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L’intelligent d’Abidjan N° 2872 du 23/7/2013

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Interview / Bouaké Fofana, président du conseil régional de Séguéla : ‘‘Le manque d’union entre peut expliquer les problèmes que nous connaissons’’
Publié le mardi 23 juillet 2013  |  L’intelligent d’Abidjan




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Le retard accusé par la région du Worodougou dans le cadre de son émergence est en partie dû à la discorde entre les cadres qui se sont livrés dans une bataille de leadership, à en croire nouveau président du conseil régional, Bouaké Fofana. Dans cette interview réalisée à Séguéla, le nouvel homme fort de la région place son mandat sous le sceau du rassemblement.

Dans quel état d’esprit étiez-vous lors de la passation de charge entre vous et Dosso Losséni, président du conseil général sortant ?
J’étais dans un état d’esprit positif. J’étais animé par des sentiments d’humilité et de responsabilité, quand vous voyez les conditions dans lesquelles se sont passées les élections. Le fait qu’il y ait eu un consensus sur mon nom, m’amène à faire preuve d’humilité. Je crois que je ne serai pas seul à faire le travail. Il y a autour de moi, des gens qui sont extrêmement motivés. Ce qui m’amène à dire que les choses ne seront pas faciles mais ça ne sera pas impossible. On peut également s’appuyer sur les promesses faites par le Président de la République. Il a promis de mobiliser les ressources pour les conseils régionaux. Si les ressources arrivent, vu la motivation des gens, vu la bonne volonté manifestée par les populations elles-mêmes, nous devrions pouvoir y arriver.

Monsieur le président, dans votre intervention, vous aviez mis l’accent sur le retard accusé dans le cadre du développement de votre région. Vous ébauchiez les ressources humaines de Séguéla, la richesse de son sous-sol et de son sol…
C’est le manque d’union entre les fils et filles de la région qui peut expliquer en partie, les problèmes que nous connaissons. Il faut apprécier à sa juste valeur, la décision des populations, le mouvement qui s’est dégagé et le consensus autour de ma modeste personne. Je crois que les populations ont compris d’où vient leur retard. Déjà avant le lancement des campagnes, les cadres de la région se sont retrouvés à Séguéla parce qu’ils ont pris conscience justement de cet état de fait. Ensemble, ils ont décidé de tourner la page à nos querelles fratricides qui ne nous amènent nulle part. Ils ont donc décidé de se retrouver et de s’engager pour le développement de la région.

Vous disiez aussi que vous venez avec 80% de technique et 20% d’effort pour l’émergence de la région du Worodougou. Que peut retenir le citoyen lambda de ce schéma ?
En gestion, on parle toujours de la règle de 80% et 20%. C’est dire, qu’il est vrai que le poste de président du conseil régional est un poste politique parce que on y arrive après des élections, mais c’est surtout un outil de développement local. C’est cela son premier objectif. A partir de ce moment-là, il est important qu’on ne fasse pas la politique politicienne comme on le dit chez nous. Je suis arrivé dans un domaine où j’estime que l’objectif prioritaire, c’est le développement; c’est aider les populations à mieux vivre. En conséquence, je dis que je peux accorder 80 % de mes ressources à faire ce travail de développement, et la partie résiduelle, les 20%, sera consacré à la politique. Parce qu’on ne peut pas travailler à ce poste et ne pas faire de la politique.

Comme vous l’aviez dit, vous placez votre mandat sous le sceau du rassemblement. Alors dites-nous, Monsieur le président, quelle est la stratégie à mettre en place pour pouvoir relever ce défi de réconcilier les cadres et les populations déjà divisées?
Une campagne électorale vient avec son cortège de malentendus. C’est pour cela qu’il ne faut pas surfaire les choses. Dire que c’est une région qui est divisée, oui, nous avons effectivement quelques problèmes que nous pouvons régler. Et pour y parvenir, il faut qu’on se parle. Il faut que chaque leader politique ou d’autre secteur puisse parler à son entourage pour qu’entre nous, on puisse se parler. Et ce travail a déjà commencé. Mon rôle est déjà de tout canaliser, d’orienter vers le développement de la région. Je ne pense pas qu’on soit plus divisé qu’ailleurs. Le plus important, c’est qu’il fallait nous ressembler pour aller vers le développement.

Pensez-vous que votre message sera bien perçu par vos concitoyens ?
Je pense qu’il sera bien perçu. Le fait que je conduise une liste unique est déjà un premier signe. Deuxièmement, vous avez vu tous les fils et toutes les filles venus à la mairie pour assister à la cérémonie. Nous avons pris conscience de la situation. Nous sommes en retard malgré la richesse de nos terres ; et cela ne fait pas plaisir à tout le monde. Ce travail de rassemblement va se poursuivre. Je ne suis qu’un maillon de la chaîne. Il y a d’autres personnes qui vont travailler à cela.

Qu’avez-vous à dire aux populations qui ont eu confiance en vous en vous élisant ?
La première chose, c’est que tout ce que nous recevrons pour le développement, ira dans le développement de la région et nulle part ailleurs. Deuxième chose, mon bureau et moi, en dehors des ressources que l’Etat mettra à notre disposition, allons mobiliser le maximum de ressource que nous mettrons au service de notre région. Le Président de la République a promis d’appuyer les collectivités locales; il a promis de mettre les ressources à notre disposition. Notre rôle à nous, c’est de les remettre au développement de la région.

Dans quel état se trouve un conseil général dont vous hérité ?
La région est en retard. Et cela n’est pas le fait de mon prédécesseur, ni de tous les acteurs qui nous ont précédés. La Côte d’Ivoire sort d’une longue crise. Les derniers conseils généraux qui ont été mis en place datent de 2002. Le président du conseil me rappelait que c’est seulement 8 jours après sa prise de fonction que la crise a commencé. Cela veut dire qu’il n’y a pas eu de ressource mise à la disposition des conseils généraux et des communes. On ne peut pas leur imputer cette situation.

Cela dit, quelle seront donc vos priorités pour le développement ?
Il n’y a pas de préalable, tout est à faire dans le Wôrôdougou. Quel que soit le secteur que vous prenez, par conséquent, nous devons faire des priorités. C’est pour cela que je disais que la sensibilisation est importante. Eh bien, ma priorité reste l’éducation. Relever le niveau d’éducation dans la région parce que ce sont ces choix qui déterminent l’avenir. Une autre priorité sera la protection de nos patrimoines forestiers et la maîtrise de l’eau, sans oublier de donner du travail à nos populations. Le secteur qui puisse résorber une grande partie du chômage, c’est l’agriculture. Mais ce n’est pas l’agriculture de nos parents, c’est l’agriculture moderne. Ça va être vraiment un grand volet de notre programme.

Réalisée à Séguéla par Bosco de Paré

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