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Le Temps N° 3035 du 24/10/2013

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Impunité des Frci et Dozos : L’étau se resserre autour de Ouattara
Publié le jeudi 24 octobre 2013  |  Le Temps




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La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (Fidh) appelle les nouvelles autorités ivoiriennes à mener une lutte «plus engagée» et «plus cohérente» afin de juger les auteurs des crimes liés à la crise postélectorale. Dans un rapport présenté le mardi 22 octobre 2013 à Abidjan, la Fidh dresse un «constat critique» des avancées judiciaires menées dans le pays depuis la fin de cette crise. «Les avancées réalisées par la justice ivoirienne sont aujourd’hui insuffisantes pour entrevoir dans un avenir proche, un grand procès de la crise postélectorale dans des conditions acceptables», estime M. Patrick Baudoin, le président d’honneur de la Fidh, dont les propos ont été relayés par l’agence de presse chinoise, Xinhua. Il est également responsable d’un groupe d’action judiciaire qui s’est constitué partie civile pour défendre 75 victimes issues des deux camps de la crise postélectorale, pro-Gbagbo et pro-Ouattara. Une sortie qui ne fait pas l’affaire du camp Ouattara. A la lecture, la Fidh réclame des poursuites aussi dans le camp Ouattara resté jusque-là intouchable. Et pourtant, les Ivoiriens ont encore en mémoire les implications directes des hommes de Ouattara dans la crise qu’a connue la Côte d’Ivoire. De l’avènement de la rébellion en septembre 2002 à l’éclatement et à la fin de la crise postélectorale, les seigneurs de guerre aux ordres de Soro et plus tard, sous la conduite d’Alassane Ouattara avec la création des Frci qui ont fait parler d’eux. Tristement. Avec des crimes massifs à l’ouest. Il y a aussi les attaques meurtrières du fameux Commando invisible dans la commune d’Abobo. Au total, selon les statistiques onusiennes l’on a dénombré 3000 morts au terme des événements survenus après les élections de 2010.
Mais après la chute de Gbagbo, la justice internationale a choisi leur camp. En s’attaquant vertement aux proches et sympathisants du régime déchu. Ignorant les exactions des ex-rebelles rebaptisés Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), le 17 mars 2011. Ce que déplore la Fidh qui appelle à une justice équitable. En clair, la fin de l’impunité, de la loi des bandits à col blanc. «Les enquêtes et les procédures judiciaires doivent être considérablement rééquilibrées pour garantir à toutes les victimes le droit à la vérité, à la justice et à la réparation», indique Patrick Baudoin, se fondant inévitablement sur la traque des pro-Gbagbo. A ce jour, ce sont au moins 80 partisans du Président Laurent Gbagbo qui ont été inculpés et emprisonnés par la justice ivoirienne quand le fils de Mama est détenu à la Cpi, à La Haye alors qu’aucun partisan d’Alassane Ouattara n’est inquiété par la justice nationale et internationale. Alors que ce ne sont pas les crimes qui manquent dans le camp Ouattara. En tout état de cause, avec ce énième rapport, l’étau se resserre autour de Ouattara et ses hommes. Ils répondront à coup sûr de leurs actes devant l’histoire.
Toussaint N’Gotta

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