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Société Publié le mardi 3 septembre 2013 | L’intelligent d’Abidjan

Après le déguerpissement des vendeurs ambulants / Soumahoro Lacina, s’adresse au Premier ministre : ‘’Laissez-nous vendre pour le moment… en attendant que la situation de l’emploi soit réglée’’

Les vendeurs ambulants de Cocody se sont donnés rendez-vous le lundi 02 septembre 2013 au carrefour Duncan aux deux-plateaux afin d’animer un sit-in. Ce sit-in qui devrait réunie près d’une centaine de vendeurs ambulants ce lundi a été avorté. « Nos amis disent qu’ils ont reçu des menaces. C’est pourquoi, ils ne se sont pas déplacés », a révélé le porte-parole Soumahoro Lacina qui annonce le Sit-in pour une date ultérieur. Par ailleurs, l’objectif, selon N’Guetta Jean-Stéphane, vendeur d’eau glacée et porte-parole adjoint du collectif des vendeurs ambulants, était de présenter leur situation de vie, et ce, depuis le lundi 5 août dernier, date où, l’arrêt visant à déguerpir les mendiants et les vendeurs ambulants des grands carrefours et abords de rue de la ville d’Abidjan a été mis en vigueur. « On attendait le premier ministre Duncan ce matin pour lui montrer notre situation de vie», a-t-il fait savoir. Poursuivant, le porte-parole adjoint du collectif des vendeurs ambulants a expliqué les raisons qui les obligent à vouloir continuer cette activité. « Nous sommes des enfants de ce pays. Certains parmi nous sont des élèves diplômés. Ce que nous constatons. C’est qu’il n’y a pas d’emploi. Alors, nous avons décidé de nous débrouiller ici.

Et chacun peut se retrouver avec 500 Fcfa ou 1000 Fcfa comme bénéfice en fin de journée. Ce qui nous permet de faire face à nos besoins quotidiens (nourriture, loyer…) », a-t-il ajouté. Le collectif des vendeurs ambulants reconnait, par ailleurs, le bien fondé de l’arrêté qui le vise. Cependant, il demande une marge à l’Etat de Côte d’Ivoire. « Nous sommes d’accord avec cette décision. Ici, ce n’est pas un marché. Ici, nous ne payons pas de taxes. Nous ne payons pas d’impôs. Mais, pour quelqu’un qui se débrouille, on peut tolérer ça quand même. On vient se débrouiller, on ne vient pas voler. Si aujourd’hui, nous nous trouvons dans la rue à cause de cet arrêt. On va devenir quoi ? On a fait près d’un mois à la maison, aujourd’hui, nous n’avons rien. Et, pour ne pas aller voler, nous avons décidé d’approcher le premier ministre qui est tout juste à côté de nous. Nous lui demandons de nous laisser vendre pour le moment. C'est-à-dire un temps avant que la situation de l’emploi ne soit réglée. Car, dans les lavages auto, il n’y a pas de place pour nous », a plaidé Soumahoro Lacina au nom du Collectif des vendeurs ambulants.

O.Dama
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