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L’intelligent d’Abidjan N° 2827 du 4/5/2013

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Entretien / Diomandé Lassina, maire élu de Séguéla :‘‘J’ai attendu 12 ans pour battre Amadou Soumahoro’’
Publié le samedi 4 mai 2013  |  L’intelligent d’Abidjan




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Diomandé Lassina, plus connu sous le surnom de ‘’Castro’’, est le nouveau maire de la commune de Séguéla. Elu avec 1930 voix soit 43, 76 % des suffrages exprimés face à son challenger Amadou Soumahoro. Il a été fêté par les siens le dimanche 28 avril 2013 à son retour à Abidjan. Dans cet entretien ‘’Castro’’ revient sur son parcours politique au Rdr. ‘’Il faut persévérer dans l’effort’’, dit-il.

La CEI vous a déclaré vainqueur des élections municipales à Séguéla face à Amadou Soumahoro candidat du Rdr et secrétaire général par intérim du parti. Comment êtes-vous parvenu à déposer votre dossier alors qu’il avait été rejeté auparavant par la direction de votre parti ?

J’ai déposé en bonne et due forme ma candidature au secrétariat du Rdr. Ce dossier a été deposé chez le secretaire departemental, Yaya Méité, lequel a déposé ma demande au secretariat chez le secretaire général par intérim, Amadou Soumahoro à Abidjan. Ce dossier, après examen, a été retiré, parce que le secretaire général par intérim lui-même était candidat face à moi. C’est ainsi que nous avons opté pour une candidature indépendante, et cela pour plusieurs raisons. La première raison, c’est qu’au niveau de Séguela, rien ne bouge, le développement est stationnaire et la population aspire au changement. Je ne vais pas faire l’historique, parce que lors de la première visite du Président Ouattara avant qu’il ne soit Président de la République, j’étais chargé de la mobilisation à Séguela. Et, lors de la présidentielle, j’étais chargé de la mobilisation dans la direction de campagne. Lors des législatives, j’étais directeur de campagne du ministre Hamed Bakayoko à Séguela. Donc, mon appartenance au Rdr ne souffre d’aucun doute. Il n’y a vraiment pas de problème à ce niveau-là. Par rapport au vote, le scrutin s’est bien passé et j’ai battu le maire de Séguéla. Je pense que la gestion du secretariat du Rdr est différente de celle du développement d’une région ou d’une ville. Donc, à toutes fins utiles, j’ai battu le maire de Séguela dans un cadre de développement et non le sécretaire général par intérim du Rdr. Je voudrais vraiment faire cette lumière-là car, il s’agit du maire de Séguela que j’ai battu pour des raisons de développement auquel la population aspire et non le sécretaire général du parti. Après cette précision, le troisième point serait que je dédie cette victoire au Président Alassane Ouattara. Parce que, homme de courage, homme d’abnégation, il nous a tous donné l’exemple de la préserverance. Il faut perseverer dans l’effort et on aboutit un jour. Alassane Ouattara est un modèle pour moi. Et, mon cas est similaire au sien, parce que pendant 12 ans, j’attendais cette victoire.

Comment sont vos rapports avec Amadou Soumahoro ?
J’étais membre du conseil municipal de Séguéla dans le cadre de la proportionnelle, mais à aucun moment, Amadou Soumahoro n’a voulu que j’assisté à l’une des activités de ce conseil municipal. Vous voyez, pendant 12 ans, je suis resté dans l’ombre. Mais, je suis resté auprès de la population qui m’a accepté et qui a travaillé avec moi. Et, la précision que je voulais faire au niveau de ce scrutin, lorsqu’on fait apparaître dans les journaux que le taux de participation a été faible, je dis que cela va de soi. Il y avait 21 villages lors des législatives dans la commune. Et, lors des municipales, ces 21 villages ont été retirés de la commune, avec leurs populations. Ce qui véritablement a joué sur le taux de participation en termes d’effectifs. Même s’il y a eu une minorité qui a voté, je pense que le candidat Amadou Soumahoro pouvait avoir la majorité dans cette minorité-là pour être élu. Donc, quand on fait des déclarations pour dire qu’on a empêché les gens de voter ou que le taux de participation est faible, je crois que les gens oublient très vite.

Mais, ce n’est pas tout, il se raconte également que vous êtes le pion du ministre Hamed Bakayoko, qu’en est-il exactement ?
Dire que je suis le pion du ministre Hamed Bakayoko n’est pas vrai. Je suis tout simplement un cadre du Rdr qui se met au service de sa région. Vous êtes sans ignorer que récemment 200 cadres de la région ont accompagné le ministre Bakayoko chez lui au village pour aller dire aux parents qu’il est notre leader de développement. Cela s’est passé devant le ministre Amadou Soumahoro lui-même qui a été témoin de cet évènement. Donc, si c’est pour cela qu’on raconte que je suis le pion du ministre Bakayoko, alors je le suis. Je fais partie de ces pions là. C'est-à-dire, que nous sommes acquis à sa cause. Hamed Bakayoko est un homme de développement, un homme qui aspire au changement qui soutient et protège les cadres. C’est de ça qu’il s’agit. Un homme qui a beaucoup d’ambitions et qui rassemble les cadres autour de lui, contrairement à certains qui refusent de recevoir les cadres. Ma victoire est un travail de longue haleine et je me suis fait moi-même, c’est un problème de conviction. Toute humilité mise à part, je suis sénateur de jeune chambre. Donc, je pense que ce n’est pas au bout de 10 ans, 12 ans que le minstre Hamed Bakayoko va venir me positionner. J’étais dejà positionné. J’ai été battu une fois par Amadou Soumahoro et j’ai attendu 12 ans pour le battre. Moi, je crois qu’il faut qu’on accepte de reconnaître sa défaite.

Votre père était le secrétaire général du Pdci à Séguéla. Pourquoi cette rupture d’avec le père en allant au Rdr. Et pourquoi, n’avez-vous pas opté pour la continuité?
Je pense qu’on est dans une situation assez démocratique. Le Président Alassane Ouattara faisait partie du Pdci. Il est parti de là par rapport à ses idées. Et, c’est fort de ses idées que le Rdr a été créé. Nous épousons les idéaux du président de la République, que nous trouvons pragmatique, nous-mêmes sommes des hommes de terrain et la pratique nous recommmande un certain nombre de vérités. Nous avons suivi le Président Alassane Ouattara parce que nous pensons que sa vision des choses, sa vision de développement nous sied. Et, comme il le dit si bien, la Côte d’Ivoire sera un pays émergent à l’horizon 2020. Je l’ai dis, mon père était Pdci, sécretaire général du Pdci, mais qu’aujourd’hui, les choses ont changé et nous pensons que nous pouvons apporter quelque chose au Rdr.

Votre message aux populations de Séguéla…
Je voudrais m’adresser à toutes les populations de Séguela, surtout aux femmes, source de vie, nos mères qui souffrent chaque jour, nous pouvons leur dire merci pour leur engagement et leur détermination pour le changement. Et j’associe à cela les jeunes de Séguela qui ne demandent qu’à travailler et nous devons tout faire pour les contenter et leur donner des emplois. On peut dans la mesure du possible, donner du travail aux uns et aux autres, créer la richesse et faire le partage de façon équitable. Parce que la population aspire au bien-être et nous devons faire en sorte que ce bien-être soit véçu tous les jours.

Entretien réalisé par Dosso Villard

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