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Le Patriote N° 4243 du 18/1/2014

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Projection de film à abengourou : Un plaidoyer fort contre l’excision
Publié le samedi 18 janvier 2014  |  Le Patriote




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A l’initiative de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire, en partenariat avec l’association Ciné Connexion, l’amphithéâtre de l’alliance franco-ivoirienne d’Abengourou abrité récemment une projection de films suivie de débats. Pour l’occasion «L’appel de Diégoune», un film de Marc Delcosse et Eric Dagostino, sur l’excision, était à l’affiche. Face aux élus, enseignants, adultes et élèves venus en grand nombre, Kevin Coulibaly, secrétaire général de Ciné Connexion, a rappelé les objectifs de sa structure, avant d’insister sur l’efficacité de l’image dans la sensibilisation sur les droits humains. «Nous avons décidé de montrer tout ce qui est inédit, tout ce qui est tabou pour plus de respect des droits humains. Il existe des ministères chargés des droits de l’homme, mais, c’est trop de discours. Nous optons pour le cinéma qui est plus captivant, plus efficace», a-t-il indiqué avant d’inviter au respect des droits des enfants. Evoquant le thème de la rencontre, Kévin Coulibaly et Hamitraoré, écrivain et auteur du livre « Le couteau brûlant », ont longuement dénoncé cette pratique qui apparaît comme une atteinte aux droits des enfants au regard des ravages et des traumatismes causés par la pratique sur les victimes. « Nous savons que les habitudes changent difficilement, mais est-ce que nos enfants, nos sœurs n’ont pas le droit d’avoir tous les organes au complet ? »se sont-ils interrogés. La projection du film documentaire et la lecture de plusieurs séquences du roman par la Directrice de l’alliance, Mme Renaut Claire aura permis au public d’appréhender encore plus avant le problème, qui, au-delà de la douleur et des traumatismes, pose des questions d’ordre moral. Le film dont les personnages, victimes directes ou collatérales de la pratique sont unanimes pour désapprouver l’excision faussement présentée comme un pendant de la religion. Les témoignages d’une Khady, rendue frigide suite à l’excision en est une illustration. Que dire de la fille de Fatou, décédée suite à la même cause. Et Hamitraoré qui met en doute l’efficacité de la loi de 1998, de s’interroger : « Est-ce que cette pratique apporte quelque chose à la femme. Nous n’allons pas doubler la douleur de l’accouchement. Il faut une réponse communautaire. Chacun doit s’engager», a-t-elle plaidé. Armand Déa, correspondant

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