Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Notre Voie N° 4475 du 23/7/2013

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Autres articles

Comment


Société

Sassandra : Les Frci dirigent un trafic de cacao
Publié le mardi 23 juillet 2013  |  Notre Voie




 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Les squatters des forêts classées de Niégré-Baléko ont été déguerpis en juin dernier. Selon les concernés, autorisation leur a toutefois été donné d’exploiter les plantations en production sans en créer d’autres. Ni entretenir celles nouvellement créées. Malheureusement, les éléments des Frci commis pour sécuriser la zone ont décidé de faire main basse sur les richesses naturelles.

Depuis la fin de l’opération de déguerpissement initiée par la sodefor, Baléko Brousse et les campements environnants se sont vidés. Les déplacés qui ont trouvé refuge dans le village de Niapidou ont du mal à accéder à leurs plantations. Menacés par les Frci, ceux-ci racontent leur calvaire. Certains, les plus chanceux, doivent débourser entre 1000 et 2000FCFA pour mettre pied dans leurs champs. Sinon, c’est toute la récolte qui est braquée. « Ils cueillent le cacao, le sèchent et le vendent aux pisteurs. » Rapportent des victimes. Comme à l’ouest, les Frci ont installé un vaste réseau de contrebandiers, dont les pisteurs sont le maillon essentiel. Ils ont pour mission de trouver des acheteurs et vendre la production ainsi volée. Joint par téléphone, un exploitant burkinabé a lancé tout ahuri. « Ce sont des voleurs. On ne s’attendait pas à de tels braquages de leur part.» Cette forêt classée qui était la chasse gardée d’une population essentiellement constituée de baoulé, abron, burkinabé et maliens est désormais le nouvel eldorado des Frci. « Les autorités nous ont dit qu’on pouvait nous rendre au champ. Ce sont eux les propriétaires de nos plantations. Que l’Etat nous situe. » A imploré cet originaire de Béoumi propriétaire de 25 ha de cacao. Aucune victime n’a voulu s’exprimer à visage découvert par peur de représailles. « Ils vont te tuer et ça va pas quelque part. » fait remarquer une source.

A. Dadge Debolley,
notrevoiesp@gmail.com

LIENS PROMOTIONNELS


 Commentaires