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Le Patriote N° 4115 du 12/8/2013

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Logements sociaux / Doumbia Brahima (Directeur du CEFFAL) rassure : “Ce qu’il faut savoir de l’opération en cours”
Publié le lundi 12 aout 2013  |  Le Patriote




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Le Programme de logements sociaux est dans sa phase décisive. Et les différents promoteurs ont commencé à échanger avec les pré-souscripteurs. Dans cet entretien, le Directeur du Centre de facilitation des formalités d'accès au logement (CEFFAL) rassure que tous les pré-souscripteurs seront satisfaits. Et que toutes les difficultés seront aplanies pour le bonheur des Ivoiriens.

Le Patriote : Des opérateurs immobiliers ont déjà commencé à appeler les pré-souscripteurs. Concrètement, comment va se dérouler cette opération ?

Doumbia Brahima : Je me réjouis déjà que les promoteurs, conformément aux directives du gouvernement, à travers le Ministère de la Construction, du Logement, de l'Assainissement et de l'Urbanisme (MCLAU), aient commencé effectivement à appeler et recevoir les personnes qui leur ont été affectées. Ce, dans le cadre de ce programme. Aujourd'hui, il s'agit d'une rencontre entre les promoteurs et les souscripteurs en vue de finaliser les formalités d'accès aux logements. Il s'agira également de voir quels sont ceux qui peuvent payer et quels sont les documents à fournir, les conditions à remplir, comment monter le dossier bancaire de ceux qui veulent payer à crédit ou ceux qui veulent payer par tempérament. Ajouté à cela, les plans des maisons et toute la documentation qui encadre ce projet. Et au bout du compte, payer son apport initial et les autres frais liés à l'acquisition des logements. Notamment les frais de dossiers et la cotisation au Fonds de cautionnement mutuel. Donc ce sont ces opérations qui ont lieu actuellement et c'est pour cette raison que les différents pré-souscripteurs sont appelés. Ce que je voudrais ajouter, c'est que dans ce genre d'opération, il y a quelques difficultés qui apparaissent.

LP : Lesquelles ?

D.B : Il faut noter que 80 à 90 % des pré-souscripteurs sont concentrés dans l'agglomération d'Abidjan. Et beaucoup d'entre eux ont demandé le site de la'' Route de Bingerville'', de Grand Bassam et dans d'autres localités. Il se trouve que nous disposons de trois sites à Abidjan : route de Bingerville, route de Bassam et Yopougon Songon Kassemblé. La difficulté, c'est qu'il y a plus de demandeurs de site de Bingerville. Alors que ce site ne peut pas accueillir tous ces demandeurs. Idem pour le site de la route de Bassam. Dans ces conditions, d'autres ont été réaffectés sur le site de Yopougon. En tout cas, des pré-souscripteurs vont le constater. Parce qu'objectivement, on ne peut pas au stade actuel, malgré notre bonne volonté, satisfaire à 100% les désirs des uns et des autres en terme de coût, en terme de site souhaité et en terme de niveau de finition. Lorsque je prends par exemple le site de Bingerville, vous avez des gens qui ont demandé ce site alors que leur possibilité financière ne permette pas qu'on les mette la-bas . Donc ce sont tous ces éléments mis ensemble qui font qu'on les a affectés à un autre site de remplacement. De sorte qu'il puisse avoir un logement. Parce que ce qui est important, c'est le cadre de vie. En tout cas, nous les rassurons que ce sera un cadre de vie agréable. Et quand ils le verront, peut être que ceux qui ont demandé d'autres sites vont demander à aller ailleurs parce que ce seront de très belles cités.

LP : Le site de Bingerville est -il réservé aux maisons de standings ?

DB : C'est vrai, dans un espace de standing, on peut avoir du moyen standing et des maisons économiques. Malheureusement, la disponibilité foncière ne permet pas de caser tout le monde sur ces sites. Donc du coup, si on s'en tient absolument au premier choix, vous verrez qu'il y a des gens qui seront exclus du Programme. Cela n'est pas notre volonté. Il s'agit de loger des gens dans des conditions décentes dans de très belles cités et dans un cadre de vie idéal, propice à l'épanouissement de la famille et des uns et des autres.

LP : Des pré-souscripteurs ont été affectés à des sites alors qu'ils n'ont pas fait la demande. Comment rassurer ces pré-souscripteurs ?

D.B : il faut noter que c'est leur premier ou deuxième choix qui n'est pas satisfait. Des souscripteurs ont coché sur la pochette qu'ils sont prêts à accepter d'autres sites au cas où leur premier choix n'aurait pas été satisfait. Ce que nous souhaitons, c'est qu'ils acceptent les sites auxquels ils ont été affectés parce ce que ce seront de très beaux sites, de très belles maisons. Ce seront des sites plus beaux que ceux de Cocody et d'autres quartiers huppés. Nous respectons les choix des uns et des autres en fonction des disponibilités foncières. Si on avait les moyens, on allait satisfaire à tous les premiers choix des demandeurs. Mais à l'heure actuelle, nous sommes obligés de procéder ainsi pour que les uns et autres puissent avoir un logement.

LP : Et quelle est la deuxième difficulté ?

