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Politique Publié le jeudi 18 juillet 2013 | Notre Voie

Le régime Ouattara renvoie le Secrétaire général de la Fédération Fpi de Sakassou du port autonome d’Abidjan - Le Fpi dénonce un licenciement abusif aux motivations politiques

Le lundi 11 Avril 2011, les forces internationales coalisées que sont l’armée française sous les ordres de Nicolas Sarkozy, le contingent de l’Onu de Ban Ki- Moon, des mercenaires et les rebelles de messieurs Soro Guillaume et Alassane Ouattara ont perpétré un coup d’Etat contre le régime du président Laurent Gbagbo, démocratiquement réélu, le 28 Novembre 2010.
Depuis cette date, la Côte d’Ivoire est devenue un Etat de non droit où les proches du président renversé, en général et les militants du Front Populaire Ivoirien, en particulier, font l’objet de toutes sortes de persécutions : arrestations, enlèvements, emprisonnements, tortures, vols, viols, expropriations, limogeages, licenciements abusifs et autres abus.
Dans la présente déclaration, le Front Populaire Ivoirien dénonce vigoureusement le licenciement abusif dont a été victime un de ses militants, en l’occurrence, le camarade Kouassi Maurice, Secrétaire Général de la Fédération FPI du département de Sakassou, par ailleurs membre du Comité Central du parti. Monsieur Kouassi Maurice était précédemment Chef du Service Rapports et Projets au Port Autonome d’Abidjan (PAA).

I / Faits

Le Mardi 11 Juin 2013, le quotidien « Notre Voie » publie une interview de Monsieur Kouassi Maurice, en sa qualité de Secrétaire Général de la Fédération FPI du département de Sakassou ;
Toutes les questions abordées au cours de cette interview sont d’ordre purement politique et social, en rapport avec le Département de Sakassou ;
Au plan Politique, le camarade Kouassi Maurice fait allusion à l’état de santé de son parti, qu’il juge satisfaisant sur l’ensemble de sa zone de compétence. A preuve, dit-il malgré les exactions subies par les différents responsables des structures du parti, depuis le déclenchement de la rébellion en Septembre 2002, ceux-ci sont restés sur place pour animer leurs structures respectives ;
Au plan social, dans cette interview, il parle de la politique de communalisation de monsieur Ouattara en dénonçant les problèmes engendrés par la suppression de certaines communes dans le département de Sakassou, communes créées sous la gouvernance du président Laurent Gbagbo. Pendant ce temps, monsieur Ouattara crée de nouvelles communes, majoritairement dans le Nord du pays. Par ailleurs, le camarade Kouassi Maurice déplore la misère qui sévit au sein des populations du département de Sakassou, essentiellement dans le milieu des agriculteurs qui n’arrivent plus à écouler leurs productions dont les prix d’achat ont considérablement baissé. En conclusion du chapitre consacré au social, il relève la désillusion, le désenchantement et la grande déception des populations locales en ce qui concerne la gestion du pouvoir par les gouvernants actuels. Ce qui amène, constate-t-il, l’ensemble des habitants du département, toutes tendances confondues, à regretter le renversement du régime du président Laurent Gbagbo ;
Le Mercredi 12 Juin 2013, soit le lendemain de la parution de son interview, la responsable de la sous - Direction de l’Administration, de la Coopération Internationale et des Relations Publiques ( DACIRP) , Madame Okou Coulibaly Djénéba Gon, supérieure hiérarchique du camarade rédige à son intention une correspondance dans laquelle, elle le met à la disposition de la Direction des Ressources Humaines (DRH) de l’entreprise ;

Le Lundi 17 Juin 2013, le camarade Kouassi Maurice reçoit un courrier, de Madame Méïté Fofana Salimata, Directrice des Ressources Humaines, lui confirmant sa mise à la disposition de la Direction des Ressources Humaines ;

Le Vendredi 21 Juin 2013, le camarade reçoit une correspondance sous pli, par un agent de liaison. Il y découvre la décision de son licenciement pour motif de suppression de poste, consécutive à la dissolution de la sous- direction dont dépend son service ;
Le camarade qui n’a jamais écopé de sanctions disciplinaires réalise qu’il est le seul agent à être licencié alors qu’il est plus ancien que plusieurs travailleurs de ce service pourtant maintenus à leurs postes, d’une part et que la sous-direction dont dépend son service n’a jamais été dissoute, d’autre part.

