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Politique Publié le lundi 9 septembre 2013 | Nord-Sud

Les cent mensonges d’Affi N’Guessan

© Nord-Sud Par Didier ASSOUMOU
Cérémonie de réception des ex-détenus du FPI
Samedi, 31 Août 2013. La Direction du Front Populaire Ivoirien organise la cérémonie officielle de réception des ex-détenus du FPI au QG de Campagne de Laurent Gbagbo. Photo: Pascal Affi N`Guessan, président du Front populaire ivoirien.
Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi) doit avoir écrit plusieurs fictions, quand il était en détention préventive, à la prison de Bouna. Pour son retour officiel (et provisoire) sur la scène politique, l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, s’est essayé à réécrire l’histoire pourtant récente de la Côte d’Ivoire, notamment ce qui concerne la crise postélectorale. Entre autres faits auxquels, Affi N’Guessan a tenté de tordre le cou, samedi dernier, au siège provisoire de son parti, c’est l’origine de la crise postélectorale qu’il impute à la Commission électorale indépendante (Cei). Tout le monde entier sait pourtant que ce sont les partisans de Laurent Gbagbo, au sein de cette institution, qui l’ont empêché de proclamer les résultats. Le plus illustre d’entre eux, reste Damana Addias Pickass, qui a brutalisé, en direct, l’ancien porte-parole de la Cei, Bamba Yacouba. L’autre énormité sortie par Affi N’Guessan, est la conduite du processus de réconciliation. Pascal Affi N’Guessan tente d’imputer à Alassane Ouattara, le fait que le gouvernement discute séparément avec le Fpi et les autres partis de l’opposition. Sacré Affi ! On pourrait dire qu’il est gagné par une certaine amnésie. Qui ne se souvient du raffut que les dirigeants intérimaires du Fpi ont fait dans ce pays, pour exiger des discussions exclusives avec le régime Ouattara ? Et, c’est sous le prétexte qu’on ne peut pas le mettre sur le même pied d’égalité que les autres partis pro-Gbagbo, que l’ancienne direction du Fpi, avait décidé de boycotter les élections locales. Aujourd’hui, l’ancien Premier ministre qui ne sait sans doute pas de quoi il parle, fait croire que c’est le pouvoir en place qui a empêché le Fpi de se présenter à ces élections. Qui plus est, Affi N’Guessan laisse entendre que les autorités ivoiriennes empêchent les exilés de rentrer. Quel cynisme ! Ne sont-ce pas les dignitaires de l’ancien régime frontiste qui font croire à leurs camarades qu’ils ont tout à gagner, en restant hors du pays, les dissuadant ainsi de répondre aux appels à rentrer ? Mais, au cours de la passation de charges, samedi, Affi N’Guessan a fait mieux que ragoter des mensonges. Il menace. Pour lui, tant que Laurent Gbagbo et les autres cadres de l’ancien régime ne retrouvent pas la liberté, la paix dans le pays, s’en trouvera toujours menacée. « La lutte pour la libération de Laurent Gbagbo est pour le Fpi une obligation politique et un impératif catégorique. Le Fpi n’acceptera pas que son fondateur soit en prison pour avoir respecté la Constitution de son pays », fait-il remarquer, dans son adresse aux militants de son parti. Nous y reviendrons.

Marc Dossa
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