DB : La deuxième difficulté va se situer au niveau financier. Je prends un exemple. Vous avez souhaité avoir une maison de trois pièces, les promoteurs vous disent que cela coûte entre 7e et 8 millions FCFA et le promoteur vous dit que sa maison commence à partir de 12 millions FCFA. Ne paniquez pas ! Sur ces points, nous sommes intransigeants. Il n'est pas question de faire en sorte que les gens sortent des fourchettes qui ont été définies. Mais si les propositions du promoteur ne rentrent pas dans le budget du pré-souscripteur, il revient au CEFFAL pour qu'on l'affecte à un promoteur qui fait des maisons conformes aux normes, mais également compatibles avec le budget du requérant. Donc, c'est pour préparer les uns et les autres à ces difficultés. Mais ce sont des situations normales que les uns et les autres vont rencontrer, mais il n'y pas lieu de paniquer. Il y a la commission de recours qui est là. Elle peut être saisie à tout moment à travers le CEFFAL, à l'effet de régler ces différentes difficultés. Il y a des gens qui seront peut-être rejetés par tous les promoteurs. Nous avons les solutions au niveau du ministère de la Construction. Lorsque le moment viendra, ces solutions seront proposées à ces personnes pour qu'ils aient quand même une maison. Et s'il y a des gens qui ne peuvent pas du tout faire partie du Projet, parce qu'on a épuisé toutes les possibilités, en ce moment, on va au remboursement de ces 30.000 FCFA. Mais nous souhaitons que tous ceux qui ont fait la pré-souscription puissent avoir un toit. En clair, personne ne sera exclue. C'est la volonté du gouvernement ivoirien.

LP : Quelle est la composition de la Commission de recours ?

D.B : La Commission de recours est déjà constituée. Elle est composée des responsables du ministère de la Construction, du Logement, de l'Assainissement et de l'Urbanisme. Le CEFFAL quant à lui, va enregistrer les réclamations de toutes natures et la Commission va statuer la-dessus pour prendre une décision. Et ce sont ces décisions qui seront appliquées. Il s'agira de faire en sorte que les pré-souscripteurs ne soient livrés à eux-mêmes. Et qu'ils soient accompagnés durant tout le processus par l'Etat. C'est le sens de l'existence du CEFFAL et également de la Commission recours. Ce n'est pas la seule mission du CEFFAL, mais c'est l'une de ses missions essentielles.

LP ; Combien de promoteurs ont-ils finalement été retenus pour la réalisation de ce vaste Programme présidentiel de logements sociaux ?

D.B : Nous sommes aujourd'hui à 38 promoteurs immobiliers. Au moment où on faisait la remise des fichiers numériques, il y en avait 34 et certains étaient encore dans le starting-block. Ils étaient en train de satisfaire aux différentes conditions. Il fallait commencer avec ceux qui étaient déjà là.

LP : Avez-vous testé la crédibilité de ces promoteurs immobiliers ?

D.B : Nous ne faisons pas de jugement de valeur sur les uns et les autres. Ce que nous faisons, c'est de prendre des dispositions pour sécuriser les fonds qui vont être déposés par les pré-souscripteurs. C'est pourquoi nous avons demandé à tous les promoteurs d'ouvrir un compte séquestre sur lequel seront logés tous les versements qui seront faits par les pré-souscripteurs. Et ces comptes séquestres ont pour vocation d'être contrôlés. C'est-à-dire que les décaissements qui vont être faits sont soumis à autorisation préalable du ministère de la Construction. Quand on va constater que vous êtes avancé dans les travaux jusqu' à un certain niveau et que vous voulez faire des décaissements pour payer vos factures, vous les soumettez au ministère. Et lorsque le ministère contrôle et réalise que vous avez effectivement atteint le niveau de travaux qui a été exigé, en ce moment, il vous donne une autorisation pour pourvoir faire un retrait sur ce compte séquestre. C'est l'une des précautions supplémentaires prises. Nous ne doutons pas de la volonté de la capacité des promoteurs, mais nous pensons que ce sont des précautions qui doivent être prises pour sécuriser les fonds qui vont être déposés. Surtout que ce sont des fonds qui sont déposés par les pré-souscripteurs les plus vulnérables en termes de revenus économiques.

LP : Quel délais avez-vous donné aux promoteurs pour recevoir les différents pré-souscripteurs ?

D.B : Nous souhaitons que jusqu'à la fin du mois d'août, ils puissent recevoir tous les demandeurs de logements. Mais dans ce genre de projet, les négociations traînent aussi. Nous avons lancé la ''machine'', nous souhaitons aller le plus rapidement possible. Il y a un volume de personnes à gérer, nous souhaitons qu'ils puissent rencontrer au moins une fois, tous les pré-souscripteurs, avant la fin du mois d'août 2013.

LP : A quand la construction des premières maisons témoins?

D.B : Les exigences que nous avons, c'est dans ce mois d'août. Les premières maisons témoins doivent sortir de terre, de sorte qu'en septembre, l'on puisse aller visiter ces chantiers. Déjà le vendredi prochain, des équipes d'inspection passeront dans les locaux des différents promoteurs immobiliers pour voir comment les entretiens se déroulent et si tout se passe bien dans le respect de la dignité des uns et des autres et dans le respect des cahiers de charges. C'est un projet où l'Etat est assez impliqué et nous suivons tout cela de très près.

LP : Combien de pré-souscripteurs chaque promoteur doit recevoir?

D.B : Dans un premier temps, c'est une moyenne de 1400 pré-souscripteurs. Il y en a qui en auront certainement plus vers la fin du processus. Je rassure les pré-souscripteurs que toutes les difficultés seront gérées et aplanies. Les éventuelles difficultés qui surgissent font partie du processus normal de ce genre de projet. Le plus important, c'est de prendre des dispositions à l'effet de gérer tous ces problèmes. Et à partir du moment où les uns et les autres s'attendent à cela, il ne doit plus avoir de difficultés. Mais plutôt des éléments de routine sur lesquels nous devons travailler et faire en sorte que le projet puisse connaître un dénouement heureux.
Par Anzoumana Cissé

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