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Les emballages plastiques : Pourquoi une mesure d’interdiction ? / Veritables fleaux de pollution
Publié le lundi 27 mai 2013  |  Le Nouveau Consommateur Hebdo


Cérémonie
© Abidjan.net par Nathan KONE
Cérémonie du lancement du Salon International des Arts Plastiques d`Abidjan (SIAPA)
Jeudi 01 Decembre 2011. Abidjan.Palais de la culture. La Cérémonie du lancement officiel du Salon International des Arts Plastiques d`Abidjan (SIAPA) a eu lieu ce jeudi à la salle anoumabo du palais de la culture de treichville sous le patronage de M. Charles Konan Banny et la présidence du ministre de la culture et d ela francophonie Maurice Bandama


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Dans son édition N°2 du lundi 20 au dimanche 26 août 2012, Le Nouveau Consommateur Hebdo avait réalisé un dossier sur les emballages plastiques et le danger, notamment la pollution, liée à son abandon dans les rues des villes ivoiriennes. Votre hebdomadaire préféré y attirait surtout l’attention des autorités ivoiriennes. Et bien, depuis le mercredi 22 mai 2013, le gouvernement ivoirien vient de démontrer que le message est perçu 5/5. Il vient en effet, de prendre une « mesure interdisant » la production, l’importation, la commercialisation, la détention et l’utilisation des sachets plastiques sur l’étendue du territoire national. A la demande générale, nous vous proposons le dossier en question.

Les emballages plastiques et surtout les bouteilles en plastiques jouent un rôle important dans une bonne tenue, une meilleure conservation des aliments. L’on les retrouve dans l’emballage conditionné des boissons, des huileries, dans l’emballage des produits liquides chimiques ainsi que dans le conditionnement d’innombrables autres produits sur le marché. Quelquefois ses bouteilles sont recyclées et réutilisées pour la commercialisation de médicaments traditionnels par les tridi-praticiens et les guérisseurs traditionnels; les bouteilles plastiques servent dans les ménages à la conservation de certains produits partiellement usagés dans le but d’une utilisation future de la quantité restante. C’est à mesurer sûrement tous les services que rendent ses bouteilles plastiques à la fois aux producteurs et aux Consommateurs.

Mais ces services rendus de la matière, ne doivent pas faire perdre de vue la suite de l’usage qu’on en fait. Une fois le contenu de la bouteille plastique utilisé, l’emballage se retrouve abandonné dans la rue. C’est généralement ce qui se fait surtout quand on se retrouve hors d’une maison. Il n’est pas rare de voir un occupant d’une voiture balancé par la fenêtre en pleine chaussée, une bouteille de boisson vide ou les restes d’un sandwich. Avec un peu de chance, la bouteille au contenu consommé à la maison, dans un maquis, un restaurant ou d’autres lieux se retrouve à la poubelle. Et finalement, ce sont des millions et des millions de bouteilles qui jonchent les décharges.

Qu’advient-il à l’environnement, quand on sait que ses bouteilles plastiques sont non bio dégradables : c'est-à-dire qu’elles ne se décomposent pas immédiatement comme de la matière fécale ? Le processus de leur décomposition met en moyenne quatre cents ans. L’ampleur de leur nuisance à l’environnement est grave et suscite de réelles inquiétudes. Même, par le labeur quotidien des récupérateurs sur les décharges, l’on ne parviendra certainement jamais à résoudre ce problème.

Car le même cycle de rejet et de récupération de la matière se reproduit d’interminables fois, jusqu’à son abandon définitif dans la nature.

Au contraire des bouteilles jetées dans les poubelles qui se retrouvent à la décharge, celles abandonnées dans les rues vont salir ses rues si elles ne sont pas ramassées à temps.
Les unes seront enterrées; les autres vont boucher les caniveaux, obstruant les passages des eaux ruisselantes. Les nombreuses flaques d’eau enregistrées après les pluies seraient partiellement dues à ce fait. Ce que l’on ignore, c’est que ses obstructions de caniveau sont aussi source d’inondation. Ses inondations en zone d’habitation peuvent entrainer des morts, exacerber la paupérisation et susciter pourquoi pas des conflits. La pollution de l’environnement par les matières plastiques est l’une des plus graves au monde. Ainsi, ce sont des milliers de tonnes de déchets plastiques qui sont produits chaque seconde dans le monde.

Comme les sachets plastiques sont légers, ils ont tendance à s'envoler, et on les retrouve partout dans les milieux naturels: champs, rivières, montagnes et mer, où ils contribuent à la dégradation des paysages. Ils se retrouvent par centaines de millions dans la nature et sont responsables de la destruction de la biodiversité: en France par exemple, 122 millions de sacs plastiques jonchent les 5.000 kilomètres de côtes du littoral, et tuent des milliers d'animaux marins chaque année.

Ils étouffent et étranglent de nombreuses espèces marines, comme les tortues, les dauphins, les thons, qui les ingèrent; car, ils les confondent avec des proies.

C’est pour prévenir tous ses risques chez nous que l’état et les différentes organisations, les ONG ne cessent d’éduquer les masses, former les populations sur la nécessité de gérer rigoureusement l’environnement. En dehors des campagnes de masse, chacun doit savoir qu’il a le devoir de contribuer à tout ce qui touche à l’amélioration du cadre de vie. Contribuer en s’investissant personnellement à poser des actes concrets; mais aussi en associant des proches peu avertis de la chose à s’y mettre; car, les conséquences de la dégradation de l’environnement constituent un mal à partager dans la plus grande solidarité nocive. Tout le monde paie la note d’une manière ou d’une autre. Pour une plus grande efficacité, les messages de sensibilisation doivent partir du quotidien des populations, puisque c’est à ce niveau que se développent les mécanismes qui dégradent l’environnement.

Quand la sensibilisation ne produit pas les effets escomptés en matière environnementale, la sanction peut s’avérer très efficace. Imposer une loi qui permet à tout pollueur de regretter son acte, pourrait s’avérer beaucoup plus efficace que les allocutions et hommages des journées mondiales dédiées à l’environnement. Une loi ne vaut bien sûr que par son application; ce qui impose toute une rigueur à l’application des textes existants; des textes susceptibles d’accompagner une politique environnementale nationale, à même de soulager les populations, principales bénéficiaires.

Le sous-développement ou l’émergence ne suffisent pas pour dispenser nos pays de règles bien établies pour lutter contre la pollution. A l’instar des pays avancés ou les ordures sont triées avant rejet par exemple, pays où la loi impose de nombreux interdits, la Côte-d’Ivoire peut effectuer une délimitation virtuelle des comportements dans sa politique de protection de l’environnement. Les sachets plastiques sont interdits dans un pays comme le Rwanda. Résultante d’une volonté politique exprimée faut-il le souligner au passage. Faute de résultat concret dans la sensibilisation, la Côte-d’Ivoire peut tout simplement en faire autant.


Par Natacha Koné

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