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L’Inter N° 4606 du 9/10/2013

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Agboville / fête traditionnelle : Le canton Tchoffo célébre l’igname en pays Abbey
Publié le mercredi 9 octobre 2013  |  L’Inter




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Après le canton Morié en septembre, et avant les cantons Khoss et Abbeyvê, respectivement en novembre et décembre prochain, le canton Tchoffo a célébré, jeudi dernier 3 octobre, le ’’Djidja’’, qui signifie ’’plonger dans l’eau’’ ou ’’purification’’ ou encore fête de l’igname, en langue Abbey. Cette fête, qui dure trois jours, est marquée par des festivités caractérisées par des danses et des mets locaux, en particulier du bon foufou d’igname ’’Pkonan’’ assaisonné de piment, dans une sauce bien garnie de poisson (le brochet) ou de viande de cabri. Dans le village d’Ery-Makouguié1 à 03 km d’Agboville, où nous avons pris part à l’événement culturel-phare du peuple Abbey, la première journée dénommée ’’Eshô’’, est marquée par le foufou d’igname. «Nos femmes n’ont pas le droit de concevoir autre mets que celui-ci», fait remarquer Nanan Aka Kouassi Haudy Marcel, chef de terre d’Ery-Makouguié 1. L’intellectuel de plus de 80 ans rappelle que le tam-tam (Etigbanon) ayant annoncé la veille, le début du Djidja, chaque chef de famille doit, très tôt le matin, aller se ’’purifier’’ à la rivière, s’enduire de kaolin et s’assurer que le fils du village qui n’est pas rentré au soir de la première journée, ne pourra intégrer le village que le lendemain, après que midi soit passé. ’’Ekichi’’ est l’appellation de la deuxième journée. Cette fois, on mange du foutou de banane mélangé à du manioc et accompagné d’une sauce au choix, mais des grands jours. Le ’’Djidja’’ est à la fois une fête annuelle de purification, mais aussi un moment de charité où l’on est tenu d’abandonner tous les palabres et partager les repas. «Chacun invite l’autre, quand bien même il y a à manger chez lui », fait savoir Nanan Kouassi Haudy Marcel. Le samedi 05 octobre, jour de danse et de bénédiction, marque l’apothéose du ’’Djidja’’ dans la culture Abbey. A Ery-Makouguié 1 singulièrement, des représentants des quatre familles du village vont se produire à tour de rôle, devant ’’Nanan’’ et sa cour. Ce dernier, qui doit délivrer des bénédictions à tout le village pour mettre fin à la fête, aura quelques heures, pour parader dans les rues, paré d’une tenue blanche, sous un immense parapluie, tenu par des sujets. «Nanan, représentant le bonheur et la pureté, doit finir d’adresser ses bénédictions, avant que le jour ne cède la place à la nuit », révèle Abou Jean, le secrétaire du Nanan. L’absence d’une importante partie des cadres et fils d’Ery-Makouguié1 à la fête au village, n’est pas passée inaperçue. «Les préoccupations modernes et la religion mal assimilée amènent certains à tourner le dos au Djidja », regrette le secrétaire de l’octogénaire chef de terre. Rappelons que c’est le Nanan du village d’Ery-Makouguié 1 qui est autorisé à manger, en premier, l’igname des premières productions sorties du champ, avant que les Nanan des 103 autres villages Abbey n’en consomment. Pour le Djidja 2013, Nanan Ada Kouassi Haudy Marcel, a accompli ce rituel le lundi 08 juillet, à l’occasion de la cérémonie dénommée ’’Miripkô’’. Elle se tient très tôt au mois de juillet, afin que les autres villages puissent, à leur tour, la célébrer. Ery-Makouguié 1 est, depuis toujours, le premier village du département à ouvrir le cycle des sacrifices. «C’est la tradition qui l’exige», fait remarquer Ohochi MBesso Edi Louis, chef du village et président du Conseil supérieur des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, section Agboville.

Jean-Yves Boka
Région Agnéby-Tiassa

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