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Politique Publié le lundi 6 mai 2013 | L’intelligent d’Abidjan

Présidentielles 2015 / Deux ans avant le scrutin : Banny, candidat pro-Ouattara pour fragiliser le PDCI ?

© L’intelligent d’Abidjan Par DR
Rentrée pastorale du diocèse d`Agboville: Charles Konan Banny anime une conférence sur la réconciliation nationale
Samedi 10 novembre 2012. Agboville. A la faveur de la rentrée pastorale du diocèse, le Président de la CDVR, Charles Konan Banny anime une conférence sur la réconciliation nationale en présence des autorités religieuses, politique, militaire et coutumières de la cité
Il est de plus en plus question, à l’approche du prochain congrès du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui aura lieu en octobre 2013, de l’intention du Premier ministre Charles Konan Banny de briguer la magistrature suprême en 2015. Mais que fera l’actuel président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation s’il ne reçoit pas l’onction des militants pour se présenter comme candidat du PDCI face au Président Alassane Ouattara ?

Le PDCI est sur la sellette depuis l’annonce d’un congrès courant octobre 2013 à Daoukro. Ce congrès, le 12ème depuis la création du parti, est très attendu car il sera question de désigner un candidat pour les élections présidentielles de 2015. Si pour l’heure, aucune personnalité n’a encore annoncé son intention de succéder à Henri Konan Bédié, des observateurs de la scène politique nationale estiment que Charles Konan Banny va se lancer dans la course. Déjà en juillet 2010, l’ex-gouverneur de la BCEAO avait tenté de précipiter l’organisation d’un congrès du PDCI en vue de se présenter aux élections présidentielles face à Laurent Gbagbo, mais cette initiative n’avait pas prospéré. Le président du PDCI s’est finalement résolu à organiser un congrès à Daoukro, où des milliers de militants sont attendus, y compris Charles Konan Banny. «Il est tout à fait légitime que celui qui pense qu’il peut assumer la responsabilité de président du PDCI se manifeste. Pour le moment, les candidatures ne sont pas ouvertes, le Premier ministre Charles Konan Banny n’a pas encore déclaré sa candidature encore moins d’autres cadres du parti. Je ne suis pas personnellement proche du Premier ministre Banny, mais je ne pense pas que ce cadre puisse être l’envoyé de quelqu’un pour fragiliser le PDCI. Ce serait faire injure à sa personne. Banny est pro-Ivoirien. Il assume sa mission au sein de la CDVR, pour le compte de quelqu’un, mais pour aider les Ivoiriens à se réconcilier. S’il est intéressé par la présidence du PDCI c’est parce qu’il veut assumer cette responsabilité», confie un membre du Bureau politique du PDCI. Selon notre interlocuteur, le PDCI qui aspire à gouverner la Côte d’Ivoire doit se donner un président et les moyens de cette ambition et les militants vont choisir celui qu’il faut lors du congrès ordinaire du parti.

Banny, candidat indépendant face à Ouattara ?

Cette hypothèse traverse l’esprit de certains observateurs qui en veulent pour preuve la «crise» entre Bédié et Banny en juillet 2010. Lors d’une réunion du Bureau politique au siège du PDCI à Cocody, des militants n’avaient pas apprécié «le passage en force» de l’ex-Premier ministre, qui décriait la gestion du président Bédié. «La seule personne qui peut parler dans cette maison, c’est le président Bédié. Il sera président du PDCI tant qu’il n’y a pas d’élection et même s’il a vieilli, il va diriger le parti. Banny peut aller créer son parti s’il veut», avait dit un partisan d’Henri Konan Bédié au terme de la réunion. Trois ans après ce «clash», Charles Konan Banny aura-t-il la caution des militants du PDCI pour se présenter aux élections présidentielles face à Alassane Ouattara qui a déjà annoncé son intention de briguer un second mandat en 2015 ? La guerre des Konan de 2010 aura-t-elle encore lieu en octobre 2013 ? Selon un proche du Rassemblement des Républicains, la situation de Charles Konan Banny est similaire à celle de Laurent Dona Fologo, «qui a été utilisé par Gbagbo pour fragiliser Bédié». Mais, précise-t-il, «le meilleur cheval pour le PDCI ce n’est pas Banny». Attendons de voir.

Olivier Dion
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