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Bettié réclame son pont, le bitumage de sa voirie et l’eau
Publié le lundi 21 octobre 2013  |  AIP




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Bettié, 21 oct (AIP) – En vue de sortir de son enclavement, la riche et paisible cité de Bettié (région de l’Indénié-Djuablin), l’une des grandes productrices d’hévéa, réclame auprès des autorités nationales, un pont sur la Comoé, le bitumage des voies y menant via Adzopé, Abengourou, Alépé, et le renforcement de la capacité des deux forages désuets desservant la ville, en vue de son approvisionnement régulier en eau potable.

Lors d’une sortie effectuée dans ce département, de vendredi à dimanche, sur l’initiative de la Mutuelle des agents du Conseil national de la presse (MUCONAP), les autorités administratives, politiques et coutumières, ainsi que les cadres et les populations interrogés ont unanimement demandé le pont, le bitumage des différents tronçons reliant les villes voisines à Bettié, et l’eau.

A ces demandes s’ajoute le déclassement des forêts classées, en vue de promouvoir la culture vivrière dans cette région, riche du fait des grandes plantations de cultures de rente mais qui souffre du manque de maraîchers, dont la production a été délaissée au profit de l’hévéa, notamment.

Le chef de village, Nanan Adé Pra Augustin, qui assure en outre depuis 2008 l’intérim du défunt précédent, véritable chef d’orchestre du lustre de Bettié, est amer, face à son impuissance devant cette situation.

Lui qui est qualifié de grand planteur -propriétaire de 255 ha d’hévéa, 120 ha de cacao, 60 ha de café et 30 ha de teck-, de grand bâtisseur, parce que possédant plus de 80 pour cent des bâtiments servant notamment à abriter les locaux des administrations publiques et logements des fonctionnaires, cet homme affectueusement appelé "le vieux" parce que rassembleur et tuteur des différentes communautés, Nanan Adé Pra, ne sait plus à quel Saint se vouer, après la promesse non tenue des précédents Présidents de la République, de lui donner "son" pont.

Le chef de village de Bettié, né vers 1925, qui a tant fait et continue de se dévouer à la cause des siens, habitants, autochtones, allogènes et allochtones, demande que l’Etat, aujourd’hui conduit par Alassane Ouattara, accorde une oreille attentive à ses sollicitations : pont, eau, bitumage de la voirie, déclassement des forêts protégées, en vue d’y produire de quoi nourrir la population.

Ces désirs sont ardemment repris par le préfet, Mme Akasson Bernadette, ainsi que ses collaborateurs, Kouadio G. André et Kouassi Missa, respectivement secrétaire général de préfecture et sous-préfet. Le maire, Tano Manizan Etienne le confirme, tout comme leurs administrés qui rêvent légitimement du désenclavement de cette belle cité, perdue au milieu de la forêt et située au bord du fleuve Comoé, mais qui manque paradoxalement d’eau courante.

Atteindre le département Bettié, situé à 160 km d’Abidjan (via adzopé) ou quelque 300 km, par Abengourou (chef-lieu de région distant de 95 km), est un véritable parcours du combattant. Et pourtant, cette ville située également à moins de 40 km du Ghana peut apporter beaucoup à la Côte d’Ivoire, en termes d’échanges économiques, sociaux et aussi culturels, car région d’origine du célèbre homme de culture Jean-Marie Adé Adiaffi, frère cadet de Nanan Adé Pra Augustin.
(AIP)
cmas

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