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Nord-Sud N° 2497 du 29/10/2013

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Lt. Traoré Amara, Cdt Frci à Agboville : “Nous allons déloger les assaillants…”
Publié le mardi 29 octobre 2013  |  Nord-Sud




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Le lt. Traoré Amara, commandant de la Force d’intervention rapide (Fir 9) basée à Agboville explique l’attaque de Laoguié, dans la nuit de vendredi à samedi. Il se dit prêt à démanteler les réseaux de miliciens et de mercenaires.


Avez-vous pu identifier ceux qui ont attaqué le corridor de Laoguié ?
On les a identifiés à distance. Ils étaient habillés en noir. Ils portaient des cagoules. Malheureusement, ils ont pris la fuite avant l’arrivée des renforts. Ils sont rentrés dans la forêt. En plus de la forêt, il y a un champ d’hévéa de 200 hectares appartenant à l’ex-directeur de la Sotra.

Avez-vous arrêté des suspects ?
Nous avons arrêté des suspects lors du ratissage. Nous avons mis la main sur treize personnes qui ont été transférées à l’état-major à Abidjan.

Dans quelles circonstances les avez-vous arrêtées ?
Parmi les treize personnes, il y a deux dames. Selon nos sources de renseignements, elles hébergeaient ces individus en question. Elles les ont aidés à s’échapper. Nous les avions déjà localisées avant l’arrivée des renforts. Ces dames ont alerté ces individus pour qu’ils puissent s’échapper. Nous avons donc interpellé ces deux femmes qui jouaient le rôle d’indics. Les 11 autres personnes communiquaient comme si elles donnaient des informations à ceux qui ont mené l’attaque. Tout cela s’est passé dans le périmètre où l’action a eu lieu. Ils ont été tous arrêtés parce qu’ils s’apprêtent à quitter la zone. On les a transférés dans notre caserne avant de les évacuer à l’état-major pour plus de vérifications.

Quelle est la situation sur le terrain ?
Rien à signaler. Nos hommes maîtrisent le terrain et veillent au grain. Nous avons doublé nos équipes sur le terrain. Le cdt Jah Gao nous a fait venir des éléments du camp commando d’Abo­bo pour renforcer notre capacité de frappe. Nous avons pris plus de dispositions pour que cela ne se répète plus.

Cet incident arrive après une première attaque lors de laquelle vous avez perdu un élément. Qu’est- ce qui explique tout cela ?
Nous nous apprêtons à rentrer dans la nouvelle année. Ils ont planifié beaucoup d’actions pour cette fin d’année. C’est la première explication que nous pouvons donner. La deuxième, c’est l’arrivée du président de l’Assemblée nationale dans l’Agnébi. Ils veulent tout simplement empêcher la tournée ; ils s’attaquent à nos forces pour distraire et faire peur à la population.

Aviez-vous des informations avant ces attaques ?
Nous avons des renseignements, tous les jours, d’attaques venant de la forêt. En l’absence de preuves, nous ne pouvions arrêter ces personnes. Nous sommes obligés de suivre cela de près. C’est difficile puisque la population refuse de collaborer. Ces bandits armés qui nous attaquent sont couverts par les villageois. Ils sont même soutenus par des chefs de village. Cela est donc difficile pour nous. Nous redoublons de vigilance. Il faut multiplier les patrouilles. Mettre plus d’éléments sur le terrain pour éviter tous ces incidents.

Avez-vous communiquez avec les cadres, les autorités religieuses et les chefs de village pour qu’ils parlent à leurs enfants ?
Bien sûr, nous avons eu plusieurs rencontres avec eux. Nous essayons de faire passer le message pour qu’ils sensibilisent les jeunes gens. Et d’expliquer aux jeunes de tourner le dos aux armes et de collaborer avec les responsables militaires de la ville. Nous leur demandons de nous alerter s’ils constatent des suspects dans leur village, mais ce n’est pas le cas. Au contraire, ils hébergent les gens dans les campements et dans la forêt. Quand nous faisons des investigations pour mettre certains suspects aux arrêts, ils alertent l’Onuci et nos supérieurs qui sont à Abidjan. Ils vont jusqu’à dire qu’on les terrorise. C’est difficile pour nous.

Est-ce que ces actions sont de nature à atténuer votre ardeur ?
Non. Nous sommes des militaires. Nous sommes préparés à faire face à ce genre d’actions. Psychologiquement, nous sommes prêts. Nous sommes-là pour sécuriser la population et l’Etat. Nous n’entendons pas rester les bras croisés. Nous allons maîtriser la zone jusqu’à ce que le Président Alassane Ouattara achève son mandat.

Est-ce que certains jeunes acceptent de collaborer ?
Je vous dis que l’Agnébi est difficile. Certains en ont envie mais ont peur d’être bannis par leurs parents. Ils seraient mal vus parce qu’ils auraient donné des informations aux militaires.

Quelles sont les mesures que vous avez prises pour les rassurer ?
Nous faisons l’effort de rester dans l’anonymat avec eux. On essaie de les protéger afin que personne ne sache qu’ils nous ont donné des informations. Avant les attaques de Rimagoudjé et de Laoguié, nous avons reçu des informations sur des mouvements qui se préparaient dans les environs de Rubino. Avant de remonter l’information à nos supérieurs, il nous fallait mener nos investigations pour plus de détails.

Pouvez-vous nous parler de cette fameuse forêt où s’entraînent les présumés miliciens et mercenaires ?
Cette forêt est située sur la route de Rubino. Et à l’intérieur, il y a une plantation d’hévéa de l’ancien Dg de la Sotra qui fait plus de 200 hectares. Nous nous sommes rendus dans cette plantation après plusieurs enquêtes. Les ouvriers nous disent que chaque nuit ils entendent des tirs d’armes lourdes à l’intérieur de la forêt. Pour l’instant, c’est difficile pour nous d’avoir accès à cette forêt. Dès que les habitants des différents campements aperçoivent des militaires en grand nombre, ils prennent la fuite pour se réfugier dans la forêt. Ils appellent ensuite leurs parents pour dire qu’ils sont terrorisés. Il y a beaucoup d’obstacles. Nous sommes en train de pren­dre des dispositions afin de contourner tous ces obstacles. Il faut qu’il y ait la stabilité dans la ville d’Agboville. Ceux qui mènent ces actions sortent de la forêt pour attaquer nos corridors.

Comment pouvez-vous rassurer la population de cette zone ?
Nous tenons à dire à la population qu’elle peut dormir tranquille. Le détachement de la Force d’intervention rapide (Fir 9) basé à Agboville est déterminé à démanteler ce réseau de malfaiteurs. Nous allons tout faire pour ramener la stabilité dans la zone. Nous allons passer par tous les moyens pour localiser ces gens et les déloger de cette forêt.


Interview réalisée par Bahi K.

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