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Le Patriote N° 4178 du 26/10/2013

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Yamoussoukro : les travaux d’assainissement ont démarré
Publié le samedi 26 octobre 2013  |  Le Patriote




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Les travaux d’entretiens routiers, de foyers d’électricité, de traitement de station d’eau, de réhabilitation des pompes hydrauliques villageoises, ont démarré en trombe dans le District autonome de Yamoussoukro. Au total, selon le préfet de région, André Ekponon Assoumou, il s’agira de 802 km de routes, rues et voies à revêtir pour certaines et à ouvrir et ré-profiler pour d’autres. Mais avant, voici la présentation de cette ville historique qui va accueillir dès le 28 novembre prochain à 16h précises, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.
En effet, le département de Yamoussoukro, selon sa configuration actuelle, est limité au Nord, par le département de Tiébissou, au sud par celui de Toumodi, à l’Ouest par les départements de Sinfra et Bouaflé. Enfin, à l’Est par le département d’Attiégouakro. Ville existant par la volonté de son géniteur, Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire, N’Gokro, aujourd’hui devenu Yamoussoukro, a été érigée en chef-lieu de sous-préfecture en 1961, un an après l’indépendance du pays, par la loi no 61-04- du 02 janvier 1961. En 1985, elle a été érigée en chef-lieu de département (loi no 85-1086 du 17 octobre 1985,) avant d’être élevée au rang de chef-lieu de région administrative, le 16 décembre 1991. Le département qui reçoit le 28 novembre prochain, le président de la république pour une visite d’Etat comprend deux sous-préfectures. La sous-préfecture de Yamoussoukro et celle de Kossou, qui abrite l’un des barrages les plus importants du pays, le barrage de Kossou. Yamoussoukro compte en son sein, 45 villages dont 31 en sous-préfecture de Yamoussoukro et 14 à Kossou. Une seule commune, à savoir, la commune de Yamoussoukro, avec pour premier magistrat actuel, Gnrangbé Kouacou Kouadio Jean, élu pour la seconde fois aux municipales et régionales passées. Ce département s’étend sur une superficie de 1.057 km2 avec une population estimée à 219.710 habitants dont 82,4% d’Ivoiriens et 17% de non Ivoiriens.
Peu arrosé, le département de Yamoussoukro enregistre en moyenne 1.022,2 mm d’eau pour 71 jours de pluie par an. C’est une zone de plateau de basse altitude parcourue par un réseau hydrographique constitué par le fleuve Bandama et son affluent, le Bandama rouge, qui travers les sous-préfectures de Kossou et Yamoussoukro. A propos de la végétation, Yamoussoukro et ses sous-préfectures, offre une végétation de transition en la forêt et la savane. Cette végétation s’apparente à une savane forestière, constituée de prairies à hautes herbes, piquetées de palmiers et de rôniers. Le département offre également une végétation abondante et verdoyante surtout en saison des pluies. Mais qui, cependant, ce dégrade rapidement en saison sèche sous l’effet des feux de brousse et des défrichements anarchiques.
L’économie se repose sur l’agriculture et l’élevage
L’histoire du peuplement de Yamoussoukro remonte au XVIII ème siècle, avec l’immigration des premiers Akan. Plus exactement entre 1730 et 1810, les premiers Baoulé venant du Ghana, ont fondé des agglomérations autour du fleuve N’Zi et du Bandama. Puis entre 1810 et 1860, l’extension s’est poursuivie avec la création des campements et villages. C’est à la faveur de la colonisation, que des regroupements s’est opéré pour former les villages actuels. Mais la population de Yamoussoukro est essentiellement d’ethnie Baoulé, constituée du grand groupe « Akouè » où est issu le père fondateur de cette ville, Félix Houphouët-Boigny, qui a bâti son palais à N’Gokro, devenu Yamoussoukro. A ce groupe ethnique s’ajoute aujourd’hui, de fortes colonies d’allogènes ivoiriens, de ressortissants des pays membres de la CEDEAO, et ceux non membres de cette communauté économique de l’Afrique de l’Ouest.
L’agriculture de Yamoussoukro est essentiellement, le café 100T et le cacao, 4.000T grâce à Félix Houphouët-Boigny, premier syndicaliste agricole africain, qui a produit la plantation de Toumbokro, contenant le café et le cacao. C’est cette plantation qui, aujourd’hui, a été rétrocédée à l’Etat et gérée par le District autonome, avec pour gouverneur, le petit neveu d’Houphouët, Dr Thiam Augustin. Après ces cultures pérennes, on y cultive le maïs (556,25 ha) le manioc 2630 ha, l’igname 3894,25 ha, l’arachide 173,25 ha et la banane plantain 14 ha. En suite on y fait l’élevage porcin, la volaille, poulet de chair, des pondeuses et la filière bovine dont 77 exploitants identifiés. Aussi de petits ruminants (ovins et caprins) et on fait l’élevage de l’aulacodiculture.
Ville aux grandes artères arborées et verdoyantes, Yamoussoukro érigée en capitale politique ivoirienne par la volonté du premier président de la république, et surtout avec l’accord de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire en 1983, va connaître sous le régime Ouattara, une visite d’Etat. A l’occasion de cette visite d’Etat, les travaux d’entretien routiers au niveau de la ville que dans les villages ont démarré en pompe. Au total, c’est un peu plus de 802 km de routes qui vont connaître pour certaines, au niveau de la ville, des revêtements et pour d’autres, le ré-profilage et l’ouverture. Au quartier Dioulabopugou, qui regorge les infrastructures les plus prestigieuses (la Basilique Notre Dame de la paix, la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, l’hôtel président, le président Golf Club) qui est chantier. Dans ce quartier plus dizaines de rues seront ouvertes et certaines ont commencé à être revêtues. Par l’exemple, le boulevard de la paix qui passe en face de la grande mosquée de la paix pour atteindre la Fondation et le pont Bédié. Une autre rue importante qui part de la mosquée au carrefour de Sinfra, est actuellement entrain d’être réhabilitée. Dans les villages, selon le préfet André Ekponon, les travaux d’entretien routiers et surtout des localités à visiter sont déjà terminés. Un grand nombre de villages connaissent actuellement la réhabilitation des pompes hydrauliques villageoises (Mahounou-Akouè, Téhini, Subiakro, Angossè.) La voie qui relie Attiégouakro et Yamoussoukro est entrain d’être bitumée.
Au niveau de l’électrification, Yamoussoukro, il faut dire que cette ville est d’abord la mieux éclairée de toutes les villes de Côte d’Ivoire. Mais avec la visite d’Etat, ce sont 19.963 foyers qui seront entretenus. Déjà du 09 au 12 octobre, selon Sékongo Ibrahim, chef de service à la Cie, les travaux d’extension et de renforcement des entreprises ont été installées et travaillent 24h/ sur 24h. La réhabilitation de l’éclairage public des cités, 50, 100, 33, 39, et 80 logements sont déjà terminée. Suivi de celle de 21 postes vandalisés derrière l’hôtel président, le renforcement du réseau HTA au quartier dioulakro, l’extension à Morofê Est, Nanan et kokrénou sont terminés. En tout cas, en attendant le 28 novembre, tous les travaux du PPU qui doivent précédés la visite du chef de l’Etat, à en croire le préfet de région, seront terminés. D’autres vont continuer après la visite.

Jacquelin Mintoh

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