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Le Patriote N° 4116 du 13/8/2013

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Augmentation des salaires en 2014 : Pourquoi cette promesse est réaliste et réalisable
Publié le mardi 13 aout 2013  |  Le Patriote




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“En 2014, j'augmente les salaires ». Cette phrase lâchée par le président Alassane Ouattara lors de l'interview radiotélévisée réalisée lors des 53 ans de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, le 07 août dernier, continue de susciter diverses réactions. Certains y croient dur comme fer quand d'autres, les négateurs patentés des actions du président Ouattara, tournent en dérision cette promesse. La taxant même d'irréaliste, voire de promesse fallacieuse. Mais une analyse, dénuée de toute passion, démontre que cela est réaliste et réalisable. Le Chef de l'Etat ivoirien, a expliqué que la Côte d'Ivoire, de 2000 à 2010, a connu un taux de croissance moyen d'a peu près de 2%. Et sur dix ans, le pays a connu 20% de croissance. Mais en 2011, avec la crise, la Côte d'Ivoire a chuté de 5%. Ce qui veut dire que de 2000 à 2011, la réalité de la richesse n'a été que de 15%. « En une seule année, en 2012, nous avons fait presque 10%. Donc nous avons rattrapé les 2/3 de la chute qui a caractérisé la période de 2000 à 2011. Cette année, si nous faisons à nouveau 10% de croissance, nous allons effacer les effets de cette période de destruction de la richesse nationale », a souligné Ouattara. C'est cela qui fonde la conviction de Ouattara, cet économiste bien connu du monde entier et qui tient aujourd'hui les rênes de la Côte d'Ivoire. Mais cette assurance, le président Ouattara l'a, ''parce que maintenant nous avons la capacité d'augmenter les salaires''. Lors de la dernière visite du Fmi (Fonds monétaire international) en Côte d'Ivoire, en mars 2013, cette institution avait même salué les efforts de croissance du gouvernement qui pourraient se répercuter sur la population au cas où le gouvernement ivoirien maintiendrait une croissance positive et régulière d'au moins 7% sur plusieurs années. Aujourd'hui, c'est chose faite puisque l'économie ivoirienne a renoué avec une croissance forte en 2012, résultant notamment des efforts d'assainissement de tous les secteurs économiques. L'évolution du PIB qui était en repli de -4,7 % en 2011, année de fin de crise, a connu une forte progression pour se situer à 9,8% en 2012. L'année 2013 devrait confirmer le rebond économique de la Côte d'Ivoire. Objectif : un taux de croissance de 9% ou même 10% en 2013, et également un autre taux de 10% en 2014 et 2015. Toute chose qui devrait contribuer à augmenter les salaires, vu le rythme régulier prôné par les institutions de Bretton Woods pour que la population ressente les effets de la croissance. A cela, il faut ajouter le regain de dynamisme de tous les grands secteurs de l'activité économique stimulé par la relance de l'investissement, de la consommation et des exportations. Le taux d'investissement ressort à 13,7% du PIB en 2012, contre 8,2% du PIB en 2011. Les exportations ont progressé de 12% en 2012 contre un recul de -4% en 2011. De même, l'évolution de la consommation des ménages a cru au taux de 13 % en 2012 contre une baisse de 5,1% en 2011. Le revenu par tête d'habitant connaît une hausse de 7,8 % en 2012 et de 8,5 % en prévision pour l'année 2013. Autre aspect important, c'est que le président Alassane Ouattara s'est attelé à récupérer les dépenses superflues et à annihiler les déperditions (détournement, gabegie) qui avaient cours sous le défunt régime. Puisque l'argent n'allait pas dans les caisses de l'Etat. Désormais les recettes des régies financières (Impôts, Douanes et Trésor) sont en hausse constante et en très nette augmentation. En plus, la Côte d'Ivoire n'est plus en crise économique, mieux, elle n'est plus en situation de déficit. La Côte d'Ivoire ne paie plus de dette extérieure avec l'obtention du PPTE qui lui a permis de se faire une bonne santé financière. Les investissements sont désormais productifs avec des ouvrages qui vont s'autofinancer, donc qui vont générer de l'argent. Le pays qui, avant Ouattara, tenait sur des béquilles, tient désormais sur les deux pieds. Et les économistes reconnaissent que le pays a fait des bonds importants avec une croissance en V (parti d'une chute vertigineuse de -4,7% pour se retrouver à une hausse de 9,8%). En tout cas, l'argent qui a travaillé va donc commencer à produire ses effets avec le partage des richesses. Ceux qui sont sceptiques doivent avoir à l'idée que Ouattara n'est pas un parvenu sur la scène économique. Il a plusieurs tours dans son sac qu'il dévoilera le moment venu afin que l'on sache la proportion d'augmentation. Si la Côte d'Ivoire a pu passer le cap de 2010 et 2011 où tous les voyants étaient au rouge, ce n'est pas maintenant qu'ils sont au vert que le président Ouattara ne pourra pas offrir à la population ce qu'il a promis pour 2014. Toute chose qu'il a planifiée à travers le Plan national de développement (PND). Qui peut le moins peut le plus. Wait and see.

Jean Eric ADINGRA

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