II / Analyse

- Le Front Populaire Ivoirien observe que le camarade Kouassi Maurice a été licencié de son travail, moins d’une semaine après la parution de son interview dans le quotidien Notre Voie. Il n’y a aucun doute que le licenciement du camarade est directement lié à la publication de cette interview;
- Le Front Populaire Ivoirien note que dans l’interview en question, le camarade Kouassi Maurice n’a abordé que des sujets politiques et sociaux, sans aucune allusion à ses activités professionnelles, encore moins au Port Autonome d’Abidjan (PAA), la structure qui l’emploie ;
- Le Front Populaire Ivoirien relève que le camarade Kouassi Maurice, jusqu’à la survenue de la fameuse décision de licenciement, n’avait jamais fait l’objet, d’un quelconque reproche de quelque nature que se soit, tant verbal qu’écrit, dans le cadre de l’exercice de sa profession ;
- Le Front Populaire Ivoirien conclut par conséquent que le licenciement de Monsieur Kouassi Maurice qui est Secrétaire Général de la fédération FPI du département de Sakassou, est une décision politique qui a été habillée par un mensonge grossier et irresponsable ;
-Le Front Populaire Ivoirien note avec regret la violation des règles en vigueur en la matière par les auteurs de l’acte, qui ont fait remettre la décision de licenciement au camarade par un agent de liaison, en l’absence d’un délégué du personnel comme l’exige la loi;
- Le Front Populaire Ivoirien constate que le camarade Kouassi Maurice est la énième victime de la politique dite de « Rattrapage Ethnique » mise en œuvre par monsieur Ouattara, depuis son installation brutale au pouvoir et qui a déjà fait beaucoup de ravages au Port Autonome d’Abidjan et dans beaucoup de secteurs d’activités ;
- Le Front Populaire Ivoirien déduit de tout ce qui précède que le licenciement du camarade Kouassi Maurice, est purement et simplement un licenciement abusif.

III / Position

- Le Front Populaire Ivoirien dénonce et condamne cet acharnement du régime Ouattara contre ses militants et les proches du président Laurent Gbagbo ;
- Le Front Populaire Ivoirien exige instamment que le camarade Kouassi Maurice soit rétabli dans son droit d’exercer son activité professionnelle et qu’il en soit de même pour tous les travailleurs ivoiriens qui sont victimes de l’application sauvage de la politique dite de « Rattrapage Ethnique » ;
- Le Front Populaire Ivoirien apporte son soutien total au camarade Kouassi Maurice et prend l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’il soit rétabli dans ses droits ;
- Le Front Populaire Ivoirien rappelle avec insistance à monsieur Ouattara que l’Etat est une continuité et qu’il doit absolument mettre fin à sa politique abjecte et discriminatoire, dite de « Rattrapage Ethnique » qui est nuisible au fonctionnement de l’administration qui par essence est neutre et impersonnelle ;
-Le Front Populaire Ivoirien interpelle la communauté nationale et internationale, l’UA, les ONG de défense des droits de l’homme à s’impliquer activement à faire revenir la Côte d’Ivoire au stade d’un Etat de droit comme elle l’était avant le coup d’Etat du Lundi 11 Avril 2011, qui a imposé monsieur Ouattara aux ivoiriens comme chef de l’Etat.

Fait à Abidjan, le 17 juillet 2013

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole
Dr Kodjo Richard
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