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Le Temps N° 2903 du 17/5/2013

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Violence politique en Côte d’Ivoire : Kkb accuse le Rdr
Publié le vendredi 17 mai 2013  |  Le Temps


PDCI-RDA
© Partis Politiques par DR
PDCI-RDA : La campagne du président Henri Konan Bédié lancée à Bonoufla
Dimanche 10 octobre 2010. Bonoufla. Lancement officiel de la campagne du candidat Aimé Henri Konan Bédié. Photo: Kouadio Konan Bertin (KKB), le président de la jeunesse du parti


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«Depuis 2001, on ne gagne plus d’élections en Côte d’Ivoire quand on n’a pas de branches armées», a déclaré Kouadio Konan Bertin dit Kkb (président de la jeunesse du Pdci), lors de sa conférence de presse tenue le mercredi 15 mai 2013. Il répondait ainsi, à notre confrère Le Patriote selon lequel, «depuis 2001, le vieux parti n’a jamais gagné d’élection en Côte d’Ivoire». Or, le seul parti politique qui a une branche armée dans ce pays, s’appelle le Rassemblement des républicains (Rdr) d’Alassane Ouattara. Et sa branche armée se nomme Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci), devenue Forces nouvelles (Fn) dont Guillaume Soro est le Secrétaire général. Dans son analyse et son constat, Kkb va plus loin et dit ceci : «Pour ces dernières élections (municipales et régionales du 21 avril 2013), j’ai pensé qu’à partir du moment où Laurent Gbagbo est à La Haye, on pouvait organiser des élections en Côte d’Ivoire sans violence. Malheureusement, entre alliés, on a encore connu des violences. J’ai été tabassé à Bonon, tout simplement parce que je suis allé porter mon soutien à un candidat du Pdci-Rda. Amadou Soumahoro a fait croire que ce candidat n’était pas du Pdci-Rda. (…) A Treichville, à Koumassi, Facobly, partout, c’était la violence (…) Vous savez très bien que le Pdci ne fait pas bon ménage avec les armes, avec la violence. Là où se trouve la violence, les armes, le Pdci est absent. Baissez les armes et vous verrez ce que c’est que le Pdci-Rda. Et on saura qui est qui dans ce pays. Arrêtons ces pratiques-là.» Kouadio Konan Bertin, président de la jeunesse du Pdci, fait un constat indiscutable. Alors que Laurent Gbagbo que l’on accuse de violence, se trouve en prison loin de son pays, à la Cpi, à La Haye, la violence a éclaté dans une compétition électorale entre houphouétistes, alliés Rdr et Pdci. Or, selon lui, «le Pdci ne fait pas bon ménage avec les armes, avec la violence. Là où se trouve la violence, les armes, le Pdci est absent.» Et les exemples qu’il cite, «Treichville, Koumassi, Facobly…», sont tous ceux où la violence a été le fait de candidats perdants issus du Rdr, face à des candidats militants du Pdci, vainqueurs. «C’est celui qui a perdu qui a semé le trouble», a dit le célèbre prisonnier de La Haye. Ni Gbagbo ni son Fpi ne sont dans la compétition. Une compétition qui se fait donc en famille Rhdp, mais la violence est toujours au rendez-vous, parce qu’il y a dans le jeu, un parti belliqueux, brutal et rebelle qui ne peut rien sans les armes : le Rdr. Ce comportement est dangereux pour l’avenir politique de la Côte d’Ivoire. C’est certainement pourquoi Kkb les a interpellés sans les nommer : «Arrêtons ces pratiques-là.» Mais le Rdr peut-il abandonner si aisément sa nature (la violence, le recours aux armes), quand son premier responsable, le secrétaire général Amadou Soumahoro, justifie le passage à tabac de son allié Kkb, en faisant croire que le candidat que celui-ci était allé soutenir à Bonon n’était pas du Pdci-Rda ? Les choses sont claires. Kkb a fait son diagnostic. Et il désigne le Rdr comme le parti auteur des violences politiques en Côte d’Ivoire. Le parti qui a une branche armée et s’en sert pour gagner les élections, faussant ainsi le jeu politique.
Germain Séhoué

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