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Les ex-combattants maintiennent leur ‘’blocus’’ au corridor Sud de Bouaké
Publié le jeudi 11 avril 2013  |  Agence de Presse Africaine




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Bouaké (Côte d’Ivoire) - Les ex-combattants ivoiriens ont maintenu jeudi après midi leur ‘’blocus’’ au corridor Sud de Bouaké (fief de l’ex- rébellion ivoirienne des Forces Nouvelles, à 379 km au Nord d’Abidjan) qu’ils ont fermé dans la matinée pour réclamer leur intégration après la fin de la décennie de crise qui a secoué la Côte d’Ivoire.

‘'Aujourd'hui c'est aujourd'hui, personne n'entre et personne ne sort de Bouaké'', a lancé un ex-combattant, ajoutant que ‘'le corridor Sud est toujours fermé''.

Les ex-combattants ivoiriens démobilisés ont fermé depuis jeudi, aux environs de 9h00 GMT, le corridor sud, empêchant les véhicules de transport de sortir et d'entrer dans la ville.

Vers 15h00 GMT, tous les voyageurs ont été sommés de regagner la gare ou leur domicile.

Les soldats démobilisés réclament leur intégration dans le tissu socio-économique à travers ce mouvement d'humeur qui intervient alors que le pays célèbre le deuxième anniversaire de l'arrestation de l'ancien président Laurent Gbagbo.

Le président de l'Association des démobilisés de Côte d'ivoire (ADCI), Diarrassouba Ibrahim, avait salué et remercié récemment au cours d'une conférence de presse, le gouvernement pour avoir intégré déjà quelques 400 ex-combattants, rappelle-t-on.

La présence des forces régulières en service à ce corridor et le déploiement des Casques bleus de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) n'ont pas permis de "décanter" la situation.

"Les voyageurs qui sont arrivés avant 9h00 au corridor Sud ont eu la chance de passer", a expliqué à APA un voyageur, déplorant le long file de véhicules en attente de traverser le corridor.

"Nous voulons être écoutés par le président de la république", avait renchéri dans la matinée un des meneurs du mouvement sous le couvert de l'anonymat.

"Nous avons le sentiment d'être oubliés (...) Nous allons poursuivre notre mouvement jusqu'à ce que le président nous entende" fulminait-il en dépit du désagrément causé aux passagers.

Le premier ministre Daniel Kablan Duncan a annoncé la semaine dernière que l'Etat a besoin de 85 milliards de fcfa pour la réintégration de 64 500 ex-combattants et assimilés de la violente crise qui a secoué la Côte d'Ivoire pendant la dernière décennie.

"Nous avons 64 500 personnes à replacer pour un coût de 85 milliards de fcfa", avait déclaré le chef du gouvernement, au cours de sa première conférence de presse depuis sa nomination en novembre 2012.

"Les bailleurs de fonds sont intéressés par ce programme pour qu'on le finance ensemble", avait-il ajouté.

Sur cet effectif, 6500 soit près de 10%, devront intégrer l'administration et ses démembrements notamment la douane et la garde pénitentiaire.

"Le reste ira dans le privé", a précisé M. Duncaun, ajoutant que les prévisions de 2013 pour la réintégration tournent autour de 30 000 personnes.

La gestion des ex-combattants et assimilés est confiée à l'Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (ADDR), dirigée par Fidèle Sorassoro.

AK/ls/APA

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