stade dénommé Stade KONE Samba Ambroise, de plusieurs kilomètres de bitume réalisés dans la ville. «Depuis la célébration de la fête de l’indépendance ici en 1975, pratiquement, aucun édifice public nouveau n’a été construit», a soutenu Dr N’zi N’guessan Gabriel, Maire de cette Commune. Aussi, l’ouverture de l’union textile de Côte d’Ivoire (UTEXI), seule usine dans l’ex-N’ZI-Comoé, faisait la fierté de Dimbokro. Malheureusement, sa fermeture en 2002 a donné un coup de poignard à l’économie de cette ville.

Chef-lieu de région et chef-lieu de District, Dimbokro connaît de nombreux problèmes notamment au niveau des infrastructures, du logement, de l’industrie, de l’éducation et la culture.

Tous les services sont implantés à Dimbokro de même que toutes les directions régionales et les directions départementales avec l’ensemble de leurs personnels. Malheureusement, ces différents services et directions régionales comme départementales n’ont pas de domicile propre à eux. «Les nouveaux services publics qui ouvrent ici sont contraints de se loger dans les villas d’habitation appartenant à des particuliers et situés non pas au centre-ville comme il est de coutume, mais à la périphérie. Ce qui rend leur accès et fréquentation difficiles». a déploré le premier magistrat de la ville. Au plan logement, se trouver un toit à Dimbokro est une autre paire de manches. Ce qui fait que les agents de ces nouveaux services tout comme les fonctionnaires qui arrivent maintenant dans cette ville sont obligés de se regrouper généralement dans une même maison. Au point qu’ils ne peuvent pas amener toute leur famille auprès d’eux. Au niveau de l’industrie, le tableau présenté est plus que sombre. Le poumon de l’économie de Dimbokro, après sa fermeture, a complètement mis à genoux cette ville. Heureusement, avec sa liquidation, sa reprise et sa réouverture prochaine annoncée sous l’appellation de COTEXI annoncent une bouffée d’oxygène qui vient raviver l’espérance de la reprise économique. «Cette usine ne serait à elle seule, impulser le développement de Dimbokro. Il saurait, alors souhaitable que d’autres investissements viennent renforcer le tissu économique de la commune», a souhaité Dr N’Zi N’Guessan Gabriel. Sur le plan éducation, ce département ne dispose que de deux établissements publics, à savoir le Lycée Moderne et le Collège moderne. Aussi faut-il accroitre le nombre d’établissements secondaires publics à Dimbokro pour soulager les élèves et leurs parents quand on sait que le taux de scolarisation dans ce département est l’un des plus élevés du pays. De même, en tant que chef-lieu de District, cette ville mérite d’avoir une université. Quant au plan culturel, à l’instar de nombreuses villes du pays, Dimbokro n’a pas de centre culturel fonctionnel, encore moins de bibliothèque ou de centre multimédia. Il est donc difficile d’organiser dans cette ville des activités culturelles de grande envergure. Ce qui retarde l’ouverture de ses jeunes sur le village planétaire. Pourtant, Dimbokro regroupe beaucoup de potentialités touristiques. En somme, tout est à construire pour que ce département puisse assurer pleinement son rôle de chef-lieu de district.

TANO KOFFI HENRI

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