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La musique ghetto ivoirienne transforme la Plage des Eurockéennes en discothèque géante (MAGAZINE)
Publié le samedi 6 juillet 2013  |  AFP




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BELFORT - "Est-ce que vous êtes prêts ? Vous allez visiter la Côte d’Ivoire" : devant le public rock des Eurockéennes de Belfort, la musique ghetto ivoirienne a transformé pour une soirée la scène de la Plage en discothèque géante, au rythme des tambours et des déhanchés sulfureux.

Le percussionniste Julien Goualo a lancé vendredi soir le spectacle du Club des justiciers milliardaires d’Abidjan, animé par une furieuse envie de battre le rythme pour les milliers de festivaliers venus découvrir la nouvelle création des Eurockéennes.

Sur scène, l’Ivoirien aux dreadlocks rouges dressées sur le crâne est accompagné par le DJ français Etienne Tron et cinq compatriotes: la rappeuse Nash, le spécialiste du coupé-décalé Anaconda DJ Serpent Noir Sarkozy et trois danseuses de "l’Ecole du cul".

"Le nom du Club des justiciers milliardaires d’Abidjan, ce n’est pas une
référence à l’argent mais à la richesse culturelle et humaine de la Côte
d’Ivoire", décode Nash, jeune rappeuse surnommée La Go Cracra du Djassa (la
courageuse du ghetto).

Les mouvements de postérieur époustouflants des danseuses ivoiriennes a
entraîné les festivaliers dans la chaude ambiance des faubourgs d’Abidjan,
alors que Nash et Serpent Noir contaient l’histoire musicale de leur pays.

Un club éphémère d’un soir

"Nous avons créé un club éphémère d’un soir pour mettre à l’honneur la
culture ivoirienne, dans un esprit de Sound system à la Jamaïcaine avec un DJ,
des chanteurs, des danseuses", explique Etienne Tron.

"Pendant le spectacle, on essaie d’expliquer aux gens dans quelle musique
on les emmène, en faisant référence aux grands noms de la musique ivoirienne",
ajoute ce passionné de musique africaine et adepte des maquis parisiens, ces
discothèques clandestines de la banlieue parisienne où la diaspora ivoirienne
se déhanche sur les rythmes de son pays.

Pour la création 2013 du festival belfortain, son directeur, Jean-Paul
Roland, a décidé "d’amener la ghetto music ivoirienne aux Eurock" en
réunissant ces sept stars de la musique ivoirienne, qui se connaissent mais
n’ont jamais travaillé ensemble.

"Les artistes africains ont beaucoup de mal à percer en Europe, c’était
important pour eux que leur musique soit montrée à un public rock", dit
Jean-Paul Roland, dont "l’idée de créer une sorte de fête musicale sur la
Plage" est née en arpentant les clubs de Yopougon.

Plus important quartier populaire d’Abidjan, avec plus d’un million
d’habitants, Yopougon est notamment connu pour sa Rue Princesse et ses
centaines de "maquis" et de boîtes de nuit à l’ambiance torride.

"Tous les Européens ne connaissent pas la musique ivoirienne, l’objectif de
cette création est de leur faire découvrir", explique Anaconda Serpent Noir
Sarkozy, alias Mory Kourouma, ambianceur de référence de tous les maquis
ivoiriens de France.

"C’est une manière de montrer aux gens que l’Afrique, ce n’est pas
uniquement la guerre, mais aussi la joie et la fête", ajoute Nash, qui rappe
en Nouchy, l’argot du ghetto de Youpougon.

as/cds/phc

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