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Le Temps N° 2908 du 24/5/2013

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En visite dans le Zanzan : Miaka Ouretto découvre les dégâts causés par Les Frci
Publié le vendredi 24 mai 2013  |  Le Temps


Sylvain
© Autre presse
Sylvain Miaka Ouretto, président intérimaire du FPI


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Le séjour du professeur Miaka Oureto, le président du Fpi dans la région du Zanzan n’était pas de tout repos. Cette visite qui lui a permis d’honorer la mémoire de Toin Kouakou Benoît militant du Fpi, revêt aussi un caractère historique et symbolique selon N’Guettia Yao Kouman, le secrétaire national chargé des Fédérations du Zanzan. «Historique parce que c’est la toute première grande sortie de la direction conduite par le camarade président Miaka Oureto après la journée du 11 avril 2011 avec l’arrestation et la déportation du président Laurent Gbagbo à La Haye. Symbolique, parce que c’est le Zanzan qui est resté mobilisé pour relever les défis des prochaines batailles avec ses 7 Fédérations, 262 sections et 1282 comités de base», s’est-il réjoui. C’est pourquoi de Bouna a Kokomian en passant par Bondoukou, Tabagne, Goumeré, Tanda, Koun-Abronso et Kounfao, il y avait la même ferveur militante. Outre les prisonniers de Bouna et la famille de feu Toin Benoît, celles des ministres Sekré Kouame Richard ont été visitées respectivement à Tabagne et à Kokomian. «Ton fils se porte bien. Il est allé pour conquérir une nouvelle dimension. Continue de lui apporter ta bénédiction», rassure Miaka Oureto, à la vieille Affoua Mouroufié la mère de Kouame Sekré Richard en exil. «Oui, le cœur d’une femme pour son enfant, c’est formidable! Je vous remercie d’avoir donné un fils digne à la Côte d’Ivoire. Il faut oublier, pardonner tout ce qu’on nous a fait, parce que nous sommes condamnés à vivre ensemble. Tenez bon. Soutenez la Côte d’Ivoire et votre fils. Il sera là bientôt», a dit Miaka Oureto. Le prince de Tabagne, Nanan Kouakou Kossonou est alors rassuré. «Je peux enfin, dit-il, fermer aujourd’hui les yeux quand je vais rentrer me coucher pour avoir entendu les nouvelles de mon petit fils». Pour une simple visite à la famille de Sekré Richard, les militants n’ont pas voulu laisser partir Miaka sans lui arracher un mot et lui traduire leur sentiment. «Même sans espoir, la lutte est toujours espoir; libérez Gbagbo ! Libérez Gbagbo !» Scandaient les militants amassés à l’entrée de la cour de la mère de Kouamé Sekré Richard. Ce n’est pas la mort d’Adou Kouame Yao leur secrétaire de section qui va les disperser. Ils sont resté soudés et à l’écoute des mots d’ordre de la direction de leur parti. «90% de taux d’abstention aux dernières élections a été faites par les sept sections de Tabagne.» A dit N’Guettia Yao Kouman. La tribune qui lui a été offerte devant le peuple de la cité du prince qui attendait des nouvelles de leur leader. «Le dossier de Laurent Gbagbo est réglé depuis longtemps. Parce que Dieu est un Dieu de justice et d’équité. Il va sortir bientôt. Ce que le peuple veut, Dieu le veut. Et personne ne peut être au-dessus de lui. Et Dieu réclame Laurent Gbagbo. C’est pourquoi je lance cet appel depuis Tabagne. Arrêtez de salir Laurent Gbagbo». A lancé d’entrée Miaka Oureto. Prophétique, il saura lire et comprendre les signes du temps pour affirmer que «ce sont des signes qui ne trompent pas». Et celle là-même qui a implanté la graine du Fpi dans le district du Zanzan, Odette Marie Lorougnon, n’a pas voulu bouder son plaisir devant «les fruits de l’arbre» qu’elle a planté. «Laurent Gbagbo est un esprit. Personne ne peut le détruire et le faire disparaître car il est en chacun de nous.» Même si elle dénonce que «le nord de la Côte d’Ivoire est devenue aujourd’hui le camp Boiro», elle ne désespère pas pour autant. Et elle croit en la résistance de Simone Gbagbo malgré les souffrances qu’on lui inflige. «Femme de Côte d’Ivoire, faite votre part de résistance. C’est le message de Simone Gbagbo.» A dit Marie Odette Lorignon. Si à Tabagne, l’on respire un peu le vent de la liberté, ce n’est pas le cas à Kokomian dans le village d’Augustin Kouadio Komoé.

Kokomian entre peur et incertitudes
Un village fantôme, c’est la première impression qui se dégage dans cette grande agglomération dans la sous-préfecture de Tankessé à la lisière de la frontière Ghanéenne. Des maisons abandonnées et envahies par les broussailles contrastent avec la physionomie du village qui était en train de revêtir une peau neuve avec ses infrastructures modernes. Un village par le passé en chantier. Kokomian n’a pas encore enregistré l’arrivée de ses nombreux fils qui ont fui le village. Parce que Komoé Koffi Augustin, le ministre des Mines et de l’Energie du gouvernement d’Ake Ngbo est de ce village. Pour cela, sa mère a été séquestrée pendant trois jours par les Frci. Il a fallu la prompte intervention de Nanan Adou Bibi 2, chef de la province Pinango dans le royaume Bron pour la sortir des griffes de ses bourreaux. Aujourd’hui elle est en exil au Ghana comme bien d’autres enfants. Adjudant Kouassi Adjei Augustin, gendarme à la retraite et oncle de Komoé Koffi Augustin, se rappelle. «Ils ont fait un mois dans ma maison. Et en partant, ils ont tout vidé. Ainsi que le domicile de mon neveu Komoé Augustin. J’étais en ce moment à Tiassalé. Et en décembre 2011, dès que je suis arrivée, les gens m’appellent pour me dire que le ministre m’a laissé des armes ici et qu’on vient me chercher pour que je le leur montre où se trouvent ces armes. J’ai dû prendre tout de suite une moto et je suis rentré au Ghana.» Aujourd’hui, il est le seul membre de la famille qui vit à Kokomian avec l’un de ses neveux Kouakou David qui garde la maison du ministre Komoé. «J’ai peur actuellement pour avoir reçu la délégation du Fpi. Regarde, les gens ne sont pas sortie nombreux parce qu’ils ont peur d’être traumatisés après. Sinon ce n’est pas la population entière qui est là. Ils ont peur des représailles après. Ils vont appeler les Frci pour venir frapper les gens bêtement», fait comprendre l’adjudant Kouassi. «Nous étions orphelins depuis la crise poste-électorale qui a fait beaucoup de victimes parmi nous. Malgré tout, nous étions avec vous. Nous sommes avec vous et nous demeurerions avec vous pour les futurs combats jusqu’à la victoire du Front Populaire Ivoirien», lance Kouadio N’Zoa Bernadin, le secrétaire de section de Kokomian. «Nous souffrons avec vous. Nous espérons avec vous. Dans quelques semaines, regardez derrière vous. Il y a un soleil qui est en train de refléter ses rayons pour se lever. Ce soleil là, c’est le Fpi qui revient. Votre fils, il reviendra et il sera plus fort qu’avant. Comme Laurent Gbagbo qui n’est plus pour la seule Côte d’Ivoire, mais pour le monde entier», rassure à son tour Miaka Oureto.

Pascal Assibondry

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