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Côte d’Ivoire: plusieurs années après la guerre, les explosifs abandonnés continuent de faire des victimes
Publié le vendredi 15 novembre 2013  |  Xinhua




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ABIDJAN - Plusieurs années après la crise-militaro-politique qui a frappé la Côte d’Ivoire, les engins explosifs abandonnés ou dissimulés continuent de faire des victimes.

Des déflagrations de munitions sont intervenues à intervalles irréguliers dans des endroits parfois insoupçonnés, faisant des morts et des blessés.

Jeudi, trois enfants ont été blessés à Boundiali (nord) alors qu’ils jouaient avec un objet qui n’était autre qu’une grenade. Plusieurs mois auparavant, trois personnes avaient trouvé la mort et trois autres blessées dans l’explosion d’un engin dans un quartier populaire de Grand-Lahou, à une centaine de km à l’ouest d’Abidjan.

La nature de l’engin n’avait pas été formellement identifiée, certains évoquant une roquette, d’autres une grenade ou un engin non explosé. Une enquête avait été diligentée pour déterminer les causes de l’explosion.

Dans le courant du mois de février, l’explosion d’une grenade avait fait des blessés à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne.

Une grenade offensive avait explosé aux mains d’un groupe d’ enfants blessant grièvement six d’entre eux.

Les enfants avaient ramassé la grenade lors d’une promenade dans un quartier voisin.De retour à la maison, c’est en cherchant à ouvrir "la boule" qu’ils ont ramenée que celle-ci a éclaté.

Dans le quartier de Koumassi (sud d’Abidjan), quasiment à la même période, le corps d’un enfant avait été déchiqueté par l’ explosion d’un engin qui a également fait une dizaine de blessés.

A plusieurs occasions, des observateurs ont fait que le constat que le plus grand nombre de victimes (décédés, blessés, mutilés) est enregistré parmi les enfants.

Pour ceux-ci, les enfants constituent une couche beaucoup plus vulnérable et exposée aux risques.

"Comme nous les avons tous, les enfants sont naïfs. Ils ne manipulent pas les objets étranges avec précaution. Bien au contraire il suffit qu’un objet paraisse beau et sorte de l’ ordinaire pour qu’ils le prennent pour un jouet", avait expliqué Valentine Sahi, responsable d’une ONG de protection de la petite enfance.

Celle-ci a par ailleurs expliqué que ce phénomène n’était pas seulement lié à la crise post-électorale de 2010 et 2011.

Des crises antérieures ont aussi leur lot de d’incidents concernant les explosifs abandonnés, notamment la crise militaro- politique de 2002 qui avait mis aux prises l’ex-rebellion armée aux ex-forces de sécurité loyalistes.

Le 1er janvier 2008, soit six ans après le déclenchement de cette belligérance, 14 enfants des 30 élèves coraniques d’une mosquée de Bondoukou (nord-est) avaient été victime d’une grenade qui avait explosé sous le préau, qui leur servait de lieu d’études.

L’engin explosif avait fait au moins sept morts et sept blessés parmi les gamins.

D’une crise à une autre, les engins explosifs ont ainsi fait des victimes.

Plusieurs organisations qui ont trouvé la situation est extrêmement préoccupante ont sonné l’alarme en vue de minimiser les risques et réduire les accidents liés à ces types d’explosions.

Pour limiter ces effets collatéraux de la guerre, des organisations telles que l’Opération des Nations-Unies en Côte d’ Ivoire (ONUCI), l’UNICEF et des ONG locales ont une campagne de sensibilisation.

Des bandes dessinées et des pictogrammes ont été distribués dans plusieurs localités, des bâches informatives ont été dépliées dans des écoles, appuyées par des projections d’images montrant les conséquences de l’imprudence des enfants vis-à-vis des objets insolites.

Après la belligérance, les autorités ivoiriennes ont pris l’ initiative de désamorcer les engins explosifs sur tout le territoire ivoirien, avec l’appui des partenaires tels que l’ONUCI et la force française Licorne.

Des équipes de déminage se sont mise ainsi an action pour dépolluer les rues et les infrastructures des résidus de munitions, bombes et mines disséminés durant la période du conflit armé.

Pour leur part, les forces de sécurité ivoiriennes notamment la gendarmerie ont dirigé des opérations de destruction d’engins explosifs au centre et à l’ouest d’Abidjan.

Le commandant supérieur de la gendarmerie nationale le général Gervais Kouassi avait ainsi exhorté la population à collaborer en informant de la présence d’un engin suspect ou dangereux.

De l’avis des experts, beaucoup a été fait par les autorités ivoiriennes et leurs partenaires, mais des explosifs restent encore dissimulés et il appartient à la population d’observer la prudence et surtout de collaborer avec les forces de sécurité.

"La dépollution des engins est un processus lent. L’histoire a montré que dans des pays ayant connu la guerre tels que l’Irak, les mines et explosifs abandonnés ou dissimulés continuent de faire des victimes notamment parmi les enfants, de nombreuse années après", a soutenu un officier.

La Côte d’Ivoire retrouve la normalité de manière progressive après les conflits militaro-politiques avec en prime la prise post- électorale qui a fait au moins 3.000 morts et un million de déplacés.

Ces conflits ont eu plusieurs effets collatéraux dont les conséquences entraînées par les engins explosifs.

Pour la mission onusienne qui s’est engagée aux côtés de la Côte d’Ivoire dans le désamorçage des explosifs de guerre, il s’ agit de contribuer au retour d’une vie normale après la parenthèse de la crise.

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