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Politique Publié le mercredi 17 avril 2013 | AFP

"Tension" avant les élections locales en Côte d’Ivoire (parti présidentiel)

© AFP Par FATAI PHOTORUSH
Elections municipales et régionales : investiture du Candidat RDR M. Fanny Ibrahima pour la commune de Bouaké
Vendredi 5 avril 2013. Cérémonie d’investiture du Candidat RDR pour la commune de Bouaké ; le maire sortant M. Fanny Ibrahima ,investit par le Secrétaire général par intérim du RDR M. Amadou Soumahoro, en présence des Autorités politiques et de la Société civile. Photo : Amadou Soumahoro Secrétaire général par intérim du RDR
ABIDJAN - Le parti du président ivoirien Alassane Ouattara s’est inquiété mercredi d’une "montée de tension" avant les élections locales de dimanche après quelques incidents et des dérapages verbaux.

Dans un communiqué, le Rassemblement des républicains (RDR) a déploré "une montée de tension au niveau des états-majors des différents candidats protagonistes" depuis le début de la campagne électorale le 6 avril pour les régionales et municipales.

"Notre souhait est que cette campagne soit civilisée, apaisée et que les élections se déroulent sans excès ni violences", a déclaré le porte-parole du RDR, Joël N’Guessan.

Une série d’incidents ont eu lieu récemment dans plusieurs localités avant ces élections boycottées par le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI).

Des dérapages verbaux ont été observés, notamment entre candidats des partis au pouvoir, en particulier le RDR et son grand allié, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien chef de l’Etat Henri Konan Bédié.

Dernier épisode en date: le secrétaire général du PDCI, Alphonse Djédjé Mady, a été "interdit d’accès" par des manifestants en colère de son propre parti lundi à Séguéla (nord-ouest), alors qu’il devait participer au meeting de son homologue du RDR, Amadou Soumahoro, a rapporté mercredi le quotidien d’Etat Fraternité Matin.

Selon une source onusienne, des protestataires étaient notamment armés de machettes et de fusils.

Le Mouvement ivoirien des droits humains (Midh), une importante ONG, a également sonné l’alarme mercredi.

"Cette campagne se déroule, dans certaines localités, sous une forte tension entre les candidats d’une part et leurs partisans d’autre part", a-t-il averti dans un communiqué, pointant "les invectives nourries, les propos teintés de haines et de ressentiments, des appels à la violence verbale et physique".

Ces dérapages font planer "dangereusement sur la paix sociale" le "spectre des violences électorales" de 2010, a ajouté l’organisation.

La crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui s’est achevée par la chute de Laurent Gbagbo, s’est conclue par deux semaines de guerre et a fait environ 3.000 morts.

Au total 659 candidats aux municipales et 84 têtes de liste pour les régionales sont engagés dans la campagne, qui s’achève vendredi.

Le FPI, qui boycotte ces locales comme il l’avait fait pour les législatives fin 2011, voit une "mascarade" dans ces élections censées parachever la normalisation institutionnelle du pays après la crise de 2010-2011.
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